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Le naturel est-il forcément meilleur pour la peau ?

Naturel meilleur pour la peau - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Le naturel est-il forcément meilleur pour la peau ?

Cette idée rousseauiste qui pare la nature de toutes les vertus et blâme la chimie de tous les maux est un raccourci répandu et que l’on fait trop rapidement ces dernières années, notamment en cosmétique. Se vérifie-t-elle réellement ?

On a vu au fil des ans les ingrédients naturels devenir des arguments de vente : « au karité, à l’aloe vera, au thé vert… » sont désormais écrits en gros sur de nombreux produits, au côté de revendications de pourcentages toujours plus élevés d’ingrédients d’origine naturels. La naturalité a gagné la partie et on ne peut que s’en réjouir. Mais attention à ne pas se laisser duper par certains arguments greenwashing. Et par ailleurs, le naturel est-il nécessairement un gage de meilleure qualité et efficacité pour la peau ? Comme souvent, il faut y regarder de plus près et ajouter des nuances.

Plus de naturel, un progrès indéniable

On est désormais loin de la cosmétique des années 1980-90, très chimique, bourrée d’actifs dont on ne savait ni prononcer le nom, ni de quoi ils étaient composés.

Le tournant des années 2000

Rappelons-le tout de même, la Réglementation européenne était l’une des plus drastiques et le secteur cosmétique ultra surveillé, à cause du drame des talcs Morhange survenu en 1972. Une erreur de manipulation entraîne un surdosage d’un bactéricide puissant dans le talc pour bébés Morhange, entrainant la mort de 36 nourrissons et l’intoxication de 168 autres. Ce drame a laissé des stigmates fortes et donné naissance à la Loi française de 1975 et la Directive Européenne de 1978, sur la réglementation et la régulation en matière cosmétique.
Mais les années 1970 restent celles de la technicité, où chimie rime avec performance, et où naturel est encore synonyme de « baba cool » où traîne une odeur de patchouli.
Les années 2000 marquent un tournant avec d’une part la création en 2002 de la Charte Cosmébio qui définit la cosmétique bio, qui sort alors de son ghetto estampillé Larzac, et de l’autre l’émission d’Envoyé Spécial de mars 2005 qui jette un pavé dans la mare de la cosmétique « conventionnelle » et les parabens en pâture au grand public. La suspicion est née, le naturel devient bon, la chimie mauvaise.

Une cosmétique qui « verdit »

Peu à peu, les ingrédients naturels ont grignoté le terrain, au-delà de la cosmétique bio qui a eu un rôle d’aiguillon important autant que de trublion. Tous les groupes ont verdi leurs formules, cherché des ingrédients naturels, locaux pour certains, exotiques pour d’autres. Désormais, l’aloe vera, l’huile d’argan, le beurre de karité, pour ne citer que les plus courants, sont connus et reconnus par le grand public et sont devenus des arguments de vente.
Et peu à peu, à côté d’ingrédients naturels stars, les laboratoires ont cherché à éliminer de leurs formules certains ingrédients chimiques moins intéressants – dont on s’est peu à peu rendu compte qu’ils pouvaient perturber le microbiote, quand ils ne sont pas carrément irritants ou suspectés d’être des perturbateurs endocriniens-. C’est un mouvement lent et long, difficile, car il suppose de revoir de fond en comble chaque formule et d’apprendre une autre façon de concevoir celles-ci.

Attention, il y a naturel et origine naturelle

Naturel ou origine naturelle ?

