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Clean Beauty

Clean Beauty : Tendance ou réel enjeu Image

Clean Beauty : Tendance ou réel enjeu

Clean Beauty : Tendance ou réel enjeu

Le clean beauty, c’est quoi ?

Le terme "clean beauty" désigne un mouvement dans l'industrie de la beauté qui prône l'utilisation de produits cosmétiques plus sûrs, plus transparents et respectueux de l'environnement. Contrairement aux cosmétiques traditionnels, qui peuvent contenir des ingrédients controversés ou nocifs, les produits de clean beauty mettent l'accent sur des formulations naturelles, éthiques et durables. L'idée est de proposer des alternatives qui préservent à la fois la santé des consommateurs et celle de la planète.

Les origines de ce mouvement

Le mouvement clean beauty a émergé au début des années 2000, principalement en réponse aux préoccupations croissantes concernant la sécurité des ingrédients cosmétiques et leur impact sur l'environnement. Les consommateurs ont commencé à s'interroger sur ce qu'ils appliquaient sur leur peau et comment cela pouvait affecter leur santé à long terme. Cette prise de conscience a conduit à une demande accrue pour des produits plus transparents, éthiques et respectueux de la planète. Des marques pionnières ont commencé à formuler des produits sans ingrédients chimiques nocifs, donnant ainsi naissance à une nouvelle ère de la beauté.

Pourquoi la Clean Beauty a-t-elle pris de l'ampleur ?

Une demande croissante des consommateurs

L'un des principaux facteurs de l'essor du clean beauty est la demande croissante des consommateurs pour des produits plus sûrs et plus transparents. De plus en plus de personnes recherchent des cosmétiques exempts d'ingrédients controversés tels que les parabènes, les sulfates et les silicones. Cette demande a poussé les marques à reformuler leurs produits et à adopter une approche plus responsable en matière de formulation.

Les consommateurs souhaitent également être informés sur les ingrédients de leurs produits. Ils attendent des marques qu'elles soient transparentes sur leur composition et leur origine. Ainsi, de nombreuses entreprises de clean beauty communiquent clairement sur les ingrédients utilisés, leur provenance et les raisons pour lesquelles elles les choisissent.

Une prise de conscience écologique

La prise de conscience écologique a également joué un rôle majeur dans la montée en popularité de la clean beauty. Les consommateurs sont de plus en plus préoccupés par l'impact environnemental des produits qu'ils utilisent. Ils recherchent des marques qui adoptent des pratiques durables, telles que l'utilisation d'emballages recyclables, la réduction des déchets et l'approvisionnement en ingrédients respectueux de l'environnement.

Cette prise de conscience s'étend également aux tests sur les animaux. De nombreuses personnes préfèrent choisir des marques qui ne testent pas leurs produits sur les animaux, ce qui a conduit à un mouvement vers des formulations sans cruauté et respectueuses de l'éthique.

Un réglementaire en mutation

Un autre facteur contribuant à l'essor du clean beauty est l'évolution des réglementations en matière de cosmétiques. Dans de nombreux pays, les gouvernements et les organismes de réglementation commencent à établir des normes plus strictes concernant les ingrédients utilisés dans les produits de beauté. Ces changements incitent les marques à adopter des pratiques plus responsables et à reformuler leurs produits pour se conformer à ces nouvelles réglementations.

Les initiatives visant à interdire certains ingrédients jugés nocifs, ainsi que les efforts pour améliorer la transparence des étiquettes, renforcent encore l'importance du clean beauty sur le marché.

Clean Beauty : une tendance marketing ou une réelle avancée ?

Les limites du "greenwashing"

Malgré son essor, le clean beauty n'est pas exempt de critiques. L'une des principales préoccupations est le phénomène du "greenwashing". Certaines marques utilisent le terme "clean" pour donner une image positive de leurs produits sans apporter de véritables changements dans leurs formulations ou leurs pratiques. Cela peut prêter à confusion pour les consommateurs qui cherchent des produits réellement respectueux de l'environnement et de la santé.

Le greenwashing peut se manifester par des allégations vagues sur des ingrédients naturels ou par une communication marketing qui ne reflète pas la réalité des produits. Pour éviter cela, il est essentiel que les consommateurs apprennent à lire les étiquettes et à rechercher des certifications qui garantissent la qualité et la transparence des produits.

Une véritable évolution scientifique

Malgré les limites du greenwashing, le mouvement clean beauty représente également une véritable avancée dans le domaine de la cosmétique. De nombreuses marques investissent dans la recherche et le développement pour créer des formulations innovantes et efficaces, utilisant des ingrédients naturels qui offrent des résultats similaires, voire supérieurs, à ceux des produits conventionnels.

Cette évolution scientifique permet de mieux comprendre les propriétés des ingrédients naturels et leur impact sur la peau. Les marques de clean beauty collaborent souvent avec des experts en dermatologie et en chimie pour garantir que leurs produits sont à la fois sûrs et efficaces.

Vers une beauté plus responsable

Plus qu’une simple tendance éphémère

La clean beauty est plus qu'une simple tendance ; elle représente un changement fondamental dans l'industrie de la beauté. Les consommateurs recherchent des produits qui reflètent leurs valeurs et qui prennent en compte la santé de la planète. Ce mouvement s'inscrit dans un contexte plus large de consommation responsable et éthique, où les individus sont de plus en plus conscients de l'impact de leurs choix sur l'environnement et la société.

En adoptant des pratiques de clean beauty, les marques contribuent à un avenir plus durable et à un écosystème de beauté plus respectueux. Cela pousse également les acteurs de l'industrie à innover et à repenser leurs méthodes de production, d'emballage et de commercialisation.

En conclusion, la clean beauty représente une tendance qui va au-delà du simple marketing. Elle reflète une demande croissante pour des produits plus sûrs, transparents et respectueux de l'environnement. En s'engageant vers une beauté plus responsable, nous pouvons tous contribuer à un avenir plus sain pour notre peau et notre planète.

Routine clean visage - Clean Beauty - WE ARE CLEAN Image

Comment adopter une routine clean visage ?

Changer ses habitudes beauté pour passer en mode Clean Beauty, suppose de modifier certaines habitudes pour sa peau et d’adopter de nouveaux gestes visage au quotidien.
Comment trouver la meilleure routine visage clean, celle qui est la plus proche de la tendance Beauté Clean ?

Si vous adhérez aux concepts de la Clean Beauty, voici comment passer à la pratique et comment adapter votre routine visage aux standards de cette « beauté propre ». Les avantages ? Plus de simplicité et plus de respect pour soi, pour sa peau et pour la planète. Vous avez tout à y gagner.

La routine clean visage mise sur les fondamentaux

Les fondamentaux - Clean Beauty - WE ARE CLEAN

Le démaquillage d’abord (premier geste anti-âge on ne le répètera jamais assez !) mais aussi l’hydratation. Du coup, mettez-vous à l’écoute de votre peau (selon les saisons, les moments du mois…) et adoptez des gestes simples en ayant sous la main « la base » : un sérum en fonction de vos besoins, un hydratant adapté à votre type de peau, un soin ciblé (yeux, rides…), un démaquillant, une huile végétale à tout faire, un spray bienfaisant.

● Le geste clean beauty :
Oubliez le layering (superposition de couches de soins et donc de conservateurs), concentrez-vous sur une seule problématique (hydratation, rougeurs, rides…) à traiter à la fois pendant un cycle de plusieurs semaines.

La routine clean visage du matin change

Dès le saut du lit, vous pouvez utiliser un spray d’eau thermale ou d’eau florale naturelle afin de détendre vos traits et d’hydrater votre peau. Si vous êtes plus « nettoyage à l’eau » le matin, tournez-vous vers les textures mousses délicates qui sont très agréables le matin pour dynamiser la peau.

● Le bon geste Beauté Clean :
Exit le coton, préférez le combo eau + mousse. Attention toutefois à ne pas décaper votre peau. Soyez douce dans votre gestuelle notamment au moment du séchage avec la serviette. On tapote délicatement, on ne frotte pas.

La routine clean visage du soir évolue

Dans l’esprit eco-friendly qui nous habite aujourd’hui, il est préférable d’éviter le coton. Découvrez les versions lavables et réutilisables des cotons ou des gants à démaquiller. Là aussi, nous vous invitons à la plus grande délicatesse dans vos gestes afin de ne pas agresser votre peau et affoler son microbiote de surface. Vous pouvez aussi utiliser le lait démaquillant directement au doigt avec des mouvements circulaires avant la lotion qui retire la pellicule grasse restante.

● Le bon geste clean beauty :
Essayez les huiles démaquillantes qui retirent toute trace de maquillage et d’impuretés et qui peuvent s’utiliser au doigt et sans coton avant de rincer.

La routine clean visage est minimaliste

ROUTINE CLEAN BEAUTY- WE ARE CLEAN

La Clean Beauty prône une nouvelle vision de la beauté : “Less is More“. Avec des soins à la liste INCI contenant le minimum d’ingrédients et une routine beauté tout aussi courte. La Clean Beauty suppose d’utiliser moins de produits, mais plus respectueux de la planète et de votre peau.

● Le bon geste clean beauty :
Vous pouvez aussi trouver un produit qui vous correspond et qui a plusieurs actions sur la peau. Par exemple une huile qui démaquille et qui hydrate ou une crème visage contour des yeux.

La routine clean visage évite le greenwashing

La vigilance et l’attention vous permettront de faire la différence entre une marque qui fait réellement des efforts pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs, et celles qui surfent sur la vague du green. Regardez la philosophie globale de la marque, ses valeurs, son engagement… vous arriverez très vite à faire votre tri.

● Le geste clean beauty :
En se renseignant sur la démarche des marques que vous aimez ou que vous découvrez, vous serez forcément plus impliquée et consciente au moment de l’achat.

