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Les droits de la nature, c’est quoi ?

Les droits de la nature - WE ARE CLEAN - CLEAN PLANET

Les droits de la nature, c’est quoi ?

Des droits et des devoirs, adultes ou enfants, nous en avons toutes et tous. Les animaux aussi ont des droits ! Mais la nature ? Cette nature, que l’on pille et qui ne peut pas se défendre, est au cœur du combat des écologistes pour lui offrir des droits et un règlement pour la protéger. A la découverte des droits de la nature !

Droits de la nature, kezako ?

Il s’agit d’un concept pour reconnaitre des droits à des entités naturelles, leur donner un statut et leur offrir ainsi la possibilité de voir leurs intérêts défendus en justice. Ces droits pourront protéger le vivant, les écosystèmes, ou encore une rivière, un glacier. Les ressources naturelles seront alors reconnues et dotées de droits spécifiques. Il existait un droit de l’environnement dans lequel la nature était une possession de l’homme. L’idée aujourd’hui est de considérer les divers systèmes nécessaires à la vie (biodiversité, climat, eau douce) par rapport à leur lien avec la société humaine. Un champ juridique nouveau émerge dans lequel la nature et ses composantes pourront revendiquer le droit à exister, se développer et évoluer, avec la notion de crime « écocide » si nécessaire via des recours juridiques.

Quel est le principe de ces droits ?

Thomas Berry - WE ARE CLEAN - CLEAN PLANET

Les Droits de la Nature, ou Droits de la Terre, s’inspirent de la Jurisprudence de la Terre, imaginée par Thomas Berry. Cette philosophie s’oppose à la vision biocentrique qui considère la nature comme la propriété de l’Homme. Les Droits de la Nature envisagent le monde comme les peuples autochtones : un Tout vivant dont chaque composante est interdépendante des autres. Une évidence que les sociétés modernes ont effacé, considérant la nature comme un outil à leur service, et ignorant que sans nature, il n’y a plus l’Homme.

Pensée biocentriste et droits de la nature

Ainsi, ces droits reposent sur une notion précise : chaque entité naturelle a un rôle dans le fonctionnement global de la Terre. Chacune possède donc une valeur intrinsèque au même titre que les autres entités naturelles, égale aux autres puisque chacune est nécessaire. C’est l’idée du « Grand Tout » : une communauté dont chaque membre est un composant essentiel puisqu’il participe au bon fonctionnement du système. Cette vision biocentriste est la pierre angulaire de ces droits par opposition à l’anthropocentrisme qui considère l’homme comme souverain. Avec les Droits de la Nature, l’intégrité des entités naturelles est préservée et défendue : on ne protège plus seulement la nature à des fins d’exploitation par l’homme, selon la valeur qu’elle représente, mais simplement pour ce qu’elle est, dans une nouvelle vision égalitaire où l’homme n’est plus au centre.

Comment ça marche ?

Le Gange - WE ARE CLEAN - CLEAN PLANET

Chaque pays peut ou non reconnaitre des droits à la Nature via des entités juridiques à condition que l’entité vivante puisse être représentée par un organisme type association, personne reconnue comme tutrice, ou gardienne de cette entité. Il peut s’agir d’avocats, de personnalités politiques, d’associations…Le Gange en Inde avait été reconnu comme entité juridique et doté de représentants mais cette décision a été suspendue. Offrir une personnalité juridique à une entité vivante est la première condition à la reconnaissance de ses droits. Ensuite, il faut définir des droits et les lui accorder, exister pour lui permettre de jouer pleinement son rôle. Au cours des 20 dernières années, des pays de plus en plus nombreux ont reconnu des droits de ce type à des écosystèmes, à échelle locale ou nationale, par des actions législatives ou judiciaires.

Quels textes pour définir les droits de la nature ?

Par le passé, plusieurs textes ont tracé le chemin des droits à la Nature tels qu’on les envisage actuellement. Adoptée en 2010, lors de la Conférence mondiale sur le changement climatique, la Déclaration universelle des Droits de la Terre Mère a inscrit la définition de la Terre en tant que « communauté indivisible d’entités interdépendantes » et cela au niveau international. Cette déclaration donne aux hommes et aux institutions une série de droits et devoirs envers les écosystèmes. Depuis 2009, l’organisation des Nations Unies avait mis en route plusieurs réflexions pour adopter des résolutions alignées sur la Jurisprudence de la Terre et adopter une vision globale des droits de la nature. Ensuite, la Déclaration mondiale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) de 2016 a ouvert la voie à une évolution européenne du droit environnemental. Plus récemment, la chambre des représentants belge a adopté une résolution pour reconnaitre le crime d’écocide, c’est à dire l’endommagement irrémédiable d’un écosystème par destruction ou exploitation. La plupart des pays partage cette vision, mais aucun n’est allé jusqu’au bout de cette démarche. Cependant, c’était une des plus fortes propositions de la Convention citoyenne pour le climat, qui a finalement abouti à un simple délit de pollution. De nombreux activistes persistent pour intégrer l’écocide à la directive sur la criminalité environnementale au niveau européen.

Tous ces changements et ces batailles, menés pour protéger la nature concrètement, est un formidable espoir. Mais l’urgence est là. Loin d’être une nouvelle lubie, les droits de la nature, inspirés de philosophies ancestrales, reconnaissent avec humilité la dépendance aux écosystèmes et, de fait, l’impérieuse nécessité de les préserver, pour se préserver soi. Le bien-être de l’Homme sur terre est inextricablement lié au bon fonctionnement des écosystèmes et des entités vivantes entre elles.

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