Beauté naturelle - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Depuis 2017, face à une cosmétique bio qui a fait son trou avec des normes très définies, l’industrie cosmétique a voulu définir ce qu’est un ingrédient bio, un ingrédient naturel… En est sorti la Norme 16128, qui définit que « les ingrédients naturels sont des ingrédients cosmétiques obtenus exclusivement à partir de végétaux, d’animaux, de micro-organismes ou de minéraux ». Les huiles et beurres végétaux purs, les huiles essentielles et les extraits de plantes sans solvant ni raffinage respectent cette définition. A côté, « les ingrédients dérivés de matériaux naturels sont des ingrédients cosmétiques, pour une proportion de plus de 50 % d’origine naturelle, qui sont obtenus par des procédés chimiques et/ou biologiques définis visant à les modifier chimiquement ». Et c’est là que le bât blesse, car, dans l’esprit du consommateur, naturel et origine naturelle se confondent, et il faut bien l’avouer, les fabricants ne font rien pour dissiper ce trouble. Si bien qu’on a vu fleurir depuis sur les produits des sortes d’estampilles 95% d’origine naturelle, 99% d’origine naturelle… où pourcentage et naturel sont écrits en gros tandis que « d’origine » semble disparaître. Or, rien n’oblige à ce que la transformation soit de la chimie verte, et ainsi une matière première peut être considérée d’origine naturelle, alors qu’elle peut contenir jusqu’à 49% de ressources non renouvelables.

L’argument naturel dans une formule, qui ne l’est pas du tout

De même, certaines formules, sous prétexte qu’elles mettent en avant un actif naturel peuvent, pour le reste de la formule, contenir toutes sortes d’ingrédients tels que sulfates, silicones, conservateurs, tensio-actifs… Que ce soit pour les gels douche, capillaires ou les soins, l’argument se vérifie partout. Et que dire en maquillage de l’argument vegan qui permet à un produit archi chimique de faire du « greenwashing » sous prétexte qu’il est estampillé PETA ?

Le naturel, moins toxique ?

Maintenant que l’on a vu qu’il ne faut pas se laisser leurrer par des arguments marketing, disons « exagérés », qu’en est-il vraiment pour la peau ?

Moins toxique ?

Evidemment, les ingrédients naturels peuvent s’opposer aux produits d’origine synthétiques, surtout quand ceux-ci sont décriés. Parmi ceux-ci, certains posent problème car ils ne sont pas écologiques mais n’ont a priori pas d’incidence sur la santé humaine : les silicones, les huiles minérales… D’autres peuvent provoquer des irritations comme les tensio-actifs avec sulfates. Et enfin, ceux soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens ou cancérigènes, comme le triclosan, les phtalates, l’oxybenzone et le benzophénone, les silicones volatiles – l’octamethylcyclotetrasiloxane (D4) et le decamethylcyclotetrasiloxane (D5)-. Mais il existe aussi des perturbateurs endocriniens dans les ingrédients naturels : le soja est un oestrogène like, les huiles essentielles de lavande et d’arbre à thé sont également suspectées de l’être.

Les pires poisons existent dans la nature

Après tout, tout est chimie. Les plantes sont complexes et fruits de millions d’années de transformations chimiques. Et on trouve dans la nature des plantes extrêmement toxiques, et pas seulement les poisons comme le cyanure ou la cigüe. Ces poisons, à zone infinitésimale, sont même employés comme médicaments. Tout est toujours question de dose, aussi bien dans le naturel que dans le synthétique.
A l’opposé, si on poussait l’argument à l’extrême, on pourrait même dire que le pétrole est naturel.

Certains ingrédients naturels ne conviennent pas à toutes les peaux

La cosmétique naturelle n’est pas non plus sans danger. Les ingrédients naturels peuvent être mal tolérés. C’est le cas notamment des huiles essentielles. Extrêmement puissantes, elles sont classées comme potentiellement allergisantes, notamment celles d’agrumes. De fait, quasiment aucune huile essentielle n’est exempte d’allergènes et certaines sont particulièrement irritantes ou sensibilisantes. L’huile essentielle de cannelle peut même être toxique.
C’est pourquoi les peaux sensibles doivent les éviter ou toujours faire un essai avant de les adopter. Fait rassurant : les marques de cosmétiques les dosent savamment et le pourcentage moyen d’huiles essentielles utilisées dans un soin visage bio français est faible.