La routine clean visage écoute la peau

Sèche, grasse, mixte… ça c’est la base. Ensuite, votre peau évolue en fonction de votre mode de vie (plus ou moins healthy), du stress subi, des outrages du soleil. Donc, l’idée c’est de connaître sa peau et ses réactions sur le bout des doigts pour mieux répondre à ses besoins. Et bien connaître sa peau n’est pas si facile ! Vous pouvez réaliser des diagnostics de peau en ligne par exemple et surtout rester connectée ! L’alimentation par exemple peut avoir un impact fort sur la peau. A vous de connaître les mauvaises associations !

● Le geste clean beauty :
Sortir un peu de la routine beauté classique. Certaines peaux par exemple peuvent vivre sans crème de nuit. Et faire ainsi une sorte de jeûne cosmétique. Et ce n’est pas un drame cutané. D’autres, au contraire, ont besoin de leur petit bonnet de nuit, pour bien dormir en confort cutané 4 étoiles. Une seule règle : vous écouter !

CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN Image

La Clean Beauty, c'est quoi ?

La Clean Beauty ? Retenez bien le nom de cette nouvelle tendance qui sera bientôt aussi célèbre que la beauté bio et la beauté naturelle. Elle se déclare plus propre et plus responsable, avec des produits de beauté plus verts, durables, équitables, éco responsables et éthiques.

Quelle est cette nouvelle tendance exactement ? La Clean Beauty, c’est quoi ?

La Clean Beauty (ou la Beauté Clean) est une tendance de fond où la santé et l’éco responsabilité occupent une place centrale. Elle concrétise ce profond changement des consommateurs qui recherchent plus de transparence, de sécurité et de santé pour leur peau et pour la planète.

Quelle est la définition de la Clean Beauty ?

Il n’y en a pas, ce n’est ni un label, ni une marque mais un mouvement profond amplifié par les crises environnementales et sanitaires.

Une notion aux contours flous

Cette notion de “beauté propre” reste floue puisqu’elle n’a encore aucune définition officielle. Elle ne peut qu’être subjective, chaque marque s’appropriant ces deux mots à sa façon. Au-delà des produits de beauté, la Clean Beauty est devenue un terme générique. Synonyme d’une cosmétique vertueuse, la Clean Beauty inclue aujourd’hui la formule bien sûr, le packaging mais aussi toute la chaine de valeur, l’éthique et la transparence.

Un concept global

Être clean, au-delà du produit lui-même, c’est aussi ne pas exploiter les enfants, être cruelty free … A noter que la Chine vient enfin, en janvier 2021 de renoncer à imposer la pratique des tests sur animaux pour les cosmétiques français entrant sur leur marché. Une révolution !

La Clean Beauty prend en compte également tout l’écosystème du produit, packaging et impact environnemental.

L’origine de la Clean Beauty

Clean beauty - WE ARE CLEAN

Derrière ces deux mots, clean et beauty, figure initialement tout le paradoxe américain, pays où elle née.

Des lois très différentes selon les continents

Aux États-Unis, seulement 8 substances sont interdites par la puissante FDA (Food & Drug Administration) dans les formules. Alors que dans la réglementation européenne, ce sont 1383 ingrédients et familles d’ingrédients qui sont interdits ! Ce qui fait de l’Europe la zone la plus stricte au monde en matière de législation cosmétique. C’est rassurant.

Un concept né aux États-Unis

Ce n’est donc pas un hasard qu’en l’absence de règlementation pointue, le concept de la Clean Beauty soit né aux États-Unis en 2000. Il fallait bien remédier à cette lacune et rassurer des consommateurs avides d’informations, de transparence, d’honnêteté, de sincérité et surtout inquiets de la santé de leur peau comme de celle de la planète.

Pourquoi un tel engouement pour la Clean Beauty ?

Elle est vraiment née d’un enjeu de santé, et la relation santé-beauté est devenue encore plus criante depuis la pandémie de Covid.

Des peaux de plus en plus sensibles

Les consommateurs sont préoccupés par leur peau, qui n’a jamais été aussi sensible et irritable, voire même allergique. La forte hausse de fréquentation des dermatologues en atteste. Le stress et pollution sont aussi passés par là.
L’accumulation des ingrédients sur la peau et l’interaction (parfois néfaste) entre eux, explique aussi cette augmentation du nombre des peaux sensibles.

L’éveil des éco-consciences

L'éveil des éco-consciences - Clean Beauty - WE ARE CLEAN

Les consommateurs d’aujourd’hui, soucieux de leur santé et de leur environnement, ont soif de vérité et sont en quête de réassurance. Ils demandent un fort engagement aux marques et les boycottent si celles-ci ne sont pas porteuses de sens.

La composition des formules, une préoccupation grandissante

Les chiffres concernant la Clean Beauty le prouvent. Une étude Kantar de fin 2019 montre que 44% des Français sont attentifs à la composition des produits d’hygiène beauté, et une étude Prisma Media Solution de septembre 2020 déclare que « 62% des Français démontrent un intérêt pour la cosmétique naturelle, bio et vegan ». 44% d’entre eux en achèteraient déjà. Leurs motivations ? « Prendre soin de moi et de ma santé (68%), s’inscrire dans une démarche globale de consommation responsable (60%), adapter mes produits à mes problèmes dermatologiques (27%) ».

Si la Clean Beauty séduit surtout les jeunes sur les réseaux sociaux, plus d’un tiers des consommateurs encore, ne sait pas bien quoi en penser (Etude Prisma Media Solution).

Les caractéristiques de la Clean Beauty

La Beauté Clean représente un nouveau mode de consommation, qui repose sur des principes tels que la transparence, la traçabilité des ingrédients, le respect de la peau et de l’environnement, le recyclage des emballages.

Les formules de la Clean Beauty

La composition des produits « clean » doit être courte et ne pas contenir certains ingrédients indésirables et controversés. Plus précisément, elle affiche :

  • Une liste d’ingrédients limitée, sans superflu.
  • La liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) est inscrite sur tous les produits, en noms latins, et elle indique les ingrédients dans l’ordre de concentration décroissant. Les premiers sont donc les plus importants à vérifier.
  • Des ingrédients bio ou naturels en alternative aux ingrédients de synthèse
  • Des ingrédients non controversés, ce qui élimine les familles suivantes :
    • Les ingrédients CMR (cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction)
    • Les ingrédients soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens
    • Les ingrédients soupçonnés de toxicités diverses
    • Les nanomatériaux
    • Les agents irritants, allergisants ou comédogènes
    • Les allergènes

La liste d’ingrédients indésirables à éviter

  • Les parabens et le phénoxyéthanol
  • Les huiles minérales issues du pétrole (qui étoufferaient la peau)
  • Les silicones (très polluants)
  • Certains sulfates comme le SLS, un tensio-actif, c’est à dire un agent moussant (qui serait irritant)
  • Les sels d’aluminium (qui seraient potentiellement cancérigènes pour certains scientifiques)
  • Les alcools pour leur action desséchante sur l’épiderme
  • Les parfums qui renferment des molécules allergènes
  • L’EDTA, un conservateur considéré comme toxique
  • Les polymères PEG qui sont obtenus à partir de gaz toxiques polluants

Les méthodes de fabrication de la Clean Beauty

  • En termes de procédé de production, la Clean Beauty privilégie bien sûr la chimie verte, qualifiée de chimie durable ou renouvelable. Cette méthode de fabrication applique les principes du développement durable au monde de la chimie. Elle élimine l’usage ou la production de substance néfastes pour l’environnement. Cette chimie verte respecte l’équilibre économique, social et environnemental du milieu dans lequel elle s’exerce.
  • Les circuits courts sont recommandés afin de limiter l’impact environnemental. D’où le succès du Made in France.
  • D’autres choix de formulation, censés être plus écologiques, sont aussi faits par certaines marques. La cosmétique solide avec des shampooings en pain (comme les savons), ou encore des nettoyants en poudre à appliquer sur peau humide, permet de s’affranchir des conservateurs nécessaires dans la cosmétique traditionnelle, à cause de la présence d’eau dans les formules. La cosmétique solide offre aussi l’avantage d’utiliser moins de plastique puisque les formules n’ont pas besoin d’être mises dans des flacons.

Les packagings de la Clean Beauty

C’est probablement l’un des points les plus difficiles à traiter car il n’y a pas encore de modèle parfait, mais les fabricants s’y attellent.

  • Des emballages respectueux de l’environnement
  • Écoresponsables, éco conçus, avec un minimum d’emballage
  • Recyclés, recyclables, réutilisables, rechargeables, biodégradables
  • Avec un faible impact carbone,
    Les choix de packagings se portent vers le verre et l’aluminium, plutôt que le plastique.
Packaging - Clean Beauty - WE ARE CLEAN

Les valeurs de la Clean Beauty

Au cœur de la Beauté Clean, il y a l’exigence d’une éthique générale, à la fois humaine et environnementale.

  • Pour les hommes : les marques et industriels du secteur participent à la protection des travailleurs, à la création de filières responsables, à la mise en place d’un commerce équitable. Ils financent des causes sociétales et adoptent une démarche philanthropique. L’éthique de la Clean Beauty interdit évidemment de faire travailler les enfants de quelque façon que ce soit.
  • Pour la planète : certaines entreprises cosmétiques aident à la plantation d’arbres, la compensation carbone, la préservation des océans et la faune, d’autres privilégient le circuit local, le respect de l’eau… autant d’initiatives où les marques rivalisent pour protéger la planète.

