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L’Upcycling, l’art du recyclage végétal

Upcycling - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

L’Upcycling, l’art du recyclage végétal

Upcycling, sous cet anglicisme se niche une idée à la fois écologique et économique : utiliser comme matière première des ingrédients et matières voués à devenir des déchets.

L’upcycling, c’est quoi ?

L’upcycling, c’est le « recyclage par le haut » (up = vers le haut). Au lieu de dégrader un produit utilisé (ex : un vêtement est recyclé en le réduisant en chiffons, en combustible ou en une nouvelle matière), on le recycle noblement. Dans l’univers de la Mode, l’upcycling consiste à créer des vêtements soit à partir de vêtements usagés que l’on retaille et réassemble, soit à partir de chutes de tissu non exploitées. 

L’upcycling, c’est penser d’emblée un produit en termes de circularité : on ne crée plus un produit pour l’utiliser puis le jeter, on le crée pour l’utiliser puis le réutiliser pour un tout autre usage. Ou encore utiliser la matière issue de sa production pour créer un autre produit.
En effet l’upcycling recouvre deux acceptions : soit une transformation post-usage, soit l’utilisation des résidus de production. 

En beauté, l’idée existe depuis longtemps : utiliser les déchets ou « coproduits » ou biomasses d’autres industries – essentiellement alimentaires – pour en faire des actifs de choix. Et avec raison, car ces produits dérivés contiennent généralement des molécules hyper intéressantes. 

Un approvisionnement bouleversé par la pandémie

Comme le révèle une étude publiée par Ecovia Intelligence, la crise pandémique a secoué les chaînes d’approvisionnement de l’industrie cosmétique, conduisant à :

  • Une réflexion sur les matières premières utilisées
  • Une recherche d’approvisionnements locaux et régionaux
  • Un développement de l’économie circulaire

Dans ce cadre, les déchets de l’industrie agro-alimentaire locale semblent être des matières premières naturelles de choix. 

Bonne nouvelle : non seulement elles sont facilement accessibles, mais en plus elles correspondent totalement à la demande des consommateurs, en quête de naturalité, de traçabilité, d’écoresponsabilité, de « localisme » et de circularité. Enfin, elles mettent en valeur un terroir, une culture et permettent à des agriculteurs, maraîchers ou producteurs de valoriser une autre partie de leur marchandise. Sans compter que ces matières premières ne coûtent souvent pas très cher !

Pourquoi les végétaux sont-ils de super candidats à l’upcycling ?

Les mesures liées à la pandémie COVID 19 ont affecté la récolte, la transformation et le transport des extraits de plantes, avec des pénuries, des délais allongés en raison des quarantaines portuaires et des coûts qui ont augmenté. 

Parallèlement, il se trouve que tous les végétaux développent des stratégies pour s’adapter à leur milieu et se protéger des intempéries, agressions, etc.

Pour ce faire, ils produisent de multiples molécules : les plus intéressantes sont les antioxydants : vitamines (A, C, E), caroténoïdes, polyphénols, anthocyanes, flavonoïdes, etc… Tous les fruits et légumes en contiennent.
De plus, c’est souvent dans leur enveloppe (coque, peau, son), qui est leur protection, que ces molécules sont les plus concentrées. Ainsi que dans les tiges et les pépins. Et là encore, bonne nouvelle, ce sont les parties que l’alimentaire n’utilise pas. Donc, de super candidats à l’upcycling. D’ailleurs, beaucoup de marques cosmétiques à base d’un ingrédient phare végétal ont été créées à l’origine par une famille ou un groupe industriel, ayant pour activité principale le produit phare et cherchant un débouché lucratif pour ses dérivés. 
Les pionniers dans le secteur du soin :

Le raisin des vignes françaises

marc de raisin - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Chaque année la production mondiale de vin laisse de côté 13 millions de tonnes de marc de raisin (résidus secs constitués des pépins, peau et rafles). Or, la vigne recèle une quantité phénoménale d’antioxydants, que l’on retrouve évidemment dans le vin – rouge notamment – mais aussi dans ces coproduits : polyphénol dans les pépins, resvératrol des sarments, viniférine antitaches de la sève. Et le marc de raisin, lyophilisé et broyé, peut aussi devenir un exfoliant aux propriétés antioxydantes.

