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Les perturbateurs endocriniens sont-ils si dangereux ? 

perturbateurs endocriniens - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN

Les perturbateurs endocriniens sont-ils si dangereux ? 

Régulièrement, magazines, émissions de radio, de télévision et certains blogs sèment le discrédit sur les perturbateurs endocriniens suscitant un phénomène de peur. Qu’en est-il réellement ? 

« Des traces de dizaines de perturbateurs endocriniens dans les cheveux d’enfants de 10 à 15 ans », « Les risques que vous prenez en vous maquillant », « Quand ma crème me donne le cancer » … Autant de titres qui font froid dans le dos et pointent du doigt les cosmétiques de façon catégorique. Pourtant, le problème des perturbateurs endocriniens est plus subtil et nettement plus complexe.

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Selon la définition de l’OMS reprise par la Commission Européenne : ”Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant des effets néfastes sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou (sous-)populations.”

Ce sont des molécules étrangères à l’organisme, d’origine synthétique (produits issus de l’industrie chimique) ou naturelle (hormones et phyto oestrogène).

Quels sont leurs effets ?

Omniprésents dans la vie quotidienne, ils agissent en imitant et en modifiant le métabolisme des hormones naturelles. Les organismes peuvent ainsi être exposés par de multiples voies (ingestion, inhalation, contact cutané) à des doses infimes de plusieurs composés, dont les effets variés pourraient se combiner. Les perturbateurs endocriniens (PE) sont suspectés d’induire des pathologies telles que l’obésité, le diabète ou l’autisme, des troubles de la fertilité (possiblement sur plusieurs générations) telles que la détérioration de la qualité du sperme chez les garçons ou à l’inverse une puberté précoce chez les filles, ou encore des cancers hormono-dépendants (sein, utérus, prostate, testicules). On retrouverait des perturbateurs endocriniens dans les pesticides, mais aussi dans les produits ménagers, les meubles, les vêtements et les cosmétiques.

L’effet dose et l’effet cocktail

Traditionnellement, les effets nocifs des substances chimiques sont décrits dans les études de toxicologie comme proportionnels à la dose testée. 

Pas d’effet dose habituel

Normalement, une faible dose ne produit pas d’effet, une dose moyenne provoque de faibles effets toxiques et une dose élevée induit des effets plus prononcés ou plus dangereux. Dans le cas des PE, des toxicologues ont remarqué que certaines de ces substances chimiques peuvent avoir des effets plus importants (voire opposés) à faible dose, que ceux observés à fortes doses.

Mais un effet cocktail

Selon l’OMS, l’homme est exposé quotidiennement à un grand nombre de perturbateurs endocriniens différents, issus de différents produits : packagings de l’alimentation, bouteilles en plastique, produits d’entretien, peintures, lingettes pour bébés, produits cosmétiques. Si chacun d’entre eux peut présenter des effets néfastes pour l’organisme, c’est surtout l’effet cocktail lié à leurs interactions qui inquiète les scientifiques. Et c’est le mélange de ces molécules dans l’organisme qui a des effets encore inconnus.

Beaucoup de suspects, mais aucun avéré coupable

Dans les cosmétiques, la liste des perturbateurs endocriniens supposés varie. Aucune base de données n’est vraiment fiable. 

Les fameux suspects

Si l’on veut être exhaustif, voici la liste des PE :

  • Des filtres solaires chimiques : avobenzone, ethylhexyl methoxycinnamate, benzophénone-1 et -3, oxybenzone, octocrylène, octinoxate, 4-methylbenzylidene camphor (4-MBC)
  • Des antioxydants : BHA ET BHT
  • Des silicones volatiles : cyclopentasiloxane, d’autres ayant déjà été interdits
  • Des conservateurs : butylparaben, propylparaben, methylparaben et ethylparaben (5 parabènes ont été interdits par le règlement n°1004/2014.)
  • Mais aussi : l’acide salicylique, le diethyl phtalate, l’EDTA, les PEG, le Resorcinol des colorations capillaires, les sels d’aluminium des déodorants, le triclosan antibactérien (très peu présent depuis quelques années)

Des études souvent contradictoires

Le problème est que les scientifiques eux-mêmes ne parviennent pas à se mettre d’accord sur ces substances. Pour chacune, on trouve autant d’études qui les dédouanent que d’autres qui les accusent. Et au final, aucune étude ne prouve, ni n’affirme de façon claire les dangers de ces molécules. 

Une Réglementation Cosmétique en constante évolution

Le règlement REACH et les PE

En France, les cosmétiques sont régis par la Réglementation européenne (Règlement (CE) N° 1223/2009 du Conseil européen et du Parlement en date du 30 novembre 2009). Mais celui-ci ne prévoit pas de dispositions spécifiques sur les PE. C’est le règlement REACH (Registrement, Évaluation et Autorisation des produits Chimiques en anglais) qui gère les préoccupations environnementales liées aux substances chimiques contenues dans les cosmétiques. 

Les perturbateurs endocriniens sont encadrés dans le règlement REACH par l’article 57 : les substances présentant des propriétés de perturbateurs endocriniens peuvent être identifiées comme SVHC (substances extrêmement préoccupantes) au même titre que d’autres catégories de substances chimiques dangereuses sont classées CMR (cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques) ou PBT (persistants, bioaccumulables et toxiques). Une substance classée SVHC ne peut plus être produite ou utilisée dans l’UE. Les perturbateurs endocriniens peuvent aussi être interdits dans certains usages, il s’agit de “restrictions.” 

Un Comité d’experts européens

Union-europeenne WE ARE CLEAN CLEAN BEAUTY

Chaque utilisation de substances est précédée d’une évaluation complète des risques. Cette évaluation est réalisée par un comité indépendant : le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC). Il est composé de 17 membres indépendants, venant d’instances nationales de santé et de sécurité, de différentes nationalités (essentiellement des experts en chimie et toxicologie), sans aucun lien avec les industriels. Il peut se saisir seul s’il suspecte une substance ou le faire si un État membre le lui demande.
Le CSSC émet ainsi des avis sur les risques pour la sécurité et la santé dus à l’utilisation des produits de consommation non-alimentaires, comme c’est le cas pour les produits cosmétiques.

Des études en cours 

Régulièrement, le CSSC est saisi par la Commission européenne pour de nouvelles évaluations de substances potentiellement nocives et particulièrement suspectées de perturbations endocriniennes. 

Depuis 2019, une liste de 28 perturbateurs endocriniens potentiels a été établie pour les cosmétiques. Sont en cours d’évaluation de façon prioritaire : acide kojique, Benzophenone 1 et 3, Benzyl Salicylate, BHT, Genistein, Homosalate, Octocrylène, Propylparabène, Résorcinol, Triclosan, 4-Methylbenzylidene camphor (4-MBC).
Le 15 février 2021, y ont été ajoutés 10 substances, incluant deux parabènes (butylparaben et methylparaben), cinq filtres UV (dont benzophénone 1, octocrylène et octinoxate), le BHA et l’acide salicylique. 
Les opinions sont attendues dans les mois ou l’année à venir.

Au final, le problème des perturbateurs endocriniens est surtout celui du principe de précaution. Rien n’est pour l’instant véritablement et scientifiquement prouvé. Alors s’ils ne sont pas absolument nécessaires (la question se pose notamment pour les filtres solaires), doit-on utiliser les perturbateurs endocriniens et accepter les risques qu’ils représentent ? En attendant, on peut scanner la composition des produits avec des applis qui signalent leur présence et se tourner vers des formules plus simples et plus clean.