Les applis de la Clean Beauty

Mises au point grâce à l’intelligence artificielle, elles font le point sur le produit. Les plus connues

  • Clean Beauty a été créée par une pharmacienne. Son appli analyse la composition et donc les ingrédients, mais ne note pas le produit.
  • INCI Beauty propose une fiche du produit avec une note. Cependant, la base de données est moins large et le classement des produits est fonction de leur popularité.
  • Yuka, déclinaison de la version alimentaire, possède une base source de 500 000 cosmétiques. Elle note chaque produit en appliquant un malus pour chaque ingrédient controversé.
  • Quel Cosmetic (UFC Que choisir) permet de repérer les substances indésirables à partir du code-barres (mais ne considère pas l’évolution des formulations).
  • Claire, l’application de la FEBEA (la Fédération des Industries de la Beauté), qui a été lancée fin 2020, décortique chaque ingrédient en expliquant les raisons de la polémique quand il y en a une.

Toutes ces applications n’ont pas les mêmes critères et prennent en compte pour l’instant uniquement la formule du produit, ce qui explique des résultats différents d’une appli à l’autre.

Les autres sources d’information sur la Clean Beauty

Pour ne pas avoir comme seul éclairage les applis et leurs avis très tranchés, il est souhaitable de s’informer auprès d’autres acteurs qui apportent nuances et explications.

  • Les magasins spécialistes de Clean Beauty se multiplient. La référence dans le domaine – Oh My Cream ! – est le précurseur de concept stores qui offrent un casting pointu de marques clean internationales, haut de gamme, avec une grande attention apportée au conseil.
  • Les plateformes multi marques on-line dédiées aux produits clean comme Botymist, site sur lequel on peut rechercher un produit à partir des ingrédients qu’il contient.
  • Les nombreux blogs et les sites référents de la Clean Beauty comme le blog Ohmycream.
  • Les influenceuses bien sûr, très actives sur Instagram pour vanter les mérites de la Clean Beauty comme @naturellement_lyla, @peau_neuve.
  • L’industrie cosmétique. Il est intéressant d’avoir la vision de la Febea, Fédération des industries de la beauté.

Attention au « clean washing » !

Comme souvent quand une nouvelle tendance émerge, certaines marques opportunistes cherchent à surfer sur la vague et leurs services de marketing ne résistent pas à la tentation du « clean washing ». La Clean Beauty se limite alors à un argument de vente surexploité qui ne correspond pas à la réalité. Car le clean suppose de l’honnêteté, de la sincérité, de l’authenticité. Et aussi de l’humilité car, une fois encore, la Clean Beauty parfaite n’existe pas.

Alors voilà, tout est question de compromis et de « meilleur possible » à trouver pour soi. Trackez les ingrédients clean bien sûr, mais aussi l’éco-responsabilité des emballages, la traçabilité des produits, le local, la transparence, et l’éthique des marques. Et si vous ne deviez retenir qu’une seule chose ? Être clean, c’est être minimaliste : évitez les formules trop longues et privilégiez des routines de soin simples. Less is more.

FAQ

C’est quoi la Clean Beauty ?

La Clean Beauty est un concept qui met l’accent sur l’utilisation de produits de beauté et de soins de la peau qui sont formulés avec des ingrédients naturels et sûrs, tout en évitant les substances nocives pour la santé et l’environnement. Cette approche privilégie les produits non toxiques, biologiques, végétaliens et respectueux des animaux. L’objectif est de promouvoir la transparence, la durabilité et la responsabilité dans l’industrie de la beauté, en offrant des alternatives plus saines et respectueuses de l’environnement pour les consommateurs soucieux de leur bien-être. La Clean Beauty encourage également la réduction des déchets, l’utilisation de matériaux d’emballage durables et la sensibilisation aux pratiques éthiques.

Quelles applications utiliser pour scanner les produits de beauté ?

Plusieurs applications peuvent être utilisées pour scanner les produits de beauté et décrypter leurs ingrédients. Parmi les plus populaires, on retrouve “Yuka”, qui attribue une note de santé aux produits scannés, “Clean Beauty”, qui identifie les ingrédients indésirables, “INCI Beauty”, qui fournit une analyse détaillée des ingrédients, et “Think Dirty”, qui évalue le potentiel d’impact sur la santé. Ces applications aident les consommateurs à prendre des décisions éclairées en choisissant des produits de beauté plus sûrs et respectueux de leur santé.

À l’origine du pouvoir de la Nacre Image

À l’origine du pouvoir de la Nacre

L’huître perlière, Pinctada maxima, cet habitant des eaux chaudes et transparentes indopacifique, nous enseigne une leçon précieuse sur la beauté et la résilience de la peau humaine. Tout comme les êtres humains construisent leur squelette pour se protéger, les mollusques, dépourvus de squelette interne, développent une coquille robuste, agissant comme un bouclier naturel pour se défendre contre les agressions extérieures.

Ce processus fascinant, appelé “biominéralisation contrôlée”, est la clé de la formation de la nacre. La nacre, ou “mother-of-pearl,” est un matériau exceptionnel qui compose également les perles de culture. Elle est créée par un consortium d’acteurs biologiques au sein du mollusque, permettant la formation d’une structure extrêmement stable et résistante en brique et mortier.

Ce biomatériau extraordinaire joue un rôle similaire à la barrière cutanée de l’être humain, en protégeant l’individu des agressions extérieures. C’est fascinant de voir comment la structure de la nacre en brique et mortier peut être comparée à la peau humaine avec les kératinocytes qui s’organisent pour former l’épiderme, la couche superficielle de la peau.

NACRE ACTIVE-NACR-45®, ingrédient organo-minéral, agit au niveau de l’épiderme en stimulant la sécrétion de filaggrine, un élément clé du ciment intercornéocytaire. Cette cohésion est cruciale pour la perméabilité de l’épiderme, car elle forme une barrière cutanée protectrice contre les agressions extérieures, tout comme la coquille des mollusques protège leur fragilité.

Parmi les composants organiques contenus dans la Nacre active, il existe des lipides précieux qui contribuent à la composition du film hydrolipidique de la peau. Ce film est essentiel pour maintenir l’hydratation de la peau et la protéger contre la déshydratation, aidant ainsi à préserver son éclat naturel.

En contact direct avec les couches superficielles de la peau, NACRE ACTIVE-NACR-45® offre ainsi une protection naturelle. Tous nos produits à base de Nacre active sont conçus pour vous aider à protéger, préserver et révéler la beauté naturelle de votre peau.

ROUTINE CLEAN BEAUTY- WE ARE CLEAN Image

La Clean Beauty en pratique

7 conseils pour adopter la Clean Beauty

Tentée par la Clean Beauty ? Mais concrètement comment s’y mettre ? En pratique, comment bien choisir un produit cosmétique dans la famille de la Clean Beauty ? Comment suivre les bonnes pistes et éviter les faux pas ?

Tapez #CleanBeauty sur instagram… et vous tomberez sur 3,4 millions de photos à date. Autant dire que le sujet Clean Beauty passionne les foules. Entre un concept encore flou où chacun peut mettre ce qu’il veut derrière l’appellation anglaise « beauté propre » et votre volonté de bien faire, comment tracer son propre chemin ? Voici 7 conseils, simples, pratiques et rapides, pour vous aider à adopter au quotidien la Clean Beauty attitude.

Conseil n°1 : Définissez le produit dont vous avez envie

Quelles sont vos attentes ? Supprimer les silicones ? Faire la chasse aux perturbateurs endocriniens ? Acheter 100% local ? Privilégier uniquement les produits véganes ou les produits bio ? Le plus simple est d’imaginer votre liste en suivant vos propres critères. Cette liste d’envie pourra comprendre les ingrédients à éviter, les marques, les produits et les influenceurs qui correspondent à vos valeurs. Vous pourrez ainsi rester connectée en suivant les bons comptes sur Instagram. Plus tard, quand vous aurez besoin d’une nouvelle crème de jour, d’un mascara ou autre… vous saurez vers qui vous tourner.

  • Le bon geste :

Restez lucide. Si certains ingrédients, comme les huiles essentielles ou les parfums, sont allergènes, votre peau peut les supporter malgré tout. Donc, évitez de devenir une ayatollah incontrôlée de la Clean Beauty.

Conseil n°2 : Décryptez la liste INCI des ingrédients

La liste INCI, de son nom savant « International Nomenclature of Cosmetic Ingredients » est obligatoire et vous permet de connaître les ingrédients utilisés dans le produit. Si le principe est bon, c’est difficile pour un néophyte de repérer les ingrédients pas clean.

  • Les ingrédients pas très clean

Par exemple : paraffinum liquidum a plutôt l’air d’être un ingrédient des plus inoffensifs, mais c’est malgré tout une huile minérale. Une huile minérale évoque à priori les minéraux, donc la nature. Oui, mais une huile minérale (comme les petroleum et autre petrolatum) est tout sauf naturelle. Une huile minérale est 100% issue de la pétrochimie, donc clean en rien. Ce dérivé du pétrole a aussi le bon goût d’obstruer les pores. Ce que les peaux à imperfections ou sensibles ne risquent pas d’apprécier.

  • Les mots barbares à éviter

Autre conseil pour repérer les composants pas clean : tous les termes barbares terminant par « thicone » qui sont des silicones qui étouffent la peau (comme le dimethicone). La famille des parabènes tant décriés est plus repérable : méthylparabène, éthylparabène, butylparabène, propylparabène… Lisez attentivement les étiquettes pour identifier des termes comme laurylsulfate de sodium (LSS) ou certains phtalates (DBP, DEHP, DEP, BPA…) que la Clean Beauty n’apprécie pas du tout.

  • La hiérarchie de la liste INCI

Petite nuance à connaître : les marques sont aussi tenues d’indiquer la liste d’ingrédients en fonction de leur concentration et seules les substances supérieures à 1% sont obligatoirement mentionnées. Plus l’ingrédient est concentré dans le produit, plus il est en haut de la liste. Donc, regardez les ingrédients situés en premier sur la liste, cela vous donnera déjà une bonne indication sur le produit.

  • Le bon geste :

Cette liste INCI est inscrite sur le packaging, donc si vous voulez devenir la reine du shopping version Clean Beauty, décryptez votre produit avant de jeter le pack (qui finit le plus souvent dans la poubelle de tri) ou, mieux au moment de l’achat. Cela vous évitera de nombreuses déconvenues.