Le chêne bourguignon

Le chêne bourguignon - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Deux extraits de chêne brevetés – le Concentré Quercus Petraea anti-âge et la Pétrasève hydratante – sont tirés des copeaux de chênes de la forêt des Bertranges et exploités en cosmétiques par le groupe Charlois, implanté dans la Nièvre, fabricant de tonneaux pour les grands crus bourguignons et champenois voisins, à travers la marque La Chênaie.

 Le pin des Landes

Le pin des Landes - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Les OPC (Oligo-ProanthoCyanidine) tirés de l’écorce de pin sont un puissant antioxydant, dont l’action protectrice est supérieure à celle de la vitamine C, mais aussi un protecteur du collagène, donc un excellent anti-âge. On le trouve aussi sous le nom de Pycnogénol, qui est en fait une marque déposée par un laboratoire allemand sur un extrait de pin maritime français. Le pin recèle aussi la colophane des cires, des terpènes dont on tire des notes en parfumerie. Quant à l’huile issue des graines de pin, elle est riche en acides gras essentiels, en polyphénols et phytostérols (Océopin).

Les fruits « moches » méditerranéens

fruits «-moches-» méditerranéens - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Vous vous souvenez de la publicité pour les « fruits moches », eux aussi consommables ? Bien avant cette promotion humoristique, une petite marque marseillaise avait eu l’idée dès 2008 de reconvertir ces végétaux délaissés en cosmétiques bio, en les récoltant auprès de maraîchers locaux.

Les pommes à cidre normandes et bretonnes

On peut tirer des marcs de pomme et des feuilles de pommiers, résidus post-pressage, pour obtenir le jus à cidre fait de composés phénoliques aux nombreuses propriétés (antioxydante, anti-inflammatoire, antivirale…). L’acide α-hydroxylé de pommes (acide malique) fait partie des acides de fruits les plus utilisés en cosmétique pour affiner le grain de peau. Enfin, la pectine du marc de pommes est utilisée comme texturant pour les crèmes et baumes et épaississant/stabilisant pour les lotions corporelles, shampoings etc. 

Le marc des cafés parisiens et danois

Les cafés jettent des tonnes de marc de café chaque année. Une marque parisienne récupère celui des cafés autour de chez elle pour en faire un exfoliant riche en caféine amincissante. Une marque danoise a fait de même et en tire aussi une huile de café aux propriétés anti-âge et cicatrisante.

Pour répondre à cette tendance d’upcycling, de nombreux fabricants d’ingrédients naturels développent des ingrédients cosmétiques à partir de résidus de culture, que ce soit à partir d’avocats (Expanscience), de graines de myrtilles, vétiver ou de marc café (Givaudan) ou encore d’écorces d’arbres (BioForeXtra).

En parfum aussi

Les maisons de composition de parfum ont également commencé à se pencher sur la circularité et à chercher de nouveaux ingrédients pour concevoir des parfums upcyclés. Ils peuvent provenir soit d’un process de création d’ingrédients de parfum en interne, soit de déchets externes comme des résidus agricoles qui seraient sinon devenus du compost.
Ainsi par exemple, après la distillation des fleurs, les pétales de rose de Turquie contiennent encore des molécules odorantes. Ces molécules sont récupérées pour créer une réinterprétation de l’odeur de la rose, avec des facettes nouvelles d’abricot, tabac et épice (Rose Ultimate™ par LMR Naturals by IFF mais aussi Rose NeoAbsolute™ Colourless Orpur® chez Givaudan).
Pour ce qui est de l’upcycling de déchets non liés à la parfumerie, un ingrédient aux notes boisées, fumées et vanille (Oakwood co2 Lmr Naturals by IFF) provient de copeaux de bois de chêne non utilisés d’un fabricant de tonneaux basé à Cognac. 

Autres exemples : la maison Givaudan, qui tire un composant (Apple Oil Orpur®) à partir du marc de jus de pomme et la maison Firmenich, qui a mis en place un programme de création de matières parfumées par upcycling depuis 2020.

Il existe même un projet – AgriWasteValue - soutenu par le programme Interreg North West Europe, en partenariat avec AgroParisTech, la Cosmetic Valley française et des fournisseurs et industriels, pour transformer les résidus agricoles en composés bioactifs utilisables dans les secteurs cosmétique et nutraceutique. 

Désormais, grâce à l’upcycling, les déchets deviennent des matières premières cosmétiques nobles, valorisables et valorisées. 

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