Le naturel, plus actif

Un des arguments souvent retenu serait que le naturel et le bio sont moins efficaces. Disons plutôt qu’ils agissent différemment, et demandent un peu de patience.

Une meilleure affinité

Naturel et d'origine naturel - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Les actifs naturels présentent plus d’affinité avec les constituants naturels de la peau. C’est le cas notamment des huiles et beurres dont les lipides, très proches structurellement de ceux de la peau, la pénètrent facilement et sont rapidement assimilés. Ils se fondent à nos propres lipides dans la couche hydrolipidique. C’est vrai pour la peau, mais aussi pour les cheveux.
On s’est notamment rendu compte que les tensio-actifs synthétiques pouvaient déséquilibrer le microbiote cutané. Du coup, de plus en plus de marques conventionnelles abandonnent les sulfates, échangent les tensio-actifs synthétiques contre des surfactants tirés de la coco pour une action plus douce et plus biomimétique. De façon générale, les ingrédients naturels sont plus respectueux de la peau, son microbiote et son film hydro-lipidique.

Plus actif

Les ingrédients tirés de la chimie sont pour certains inertes, ou neutres, c’est-à-dire qu’ils n’apportent aucun bénéfice réel à la peau ou au cheveu. C’est le cas pour les huiles minérales, vaseline, paraffine… qui certes forment une barrière empêchant l‘évaporation de l’eau de la peau, mais ne la traitent pas. Les silicones font de même sur le cheveu et apportent glissant et douceur aux soins et maquillage, mais sans bénéfice soin. Ainsi, la base d’une émulsion classique alliant eau filtrée/distillée et huile synthétique n’est qu’un vecteur mais n’apporte rien d’actif.

Des ingrédients complexes et 100% actifs

Les actifs synthétiques sont souvent monolithiques. Constitués de molécules isolées, ils ont souvent une action ciblée et unique. Chaque plante est le fruit de millions d’années d’évolution. Si bien que leurs extraits contiennent des centaines de molécules actives. Ils renferment à la fois des vitamines (A, B, C, D, E, K, PP), des antioxydants (polyphénols, flavonoïdes, anthocyanes, resvératrol), des oligoéléments, des acides aminés et des acides gras (omégas 3, 6, 9) et vont ainsi agir sur toutes les fonctions vitales de la peau : l’hydratation, la protection, la régénération….
De même les huiles et beurres sont riches en vitamines et acides gras et apportent souplesse, nutrition, tonicité.
Si bien qu’au final, une vraie formule naturelle, sans ingrédients trop dénaturés – et a fortiori une formule bio – est quasiment à 100% active.

Efficacité réelle

Pendant un temps, il a été plus difficile d’observer une réelle efficacité chez les cosmétiques naturels, et bio en particulier, notamment sur l’anti-âge. Pour ce qui est de l’hydratation et la nutrition, au contraire, les produits naturels agissent souvent plus rapidement du fait de leur haute concentration en actifs en affinité avec la peau. En fait, l’efficacité demandait plus de patience pour être visible. Car, comme ces composants de cosmétiques naturels ou bio sont moins ciblés et ont une action plus complexe et diffuse, leur efficacité semble moindre. Mais les progrès en chimie verte et en biotechnologie permettent désormais à ces soins d’apporter à la fois sensorialité et efficacité comparables au conventionnel qui, lui, abandonne de plus en plus les ingrédients synthétiques pour se rapprocher de formules avec plus de naturalité.

Le naturel est en effet meilleur pour la peau, car plus en affinité et biomimétique, et plus actif. A condition de savoir lire les étiquettes et distinguer le vrai naturel de produits s’en donnant l’aspect. Mais attention de ne pas sombrer dans le manichéisme en pensant que tout naturel est forcément meilleur. Quand on a une peau sensible, intolérante, une tendance allergique, on fait attention à certains composants qui, bien que naturels, peuvent ne pas être adaptés voire irritants ou allergisants.