Conseil n°3 : Téléchargez les bonnes applis

Pour passer au crible les produits de beauté sans passer un doctorat en cosmétologie, il vous suffit de télécharger les applis spécialisées (et gratuites). En un coup de scan, les applis comme « Clean Beauty », « INCI Beauty », « Yuka Beauty » soulignent les ingrédients controversés, les perturbateurs endocriniens et autres agents suspects. C’est une façon, rapide et efficace, de se familiariser avec la liste INCI.

  • Le bon geste :

Laissez-vous du temps avant de vous transformer en parfaite Gwyneth Paltrow, déesse incontestée de la Clean Beauty. Apprenez un peu chaque jour sans passer votre vie sur votre décodeur de liste INCI.

Conseils n°4 : Privilégiez les ingrédients naturels mais pas seulement

ingrédients naturels - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN

Certes les ingrédients naturels respectent mieux l’esprit de la Clean Beauty. Mais que penser des allégations du style « XX% des ingrédients d’origine naturelle » ? Les produits en question n’ont-ils pas subi des modifications chimiques avant de finir dans une crème de beauté onctueuse et parfumée ? De même, tous les ingrédients de synthèse, notamment ceux qui sont issus de la chimie verte, encore surnommée chimie durable, écologique ou renouvelable parce qu’elle réduit les substituts mauvais pour l’environnement, sont-ils à rejeter ? Non.

  • Dans la Beauté Clean tout n’est pas bon

Un produit bio sans conservateurs mais contenant de l’alcool à haute dose (à la place des dits-conservateurs) mérite-t-il votre attention ? Enfin, la « toxicité » présumée des ingrédients dépend des réglementations de chaque pays. En Europe par exemple 1300 substances sont interdites dans les cosmétiques. Ailleurs, la réglementation est nettement plus laxiste.

  • Le bon geste :

Évitez les arguments marketing qui font vendre et méfiez-vous des marques qui pratiquent le greenwashing (cela ressemble à des produits naturels… mais de très très très loin si on y regarde de plus près).

Conseil n°5 : Surveillez les packagings

Less packaging - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN

Adopter la clean beauty dans sa salle de bains, c’est aussi entreprendre une démarche plus générale de « nettoyage ». Donc évidemment, on recycle les packagings en carton et suremballage en plastique et on n’hésite pas, dans tous les domaines (beauté, mais aussi alimentaire) à interpeller les marques sur cette manie de sur-packager tout le temps les produits.

  • Le bon geste :

Regarder aussi bien le contenu que le contenant. Il y a un énorme enjeu pour demain sur tous les packagings de nos soins beauté (matériau, rechargeable etc…)

Conseil n°6 : Choisissez une distribution et des marques clean

Face à la vague de la Clean Beauty, les distributeurs et les marques jouent de plus en plus la transparence et c’est tant mieux. Donc renseignez-vous sur les univers des marques que vous aimez. Faites un tri, restez en veille (les choses évoluent vite) et saluez aussi les efforts des mastodontes qui proposent des lignes dédiées à la Clean Beauty sans pour autant cleaner tous les autres produits… cela va forcément prendre du temps. La Clean Beauty, c’est aussi la politique des petits pas.

  • Le bon geste :

Être cohérent envers soi-même. Etre « clean », c’est entamer une démarche globale de consommation responsable dans tous les domaines, pas seulement dans sa salle de bains. Chacun fait à son rythme, mais il est important de garder en tête cette vision holistique. Chacun met le curseur où il peut, mais par exemple faire la chasse aux ingrédients suspects dans la salle de bains tout en achetant des légumes bio qui viennent de l’autre bout du monde… ça peut ne pas avoir beaucoup de sens si on y réfléchit deux secondes.

Conseils n°7 : Triez votre salle de bains

étagère de salle de bain - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN

Si vous êtes dans une démarche Clean Beauty, vous pouvez déjà commencer par trier les étagères de votre salle de bain. En mode Marie Kondo du pot de crème, la reine du rangement avec sa méthode KonMarie, identifiez bien ce que vous n’utilisez pas ou plus. Inutile aussi de garder pour garder, les cosmétiques périssent vite. Faites un tas « à donner » et un autre « à jeter ».

  • Le bon geste :

Trier… c’est bien à condition de ne pas retomber dans des achats compulsifs après. La beauté clean c’est aussi consommer moins mais mieux. Et gardez un œil sur votre budget car souvent acheter « Clean Beauty » c’est aussi dépenser un peu plus que pour la cosmétique traditionnelle.

Tata Harper - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN Image

La fabuleuse histoire des pionnières de la Clean Beauty

Il n’est plus concevable aujourd’hui pour une marque de cosmétiques de se lancer sans être « clean ». Voici l’histoire des pionnières de cette Clean Beauty, de ces marques souvent incarnées par des femmes qui ont vraiment ouvert la voie à cette cosmétique plus naturelle, plus green, plus bio et plus durable.

La cosmétique bio, pionnière de la Clean Beauty ?

La Clean Beauty (ou la Beauté Clean), cet anglicisme au concept popularisé par des marques hype et hautement instagrammables, souvent venues de Londres, New-York ou la Californie, ont elle une histoire si nouvelle que ça ?

Des marques qui font le choix de formuler des cosmétiques naturels, sans ingrédients controversés, dans le respect de l’humain, des animaux et de l’environnement, ça ne nous rappelle rien ? C’est le principe même de toutes les marques naturelles et bio, dont pour certaines l’histoire remonte à plus de 50 ans, en Allemagne ou en France, qui ont été les premières à faire bouger les lignes en créant en 2002 la Charte Cosmebio. On pourrait citer Weleda, Melvita, Phyt’s, Lavera, Sanoflore, etc… En choisissant des matières premières naturelles et bio pour respecter la santé de la peau et de la planète, avec des principes de production « propres » (la version française de clean, quand même !) elles ont secoué l’industrie. Et ouvert la voie à la « Clean Beauty ».

Pionnières de la Clean Beauty, des origines surprenantes  

On regarde très souvent du côté de l’Amérique ou l’Asie pour trouver l’origine d’un mouvement. Mais on en oublie qu’en France, nous avons aussi de jolis fleurons, qui ont voulu très (trop ?) tôt faire avancer les choses.

Ainsi, dès 2008, Novexpert, créé par Cyrille Telinge, trublion de la cosmétique, a banni nombre de substances pas encore controversées, parlé des perturbateurs endocriniens et des effets cocktails, sans pour autant briguer la certification, car la marque se fonde sur la science et la biotechnologie.

De même pour Bioderma fondée par Jean-Noël Thorel et son discours sur « l’éco-biologie » de la peau, privilégiant des ingrédients biomimétiques, présents dans la peau ou en imitant le fonctionnement naturel.

Ren Clean Skincare a, elle, été fondée en 2000 à Londres par Antony Buck et Robert Calcraft. Leur vision se résume dans le nom puisque Ren signifie « propre, pur » en suédois : des cosmétiques sans ingrédients chimiques, élaborés à partir des dernières avancées en matière de biotechnologie, sains pour la peau, l’environnement et la planète. Oui, mais la marque est aujourd’hui passée dans le giron du groupe de cosmétique international Unilever, et si elle poursuit dans sa lignée avec un discours environnemental fort, elle a perdu ses fondateurs.

D’autres marques françaises méritent aussi le titre de pionnières : on peut citer Kure Bazaar, qui a créé le vernis biosourcé en 2012, ou encore Absolution (2008) qui concilie bio et beau, ou Oolution qui mise sur naturalité et efficacité.

La pionnière de la Clean Beauty « Green, Clean and Glam »

Mais c’est d’outre-Atlantique, où la réglementation sur les cosmétiques est bien moins drastique qu’en Europe, qu’est arrivée par réaction la mouvance Clean Beauty. Avec des marques très bien marketées, dont la fondatrice devient sa propre égérie et le porte-voix très médiatisés.

L’exemple même, qui fera des émules, c’est Tata Harper, la « Green Beauty Queen ». Cette Colombienne installée dans le Vermont commence dès 2005, alors que le bio est encore un peu austère, à travailler sur sa marque, qu’elle lance en 2010. Elle séduit les influenceuses, les stars de la mode et les mannequins en créant des produits bio et «100% naturels » et en se démarquant du bio européen avec des produits qui réconcilient bio, efficace, clean et glamour. Les formules sont longues, avec jusqu’à 72 extraits de plantes, les packs en verre verts sont photogéniques et la créatrice se transforme en influenceuse en alimentant son compte Instagram de stories et master classes. Le succès est planétaire et crée un business model.

Packaging - Clean Beauty - WE ARE CLEAN

Les pionnières de la Clean Beauty 2.0

Depuis Tata Harper, les marques clean qui ont le vent en poupe sont toutes incarnées par une créatrice, qui plus est prolixe sur les réseaux sociaux. Quel que soit leur discours et positionnement, elles ont toutes émergé par le biais d’Internet puis Instagram.

En Grande Bretagne, on distingue évidemment la marque Goop, de l’actrice devenue « prêtresse », Gwyneth Paltrow. Goop, d’abord blog de l’actrice montrant son mode de vie « New Age », livrant ses recettes « healthy » (saines) et opinions parfois controversées devient en 2011 une marque de cosmétiques, de mode et de compléments alimentaires.

En France, Oh My Cream et Aime font référence. Juliette Lévy a d’abord créé le site marchand Oh My Cream, référençant exclusivement des marques tendance et clean, puis un réseau de boutiques avant de lancer sa marque éponyme. Mathilde Lacombe, après une première expérience au magazine ELLE, a lancé en France le premier système de box cosmétique, JolieBox devenue Birchbox, avant d’imaginer l’univers extrêmement léché de Aime, au concept In and Out, alliant compléments alimentaires rééquilibrants et cosmétiques clean. Mathilde Lacombe est devenue une influenceuse éminente, ce qui a permis à Aime de prendre son essor par le biais de sa large communauté Instagram.

Vient ensuite Respire, qui avec seulement un déodorant, a fait de Justine Hutteau une star. Et nombreuses sont les marques qui depuis 2-3 ans suivent le mouvement de la Clean Beauty.

Scan produits cosmétiques - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN Image

Comment décrypter les cosmétiques ? 

Les crises sanitaires et environnementales ont amplifié encore le besoin de transparence, de respect de la santé de la peau et de la planète, et en conséquence la méfiance envers des ingrédients controversés. Ce qui explique le succès de la Clean Beauty, cosmétique propre, et de ses applis spécialisées, outils de choix des adeptes de cette nouvelle beauté.

Yuka, Inci Beauty, Clean Beauty, QuelCosmetic, CosmEthics, Claire, ces applications repèrent la présence d’ingrédients controversés et évaluent la « propreté » dans les formules. En 4 ans, un tiers des Français en a téléchargé au moins une ! Si elles ne sont pas à prendre au pied de la lettre, elles ont pourtant un énorme mérite, celui d’informer les consommateurs et de pousser les marques à être plus vertes.

A quoi servent exactement ces applis Clean Beauty ? laquelle choisir ? quelles sont leurs limites ? et surtout comment bien les utiliser ?

Les réflexes Clean Beauty à suivre

Devant la recrudescence des peaux sensibles et allergiques, le besoin de transparence des formules est criant et les informations données par des instances sont censées être plus objectives que celles apportées par les marques elles-mêmes. Les consommateurs veulent être guidés dans leur choix. Car entre des listes d’ingrédients incompréhensibles à n’en plus finir, les composants accusés d’être à l’origine de problèmes graves pour la peau, les substances douteuses pour la santé et l’environnement, comment se faire un avis sur la « propreté » d’un cosmétique ?

Les bons réflexes :

Déchiffrer une liste d’ingrédients longue et incompréhensible

ingredients cosmetiques - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN

La liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients), affichée sur chaque produit en noms latins indique les ingrédients dans l’ordre décroissant de concentration. Les premiers sont donc les plus importants à vérifier pour se faire un premier avis. La Clean Beauty préconise une liste d’ingrédients courte pour éviter la multiplication des substances sur la peau.

Identifier les ingrédients controversés

Beaucoup d’ingrédients incriminés ont fait l’objet d’un buzz médiatique qui a amplifié l’aspect anxiogène. En effet, la cosmétique a suscité plusieurs polémiques, la plus connue d’entre elles concerne les parabens, des conservateurs soupçonnés d’être cancérigènes. Elle a d’ailleurs obligé les marques à supprimer les parabens de leurs formules, au grand dam de certains scientifiques et des diverses autorités de santé qui les défendent en assurant que ce sont des conservateurs efficaces et plus sûrs.

Que s’était-il passé ? Une émission d’Envoyé Spécial à la télévision qui citait le livre d’une chercheuse faisant un lien entre parabens et cancer du sein. Selon certains chercheurs, ils ont été remplacés par des ingrédients moins efficaces et pas plus sûrs. Qui croire ? Cette controverse a installé un vrai climat de méfiance.

Connaitre la liste noire des ingrédients

Ils appartiennent aux familles des CMR (cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction), des perturbateurs endocriniens, des nanomatériaux, des allergènes, des agents irritants ou sont soupçonnés de toxicités diverses.
Les ingrédients les plus controversés sont :

  • Les parabens et le phénoxyéthanol,
  • Les huiles minérales, venant du pétrole, qui étoufferaient la peau,
  • Les silicones car ils sont très polluants,
  • Certains sulfates comme le SLS, un tensio-actif (agent moussant) qui serait irritant,
  • Les sels d’aluminium, potentiellement cancérigènes,
  • Les alcools, car ils dessèchent,
  • Les parfums car ils contiennent des allergènes
  • L’EDTA, un conservateur toxique,
  • Les polymères PEG, obtenus par des gaz toxiques polluants

Repérer les emballages controversés

De nombreux produits cosmétiques sont suremballés et utilisent beaucoup de plastique. La Clean Beauty privilégie ainsi le verre et l’aluminium, plus propres.

Quelle appli Clean Beauty choisir?

Les formidables progrès de l’Intelligence Artificielle ont permis de concevoir des applis Clean Beauty qui permettent de vérifier instantanément la présence ou non d’ingrédients dits controversés. Mais attention, ces applis Clean Beauty n’ont pas les mêmes algorithmes. Certaines n’analysent pas la formule dans sa globalité, mais les ingrédients pris individuellement. D’autres décryptent seulement la formule, d’autres l’impact environnemental en plus, car un produit clean n’est pas seulement une formule clean. Elles sont de plus en plus nombreuses et gratuites mais chacune est différente. Certaines proposent une version payante en plus.

Yuka, l’appli cosmétique qui vient de l’alimentaire

Comme pour les produits alimentaires, à partir d’un scan, l’appli indique l’impact du produit sur la santé avec un code couleur correspondant au niveau de risque, sur le produit fini et sur les ingrédients. Ils apparaissent du plus au moins dangereux, et les raisons du risque sont expliquées, en donnant les sources scientifiques. Yuka fixe la note du produit sur 100, la présence de chaque ingrédient controversé enlevant des points. Mais elle ne tient compte ni de la concentration de l’ingrédient, ni d’autres paramètres, comme celui de l’impact environnemental.

Il y a également une différence de notation entre les produits français et étrangers. Notre réglementation étant plus stricte, elle oblige nos fabricants à afficher tous les ingrédients contrairement à certains fabricants étrangers. Ce qui explique qu’ils puissent obtenir une meilleure note, alors que par exemple, le parfum de la formule est rempli d’allergènes. La base de données Yuka est collaborative, on peut ajouter des produits non référencés si on est membre (prix 14,99€/an). Et si un produit est mal noté, Yuka propose des alternatives.

Clean Beauty, l’appli cosmétique des pros

Clean Beauty - WE ARE CLEAN
©Clean Beauty

Créée par une pharmacienne, cette appli Clean beauty ne note pas le produit, mais informe de façon documentée à partir d’un glossaire d’ingrédients. D’après une photo de la liste d’ingrédients, l’appli les analyse et détecte ceux qui sont à risque, ainsi que les allergènes, puis explique pourquoi ils sont controversés. Elle permet d’avoir un avis sur le produit en allant juste sur le site de la marque pour photographier la liste d’ingrédients.

Inci Beauty, l’appli cosmétique des concentrations

Cette appli liste les ingrédients en tenant compte de leur concentration dans le produit, plutôt que de leur nocivité potentielle. En effet, un ingrédient peut être totalement inoffensif à très faible concentration, ou nocif s’il est présent en grande quantité. Chaque ingrédient est noté sur 20, et la note du produit tient compte aussi de l’impact environnemental : les composants nuisant à l’environnement sont classés « pas terrible ». Une liste de produits alternatifs est affichée, et l’appli indique aussi où on peut trouver le produit et à quel prix selon les différents lieux de vente.

En prime, l’appli classe les produits en fonction de leur note. Si on a jeté l’emballage, la barre de recherche permet de retrouver le produit. C’est une plateforme communautaire qui permet aussi d’échanger des avis.

QuelCosmetic, l’appli cosmétique de Que Choisir

QuelCosmetic

Cette appli a été créée par l’UFC Que choisir, qui à partir du scan du code-barres, estime le niveau de risque du produit selon la présence ou non de composants controversés, d’après une liste qu’elle a elle-même établie. Intéressant, l’analyse des risques se fait par famille d’utilisateurs (bébés, enfants/ados, femmes enceintes, adultes…). Cette appli clean beauty propose aussi des produits alternatifs.

Cosmethics, l’appli cosmétique personnalisable 

CosmEthics

Après analyse de la liste d’ingrédients, l’appli prévient si le produit contient des ingrédients controversés. Pratique pour certains, on peut mettre une alerte personnalisée sur tel ou tel ingrédient, par ex si on est allergique à tel composant, ou si on est vegan, ou si on refuse tel ou tel ingrédient.

Claire, l’appli cosmétique de la Fédération 

Cette appli, créée en novembre 2020 par la FEBEA (Fédération des Industries de la Beauté) et développée avec la Société Française de Cosmétologie, scanne la liste INCI et donne des informations sur plus de 25 000 ingrédients. Elle prend en compte certains changements de formule même si les marques ne les signalent pas dans leur code-barre. Son objectif n’est pas de noter les produits finis mais d’éclairer le consommateur sur les composants des produits avec une fiche sur chacun d’entre eux. Un scan sur la liste permet de connaitre la fonction d’un ingrédient et pourquoi il fait, éventuellement, l’objet d’une polémique.

Les avantages d’utiliser une application de Clean Beauty

De plus en plus de consommateurs se préoccupent de la qualité et de la sécurité des produits cosmétiques qu’ils utilisent. Face à la multitude d’ingrédients et de termes complexes présents sur les emballages, il peut être difficile de faire les bons choix. L’avantage des applications Clean Beauty :

Décryptage des ingrédients en toute simplicité

L’application fournit des explications détaillées sur chaque ingrédient, indiquant s’il est sûr, potentiellement irritant ou toxique. Grâce à cela, les utilisateurs peuvent prendre des décisions éclairées et choisir des produits adaptés à leurs besoins et à leurs préférences.

Suggestions d’alternatives sûres et naturelles

Les applications Clean Beauty ne se contentent pas de décrypter les ingrédients, elle propose également des alternatives plus sûres et plus naturelles aux produits conventionnels. En analysant les ingrédients d’un produit, l’application peut recommander des produits clean et green qui répondent aux mêmes besoins. Par exemple, si vous recherchez un hydratant sans ingrédients synthétiques nocifs, l’application peut suggérer des produits à base d’huiles végétales biologiques ou d’extraits naturels connus pour leurs propriétés hydratantes.

Suivi des marques et des tendances

Une capacité à suivre l’évolution des marques et à fournir des informations sur les nouvelles tendances et découvertes dans le domaine des cosmétiques. Elles peuvent informer les utilisateurs sur les marques qui adoptent des pratiques de fabrication respectueuses de l’environnement, les certifications bio et les labels de qualité. De plus, elles les tiennent informées des avancées scientifiques dans le domaine des ingrédients cosmétiques.

Encouragement à la transparence et à la responsabilité

Leur utilisation encourage la transparence et la responsabilité des marques. Les consommateurs de plus en plus conscients peuvent partager leurs expériences, évaluer les produits et les marques, ce qui influence les pratiques de l’industrie cosmétique. Cela favorise une concurrence saine et incite les fabricants à améliorer la qualité de leurs produits.

Les limites des applis Clean Beauty

Ces applis sont de formidables outils d’information qui incitent les marques à « nettoyer » leurs produits. Elles ont pris beaucoup de pouvoir sur le marché des cosmétiques. Un rôle qui mérite d’être tempéré, car tout n’est pas noir ou blanc dans les cosmétiques et les verdicts tranchés des applis méritent des nuances.

Deux conseils pour une utilisation experte :

Des résultats différents

On n’obtient pas les mêmes résultats selon les applis, donc à qui se fier et comment se repérer ? une bonne raison pour ne pas suivre leur verdict les yeux fermés.

  • Elles ne prennent pas toutes en compte la concentration des ingrédients, la région où le produit est appliqué, s’il est rincé ou non, et à quel rythme il est utilisé.
  • Plusieurs occultent l’impact environnemental des produits, et les conditions de vie des travailleurs : un composant peut être tout à fait inoffensif mais s’il est fabriqué par des ouvriers à qui l’on fait subir des cadences intensives, peut-on dire que ce produit est vraiment clean ?
  • Les formules cosmétiques sont très complexes, or les applis qui sont obligées de simplifier, font des raccourcis qui changent la donne. Sur certains ingrédients, les données scientifiques sont insuffisantes. Le débat reste donc ouvert, mais l’appli, elle, tranche, même en dehors de tout cadre législatif.
  • Les applications peuvent faire des erreurs, technologiques ou humaines (produit mal scanné, détection de composants dits nocifs alors qu’ils ne le sont pas ou non détection alors qu’ils le sont). Et puis les bases de données deviennent vite obsolètes… la Febea (Fédération de la beauté) estime à 800 000 références le nombre de produits vendus en Europe, et un tiers de ces produits voient leurs formules changer tous les ans !

On en oublie sa peau

A force de se focaliser sur les produits et sur les ingrédients décriés, l’ambiance devient anxiogène et on en oublie les besoins et la nature de sa peau. Il faut donc personnaliser le choix de l’appli en fonction de ses critères perso. En effet, les applis Beauté Clean ne classent pas les ingrédients dits à risque de la même façon. Par exemple, un ingrédient rejeté par l’appli car potentiellement allergisant est à priori sans danger pour vous si vous n’avez aucun terrain allergique.

Pourquoi les applis Clean Beauty secouent les marques?

Les applis représentent un outil très utile d’information pour les consommateurs, en levant le voile sur une certaine opacité entretenue par les marques. Elles poussent les fabricants dans leurs retranchements et les obligent à accélérer et amplifier leur démarche de « cleanitude ». Aujourd’hui, toutes les marques ont entamé ce processus. Ce sont des chantiers colossaux pour les grandes marques qui ont énormément de références à revoir, des process longs, mais les moyens de le faire et également pour les petites marques plus agiles, qui ont moins de références mais peu de moyens.

C’est le début de cette nouvelle cosmétique plus naturelle, plus respectueuse et plus transparente, dont le développement est clairement une voie d’avenir. Les applis devront suivre cette évolution pour prendre en compte tous les paramètres : formules, packagings, impact environnemental, et informer de façon globale un consommateur de plus en plus exigeant et attentif à une consommation vertueuse. Une chose est sûre, la transparence est désormais non négociable. Et avec des applis, le mouvement de la Clean Beauty n’est pas près de s’arrêter.

C’est quoi la Clean Beauty ?

La Clean Beauty, une tendance en vogue qui révolutionne l’industrie de la beauté proposant des produits qui allient efficacité et respect de votre santé et de l’environnement. La Clean Beauty privilégie des ingrédients naturels, sûrs et non toxiques, pour une peau éclatante de beauté et de bien-être. En choisissant ces alternatives plus saines, vous contribuez également à la préservation de notre planète. De plus, cette approche éthique favorise l’utilisation de matériaux d’emballage durables et soutient des pratiques respectueuses envers les animaux. Optez pour une beauté consciente et laissez-vous séduire par la magie de la Clean Beauty !

Quelle est la meilleure application pour les cosmétiques ?

Parmi les applications populaires dédiées aux cosmétiques, plusieurs se distinguent par leurs fonctionnalités et leur utilité. Parmi celles-ci, “Yuka” est souvent considérée comme l’une des meilleures. Elle permet de scanner les codes-barres des produits cosmétiques pour obtenir des informations sur leur composition et leur impact sur la santé. “Inci Beauty” est également très appréciée pour son évaluation des ingrédients et son système de notation. “Clean Beauty” offre une sélection de produits non toxiques et respectueux de l’environnement. “QuelCosmetic” et “CosmEthics” fournissent des informations détaillées sur les composants des produits, tandis que “Claire” offre des recommandations personnalisées. Faites votre choix selon vos besoins et préférences spécifiques !

Cosmétiques clean - WE ARE CLEAN - Clean Beauty Image

Les ingrédients clean : décryptage et bénéfices

Les cosmétiques, suivant la tendance de la Clean Beauty, sont installés dans le paysage de la beauté et répondent à une vraie demande des consommateurs. L’arrivée des applications pour décrypter la composition des produits a entrainé une révolution des comportements et de l’industrie. Cela a été bien plus facile et rapide de savoir directement, par soi-même si un produit était clean ou pas ! Au-delà de cette première étape, la curiosité a été de mise concernant les ingrédients…Un vaste nouveau monde s’ouvrait.

Quels sont ces ingrédients clean et leurs atouts ? Petit rappel en préalable quant aux ingrédients controversés.

USA versus Europe – La liste noire des ingrédients

“How toxic are your cosmetics?” Traduisez « Quelle est la toxicité de vos produits cosmétiques ? », les américains n’y vont pas par quatre chemins et utilisent des termes chocs. Certains cosmétiques sont même estampillés ‘Risk-free’ ‘sans risque’ ! Impensable en France, la législation ne le permettrait pas. Si l’on prend une des marques emblématiques du clean outre atlantique, comme Drunk Elephant, ils ont communiqué sur les « Suspicious 6 », soit les six catégories d’ingrédients non clean et exclues de leurs produits : l’alcool, les sulfates, les silicones, les écrans solaires chimiques, les huiles essentielles, les parfums/colorants. L’essentiel est dit. Cependant en France nous en ajoutons beaucoup d’autres ! (Le phénoxyéthanol, les nanoparticules, les perturbateurs endocriniens comme les parabens, le formaldéhyde, les phtalates, etc.).

L’éviction des huiles essentielles mérite d’être considérée. Leur efficacité est grandement reconnue, elles sont composées de molécules puissantes mais leur potentiel allergène fait que les marques dites ‘clean’ préfèrent s’en passer et que les marques naturelles sont de plus en plus nombreuses à proposer un ou plusieurs produits de leurs gammes sans huiles essentielles.

Une fois ces exclusions en tête, cap sur les ingrédients non controversés. Quelles sont ces molécules sures et efficaces ?

Les ingrédients non controversés

Comme le rappelle fréquemment Candice Colin, fondatrice de l’application Clean Beauty : « Notre position a toujours été claire, nous ne notons pas le produit, car nous considérons que le problème n’est pas le produit, mais l’ingrédient » et de préciser « ll faut avoir une réflexion globale et prendre en compte l’exposome (qui regroupe la totalité des expositions à des facteurs environnementaux) ». Dans la clean beauty, on trouvera donc des ingrédients naturels, issus du monde végétal, et surtout des ingrédients biomimétiques que la peau reconnaitra et qu’elle pourra donc mieux assimiler. Le distributeur de cosmétique clean américain Follain les décrit ainsi : « Il s’agit d’alimenter notre peau avec de véritables formules riches en vitamines, minéraux et nutriments qui contribueront à la nourrir et à l’améliorer durablement ». 

Les extraits de plantes et actifs végétaux (fleurs, feuilles, racines, fruits, etc.)

CALENDULA - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Beaucoup ont fait leurs preuves et leurs vertus sont bien connues du grand public : aloé vera, miel, centella asiatica, argan, figue de barbarie, calendula, etc. La liste est longue !

L’enjeu concerne bien sûr la pureté, le mode d’extraction et l’acheminement des extraits. Il est pour le moment difficile de savoir si les marques font de l’extraction verte, c’est-à-dire sans solvants chimiques. Cela est rarement indiqué toutefois davantage par les jeunes marques, ces deux dernières années. Ainsi la marque dermatologique clean et biologique Alaena utilise les graines germées issues de la biotechnologie (culture d’actifs, d’organismes vivants dans un bioréacteur), pour un effet profondément réparateur.

L’intérêt des technologies vertes

Ces nouvelles technologies permettent de dupliquer une plante en grande quantité, ce qui est fort utile lorsque l’espèce est menacée. De plus, si demain toute l’industrie cosmétique passait en mode naturel, ce serait l’épuisement des ressources assuré ! Sans compter que les terres dédiées à la production alimentaire sont la priorité, avec un horizon de 10 milliards d’humains à nourrir d’ici 2050, selon les statistiques. D’où un bel avenir pour les biotechnologies ainsi que pour les fermes urbaines verticales, dont la cosmétique pourra valoriser certaines parties non utilisées des plantes. Un autre avantage important est la réduction de l’impact carbone.

L’importance de la récolte et de l’extraction

Pour une efficacité optimale des plantes, la récolte est cruciale. Plusieurs marques s’approvisionnent directement dans leurs propres jardins ou terres, un gage de qualité. Dr Hauschka, Weleda et Jurlique travaillent les plantes en biodynamie. Cette approche, de plus en plus usitée en viticulture notamment, tient compte des semences, du biotope, du jardinage, de la période de récolte, de l’influence de la lune, etc. Elle place la plante au cœur du vivant, en lien avec l’agriculture et l’univers. Ainsi certaines plantes récoltées à la rosée du matin auront des vertus sublimées tandis que pour d’autres ce sera en fin de journée.

Yves Rocher, Sothys, Sanoflore cultivent des plantes aromatiques et médicinales bio. L’extraction pour cette dernière se fait avec des techniques respectueuses de l’environnement. Même Lancôme et Clarins ont récemment acheté des parcelles afin d’être au plus près des plantes et de pouvoir observer leur développement, sous différentes latitudes et températures (80000 hectares dans les Alpes pour le domaine Clarins).

La terre, enjeu de demain ?

CB.extraits de plante

Clairement oui. Dans les extraits de plantes, fruits, légumes, oléagineux, et aussi les fabuleuses huiles végétales biologiques et les macérât huileux (l’infusion de plantes ou de parties de végétaux dans une huile végétale pour en extraire ses principes actifs). De quoi obtenir la quintessence du végétal avec un effet immédiatement reconnu et absorbé par la peau, puisque qu’il est l’ingrédient unique bienfaisant, concentré de vitamines et d’antioxydants.

Les actifs phares

Vitamine C, acide hyaluronique, rétinol, resvératrol, peptides, collagène…presque tous ont leur pendant végétal (seule la vitamine C est majoritairement d’origine synthétique car difficile à stabiliser). Depuis trois ans, il y a un vrai engouement sur le rétinol végétal ou phyto-rétinol : le bakuchiol, issu de la graine du babchi, une plante indienne utilisée en médecine ayurvédique et chinoise. Concentrée entre 0,5% et 2%, son efficacité serait comparable au rétinol synthétique, avec l’avantage de ne produire aucune irritation. Citons aussi le collagène marin, très présent dans les compléments alimentaires. Les algues deviennent d’ailleurs un ingrédient star (cela fait des années qu’on le dit !), tant dans l’assiette pour leur haute valeur nutritive que sur notre peau pour la régénérer et la reminéraliser (les bienfaits de la thalassothérapie sont plus qu’avérés…).

Les conservateurs

En version naturelle, ils sont souvent remplacés par de l’alcool et des huiles essentielles, des irritants possibles. Certaines jeunes marques plébiscitent les ferments issus de la racine de radis (leucidal) pour conserver leurs produits. La solution ultime étant de se passer de conservateurs, comme c’est le cas dans les produits anhydres (sans eau), les fameux ‘solides’. Dont les savons tout simplement. Néanmoins les produits solides comme les shampoings sont controversés quant à leur ingrédient sodium cocoyl isethionate (à cause du procédé de fabrication ‘éthoxylé’ – fait à partir d’un gaz très réactif, toxique, cancérigène et mutagène, l’oxyde d’éthylène. Sans parler de leur écotoxicité). Rien n’est parfait et d’autres solutions arrivent ! Les textures à base de poudre sont aussi une bonne alternative aux formulations avec des conservateurs (attention toutefois à vérifier qu’il n’y ait ni métaux lourds ni irradiation).

La question de l’éthique

Un ingrédient peut-il être considéré clean s’il a un fort impact environnemental et s’il est irrespectueux humainement ? Non ! Il doit être aussi fabriqué de façon ‘propre’ dans tous les sens du terme. Par exemple la poudre de mica, très utilisée en maquillage, est souvent extraite par des enfants. D’où l’intérêt de vérifier comment les ingrédients ont été fabriqués. Dans ce cas précis, de s’assurer que la marque a rejoint l’association « Responsible Mica Initiative ».

L’approche bio

La certification Ecocert / Cosmebio d’un produit apporte la garantie que 95% des produits sont d’origine naturelle. Cela offre une réassurance quant à l’usage d’ingrédients clean. Reste les 5% d’ingrédients issus de la pétrochimie qui sont autorisés, et dont la liste est appelée à évoluer. Par exemple les ammoniums quaternaires, des composés dérivés de l’ammoniac, sont autorisés en bio par le label Cosmos dans leur version végétale. Alors que ces molécules, les ‘Quats’, peuvent être toxiques à certains niveaux de concentration et que leur bilan carbone est médiocre (l’extraction est très polluante, ils sont non biodégradables, tout comme les silicones qu’ils remplacent).

Réduire le nombre d’ingrédients

Quitte à souhaiter des ingrédients clean dans un produit, autant chercher à ce qu’il y en ait le moins possibles.

« Less is more », « moins c’est mieux »

C’est l’assurance d’éviter de faire subir à sa peau une ‘soupe cosmétique’ dans le jargon du métier ! Car si vous regardez de près la composition d’un produit cosmétique, vous serez surpris de voir tout un tas d’ingrédients participants au liant, à la stabilité, à la sensorialité et bien sûr à l’efficacité d’une formule. Comme des polymères, de la glycérine (hydratant), de la cellulose (agent de charge). Mais aussi des surfactants, émulsifiants, émulsionnants, émollients, relipidants, agents de toucher, agent rhéologique, parfums, conservateurs, etc. Même si certains sont d’origine naturelle, la majorité sont sur des supports issus d’huile de palme, ce qui pose un vrai problème. D’autant que cela peut se révéler difficile à détecter dans l’INCI. Il convient donc d’éviter de ‘consommer’ des produits cosmétiques trop chargés et transformés, à l’instar de l’alimentation et de ses produits ‘ultra transformés’.

Diminuer les ingrédients naturels

Ce geste permet de minorer également les risques de réactions, d’allergies et d’interactions possibles (également avec l’ensemble des molécules auxquelles l’humain est exposé tout au long de la journée et de la vie) ! Sans oublier que cela permet aussi de réduire l’empreinte carbone, liée à la provenance, l’extraction et le transport des matières premières. Des marques récentes proposent des produits clean aux nombre d’ingrédients réduits.

Le fait maison

On peut aussi faire soi-même ses propres cosmétiques, le fameux D.I.Y (Do It Yourself). Le Cérat Galien à l’eau de rose comporte par exemple cinq ingrédients et se fait avec grande facilité pour une efficacité nourrissante optimale.

CB.fait maison

Quid de l’efficacité ?

Il n’y a pas d’ingrédient universel ni d’ingrédient miracle ! Hormis pour les huiles végétales, un ingrédient utilisé seul n’est pas toujours gage d’efficacité. Son activité peut être renforcée dans une forme galénique, sans parler de l’effet sensoriel augmenté qui contribue grandement à l’appréciation et l’utilisation d’un produit. Lors de son lancement en 2010, la marque État Pur proposait une bibliothèque d’actifs purs, à combiner à des bases en fonction des besoins (soins de jour, nettoyant, etc.). Ce qui est aussi le propre du D.I.Y. ou l’art et la manière de faire sa propre recette en combinant actifs et textures pour un résultat sensoriel et efficace.

L’avenir des ingrédients Clean ? Ceux qui feront du bien à notre microbiome ! Cette communauté des milliards de micro-organismes qui vit à la surface de notre peau. Des ingrédients sur-mesure, qui favoriseront la prolifération de ‘bonnes’ bactéries et l’homéostasie, le juste équilibre du corps et de la peau.

Et pourquoi pas à présenter dans un environnement clean ? En 2017, la marque coréenne DrJart+ a proposé une expérience 100% clean dans son concept-store de Séoul : l’air était purifié, les visiteurs prenaient une douche d’air à leur arrivée, la lumière était naturelle et de l’eau purifiée était à disposition des clients. Un concept qui pourrait bien s’étendre en ces temps d’épidémie !

Compléments alimentaires - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN Image

La clean beauty et les compléments alimentaires

Les ventes de compléments alimentaires en France ont traditionnellement été positives, en tout cas, bien moins dynamiques que dans les pays anglo-saxons et asiatiques. 

Or, depuis trois ans, ce marché connaît un essor sans précédent dans l’hexagone, grâce aux nombreuses jeunes marques cosmétiques qui arrivent sur le marché avec directement le duo : soin cosmétique + des gélules à avaler. Des propositions alléchantes et esthétiques qui offrent une vision de la beauté plus globale. 

Cependant, comment s’assurer que les compléments alimentaires respectent les principes de la Clean Beauty ? C’est-à-dire exempts de polluants ou d’ingrédients suspects ? Autant la législation encadrant les cosmétiques en Europe passe pour être l’une des plus rigoureuses au monde, autant celle pour le marché des compléments alimentaires laisse passer comme un flou… Explications.

Un manque certain de transparence

Voire une grande nébuleuse ! En effet, les compléments alimentaires ne dépendent pas du tout de la réglementation cosmétique européenne. Ils sont bien régis par la réglementation européenne, mais avec moins de contraintes que les cosmétiques, en termes de détails sur les ingrédients. 

  • Il n’y a pas l’équivalent d’une liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredient) qui donne la composition précise de ce qu’il y a dans le produit cosmétique. Ceci explique pourquoi les applications comme Clean Beauty ou Yuka ne peuvent décrypter les compléments alimentaires. En revanche, ces derniers doivent se soumettre aux allégations autorisées, par ingrédient.
  • Une des seules obligations pour les compléments alimentaires est leur dépôt à la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). 
  • Même l’analyse microbiologique n’est pas automatique et des laboratoires de production peuvent vendre des lots aux marques sans l’avoir faite ! (Cependant la plupart de celles-ci l’effectue, fort heureusement.). 
  • Depuis peu, la partie de la plante utilisée doit obligatoirement figurer sur les packagings, ainsi que la mention ‘nano’. En effet, selon l’arrêté interministériel de 2017 : « Tous les ingrédients des denrées alimentaires qui se présentent sous forme de nanomatériaux manufacturés sont indiqués clairement dans la liste des ingrédients. Le nom des ingrédients est suivi du mot  entre crochets ». Le dioxyde de titane (E 171), colorant utilisé pour blanchir les aliments ou les faire briller, comme les bonbons et les chewing-gums, est particulièrement visé. 

Que veut dire clean pour un complément alimentaire ?

Au-delà des actifs naturels ou issus du naturel, reconnaissables et que l’on peut lire sur le packaging (les plantes par exemple), le souci réside davantage dans des processus invisibles ou opaques pour l’utilisateur. Par exemple, la plupart des ingrédients sous forme de poudres sont irradiés, afin de garantir une absence de bactéries (comme certaines spirulines, thés verts, argiles, etc.). Des métaux lourds peuvent être présents. Les extraits de plantes peuvent s’obtenir avec des solvants synthétiques. Lorsque les matières premières viennent de pays hors de l’Europe, notamment de Chine, il y a plus de risques d’avoir des lots ionisés, contenant des OGM, des perturbateurs endocriniens, etc.

La vigilance est de mise

Lorsque vous ne voyez rien de mentionné quant à la provenance des ingrédients ni le détail des processus, demandez des renseignements aux marques. En effet, la plupart d’entre elles font faire leurs compléments alimentaires par des façonniers et n’ont pas toujours l’intégralité des certificats. Comme le précise Fleur Phelipeau, la fondatrice de D-Lab, certaines marques comme la sienne, sont plus sérieuses et exigeantes dans ce domaine avec un service de Recherche et Développement, qui analyse support et solvant, scrute les ratios d’extraction élevés et les titrages en actifs précis. Les actifs utilisés respectent la réglementation CE 1881/2006 concernant la teneur maximale pour certains contaminants comme les métaux lourds et possèdent des certificats des producteurs de matières premières quant à l’absence d’irradiation. Enfin, certains fabricants préfèrent n’utiliser aucun conservateur hormis la vitamine E naturelle, bien évidemment pas de nano ni de perturbateurs endocriniens ni de dioxyde de titane (à vérifier dans la charte qualité). Le vrai plus de ces compléments alimentaires « clean » : une traçabilité totale des lots finis, des produits intermédiaires, des flacons et des attestations prouvant le respect des mesures de sécurité en production.

Et quid de l’assimilation des compléments alimentaires ?

La question de l’assimilation est centrale et souvent occultée. Comment s’assurer que les bienfaits vantés par les compléments alimentaires iront bien jusqu’à l’intestin, qui sont irrités pour la plupart des citadins ? Que les principes actifs seront dûment délivrés à bon port ? L’enveloppe de la gélule a-t-elle été étudiée pour cela ? D’autant que des excipients (sans activité thérapeutique mais utilisés dans la fabrication) et des agents de charge (qui lestent les gélules) entourent souvent les ingrédients actifs. 

Claire Nouy, cofondatrice d’Atelier Nubio, confirme « Quand nous avons décidé de nous lancer dans les compléments alimentaires, on nous a proposé énormément de formules coupées à la maltodextrine ». La maltodextrine étant une poudre d’amidon ou de fécule, utilisée comme agent de texture et conservateur, suspectée de freiner l’assimilation des actifs. 

De manière générale, afin de s’assurer qu’un complément alimentaire est clean, deux règles prévalent, comme le rappelle François Vix, fondateur de Glisodin, compléments alimentaires anti-oxydants :

  1. Plus le produit est naturel, issu d’un extrait végétal sain, plus il sera assimilable par l’organisme car les actifs synthétiques ont une efficacité décevante.
  2. Les mises en avant des propriétés des actifs doivent avoir fait l’objet d’études scientifiques et cliniques rigoureuses publiées dans des revues internationales. 

Enfin, il est important de voir si la marque a établi une charte sur son site web, indiquant l’origine géographique (au-delà du pays, de quels champs viennent-ils ?) et naturelle de ses actifs. Garantissant l’absence de pesticides, métaux lourds, une totale traçabilité, etc. À proscrire : les composants chinois.

Pour conclure, il est en premier lieu utile de se faire établir un dosage des vitamines et minéraux avant d’entamer une quelconque cure de supplémentation. Et de bien se renseigner quant aux aspects clean ou non clean des compléments alimentaires. De dépasser le côté attractif proposé par le concept, le design du packaging et l’image véhiculée par Instagram, certaines promesses alléchantes comme améliorer son ‘glow’, afin d’éviter de possibles déceptions. 

Reste à considérer que la cosmétique ne fait pas tout le ‘job’ pour la peau et que la nourrir de l’intérieur est d’un intérêt évident. Cela passe par une approche holistique de soi : la qualité de l’alimentation, le sport, les massages, les crèmes, un bon sommeil, une dose d’optimisme et de pensées positives. 

Et des compléments alimentaires clean selon ses besoins ! Enjoy !

clean et bio - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY Image

Clean beauty et beauté bio, la différence ? 

Certaines marques de cosmétiques ont fait le choix de la certification bio. D’autres affichent le pourcentage d’ingrédients d’origine naturelle pour respecter les principes de la Clean Beauty. Et il y a celles qui font le ménage dans leurs formules pour bannir les ingrédients indésirables, sans pour autant afficher de certification. Pas toujours évident de faire la différence. Un produit de beauté peut-il être clean sans être bio et vice-versa ? 

Le bio, avant tout une norme et une certification

À l’origine, la Charte Cosmebio créée en 2002 avait pour objectif de valoriser les ingrédients végétaux issus de l’agriculture biologique et de bannir les ingrédients pétrochimiques. Au fil des ans, cette norme s’est enrichie. La norme européenne Cosmos, la plus répandue et récente, bannit tous les produits issus de la pétrochimie (huiles minérales, paraffine, silicones, PEG), les conservateurs de synthèse comme les parabens ou le phénoxyéthanol, les parfums et colorants de synthèse et les OGM. Et définit que 95 % des ingrédients d’un produit fini doivent être d’origine naturelle, 95 % des matières végétales doivent être bio et au final au moins 20 % du produit fini (eau comprise). Cette dernière norme comprend également tout un pan consacré au développement durable en privilégiant la chimie verte et les emballages en matières recyclées. Ce cahier des charges précis est vérifié par un organisme (Ecocert est le plus connu.) qui délivre une certification à chaque produit. Il existe d’autres labels bio en Europe, comme Natrue et Nature, et Progrès, et USDA Organic aux Etats-Unis.

La clean beauty, un concept plus vague   

Il n’existe pas aujourd’hui, pour la cosmétique clean, de définition et de charte aussi précise que pour le bio. Chacun est donc libre de son interprétation. Mais globalement, la clean beauty comprend à la fois une cosmétique plus responsable, avec des produits aux formules plus propres et plus vertes, durables, équitables, éco responsables et éthiques. Elle épouse des concepts plus vastes.

Clean : plus de sécurité et de transparence

Il faut aussi rappeler que le mouvement est né aux Etats-Unis, où la Réglementation cosmétique est bien moins contraignante qu’en Europe, et la sécurité du consommateur moins bien assurée. En réponse, la clean beauty est fortement axée sur la santé et la transparence des formules et des modes de production : traçabilité des ingrédients, respect de la peau et de l’environnement, cycle de vie du produit. À cet égard, sont proscrits tous les ingrédients controversés, qu’ils soient soupçonnés d’être toxiques, polluants ou allergisants. 

Bio, mais pas clean, c’est autorisé ?

Et oui ! Même si les protagonistes s’en défendent, on peut être certifié bio et ne pas répondre à toutes les exigences de la clean beauty. En effet, si les ingrédients d’origine pétrochimique et la majeure partie des actifs controversés sont exclus par la Charte, bio ne signifie pas automatiquement sans risques. La Charte autorise des actifs qui peuvent être irritants, desséchants, allergisants ou interdits aux femmes enceintes : ainsi, les conservateurs sont souvent remplacés par de l’alcool et des huiles essentielles, et les sulfates sont autorisés dans les produits lavants.

Par ailleurs, le clean privilégie les circuits courts et la responsabilité sociétale. Si nombre d’entreprises du bio y adhèrent, il n’en reste pas moins que certains ingrédients venant du Brésil, de Madagascar ou d’autres pays lointains sont achetés à des fournisseurs, sans qu’il soit aisé de vérifier le respect à la fois des travailleurs et la préservation de l’environnement.

Clean, mais pas bio, c’est possible ? 

Si le naturel est largement privilégié par la clean beauty, rien n’oblige à ce que ces ingrédients d’origine végétale soient certifiés bio. Par ailleurs, nombre de marques clean s’autorisent les biotechnologies qui, malgré leur nom, n’entrent pas dans le cadre du bio. Ce mariage entre la science des êtres vivants et la technologie (biochimie, biologie moléculaire) permet d’obtenir des actifs hautement efficaces, comme l’acide hyaluronique ou la vitamine C par exemple.

Ainsi, on le voit, si bio et clean ont beaucoup d’éléments communs et une frontière relativement floue, il existe bel et bien des divergences. Certains produits sont ainsi clean sans être forcément certifiés bio et sans en reprendre toutes les contraintes, en ce qui concerne l’obligation extrême de naturalité. D’autres sont bio sans répondre à toutes les exigences d’innocuité et sécurité pour la peau. Enfin, les plus absolutistes combinent les deux pour un bénéfice ultime.