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La cosmétique sans eau est-elle vraiment Clean ?

Cosmétiques sans eau - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

La cosmétique sans eau est-elle vraiment Clean ?

Il y a à peine trois ans, les cosmétiques sans eau représentaient une toute petite partie du marché et se limitaient aux savons et à quelques shampooings solides. Aujourd’hui, l’offre regroupe de nombreux produits (y compris des soins de la peau) et envahit tous les circuits de distribution. Mais ces cosmétiques sans eau sont-ils vraiment Clean, c’est à dire plus écologiques, et plus “propres” pour la peau ? Décryptage de ce phénomène.

La prise de conscience du consommateur et son désir d’une cosmétique plus responsable à l’égard de la planète, ont poussé marques et distributeurs à enrichir le segment de la cosmétique sans eau. Effet de mode ou véritable mouvement de fond ? Quels sont les promesses et les avantages de cette cosmétique anhydre ?

L’eau dans les cosmétiques, une vraie problématique

C’est vrai, les cosmétiques sont composés à 80% d’eau. En regardant la liste INCI (la composition) de tout produit cosmétique, on se rend compte que l’eau (aqua) en est quasi invariablement le premier ingrédient. Elle représente environ 80% de toute crème ou lait corps, et monte à plus de 90% pour tout produit dit « rincé », à savoir gel douche, shampooing, eau ou gel nettoyant.

L’eau, un diluant

En cosmétique, l’eau peut être intéressante et avoir de réels effets bénéfiques s’il s’agit d’eau thermale, d’eau marine ou provenant de glaciers, ou d’eau florale (hydrolat), car elles sont chargées en principes actifs (minéraux, oligo-éléments, vitamines…) – et alors bien plus compliquées à inclure dans une émulsion. La plupart du temps, on utilise une simple eau courante purifiée qui joue alors un rôle essentiel de solvant. Elle facilite le mélange des actifs – souvent des corps gras – et réduit les effets gras et luisants d’un produit. Elle allège aussi les galéniques en les rendant plus liquides et en procurant une application plus fraîche et plus agréable. L’eau est aussi l’alliée économique des industriels, qui font de fortes économies en diluant la quantité d’actifs dans les produits finis.  En effet, ces actifs sont généralement beaucoup plus chers que l’eau du robinet.

Eau = conservateurs

L’eau est la partie la plus contaminable par les bactéries et autres micro-organismes des produits cosmétiques. Cependant, pas question de contamination bactériologique dans un produit de beauté, qui pourrait provoquer une irritation ou allergie. C’est pourquoi toute crème, émulsion, lait démaquillant, gel douche ou shampooing nécessite la présence de conservateurs, indispensables à sa bonne conservation dans les conditions usuelles d’utilisation. Et ce d’autant plus s’il s’agit d’un pot où l’on va plonger quotidiennement ses doigts, ou d’un bidon qui va rester au chaud et à l’humidité sur le bord d’une douche. Mais qui dit conservateurs dit ingrédients « tueurs de bactéries ». Or certains d’entre eux sont désormais sur la liste des ingrédients dits indésirables, car soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens, ou de provoquer eux même des effets indésirables comme des irritations et des allergies. En effet, les conservateurs perturbent le microbiote, en grande partie composé de bactéries bénéfiques à la peau.

L’eau n’apporte rien à la peau

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’eau contenue dans les cosmétiques n’hydrate pas la peau. C’est l’eau que nous buvons qui nous hydrate, ainsi que les actifs (urée, glycérine, acide hyaluronique) qui empêchent l’eau de la peau de s’évaporer et lui permettent de mieux circuler dans les cellules.

Une fabrication gourmande en eau

Les étapes de la fabrication d’un produit de beauté nécessitent plusieurs milliers de litres d’eau. On parle dans ce cas “d’eau virtuelle” du produit fini. Par exemple, l’eau utilisée en cosmétique, doit être sans aucun germe, métaux lourd, bactérie ou calcaire, et elle doit toujours être du même standard qualité. Or, le processus de purification de l’eau nécessite 4 litres d’eau du robinet pour produire un litre d’eau purifiée ! Or, l’eau est une denrée de plus en plus rare. D’après Science, près de 1/3 de la population mondiale risque la pénurie d’eau potable, à cause du réchauffement climatique.

La cosmétique sans eau, un retour aux sources

En vogue dernièrement, la cosmétique sans eau n’est en fait qu’une sorte de retour aux sources de la cosmétique.

Avant l’invention de l’émulsion

Les crèmes, sérums, shampooings liquides et autres soins à base d’eau ont été créés au XXe siècle : la première crème a été inventée par Guerlain en 1905, le premier shampooing liquide en 1927 par Schwarzkopf. L’industrialisation de la cosmétique a permis l’introduction de l’émulsion, en mélangeant mécaniquement huile et eau. Mais le pain de savon existe depuis plus de 3000 ans, les soins à base de cire d’abeille depuis l’Antiquité et le shampooing en poudre depuis le Moyen- ge. La cosmétique sans eau d’aujourd’hui se pose en alternative propre, sécure, écologique et économique à la cosmétique dite traditionnelle.

Les cosmétiques sans eau, pas seulement solides

baume - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

C’est une évidence a priori, une cosmétique « anhydre » ne contient pas d’eau. Si l’évocation de la cosmétique sans eau appelle immédiatement à l’esprit les nombreux produits solides mis récemment sur le marché, elle revêt différentes formes galéniques. Sous cette appellation on regroupe le simple pain de savon et tous ces produits dits solides (shampooings, nettoyants visage et désormais crèmes, après-shampooings, déodorants…) mais aussi les poudres, du talc au dentifrice jusqu’aux poudres exfoliantes. Et, on l’oublie souvent, tous les produits à base d’huiles et de beurres végétaux, comme les baumes et onguents, les huiles démaquillantes ou pour le corps.

Les avantages de la cosmétique sans eau

Cette forme de cosmétique anhydre correspond aux souhaits d’aujourd’hui.

Des formules épurées

Le “sans eau“ s’intègre à la tendance des produits épurés, comme le “sans gluten“ en alimentaire. Sans eau, c’est aussi sans conservateurs, car plus il y a d’eau dans un produit, plus il est dilué, plus il faut ajouter de conservateurs. Sans eau, le risque microbien est quasi nul. Les huiles et beurres, eux, ont juste besoin d’antioxydants afin de ne pas rancir. Quant aux poudres, elles contiennent souvent une dizaine d’ingrédients maximum, dont de l’argile et des extraits végétaux ou de la vitamine C pure.

Des formules plus actives

L’eau purifiée, composant principal des formules classiques, est inerte. De ce fait, la plupart des produits ne contiennent que 10% d’ingrédients réellement actifs. Les produits solides, ou en poudres, eux, ne sont composés que d’ingrédients nécessaires à leur fonction et efficacité. Quant aux huiles et beurres, à condition qu’ils soient d’origine végétale, ils sont en meilleure affinité avec le film hydrolipidique de la peau, qui les absorbe parfaitement, et lui apportent des acides gras essentiels. Enfin, certains actifs très instables dans des solutions à base d’eau – comme la vitamine C ou le rétinol – se comportent bien mieux dans des formules anhydres, type poudres. Attention cependant aux vrais savons, revenus en grâce avec cette tendance : leur mode de saponification rend leur pH très haut (basique, souvent au-dessus de 9) alors que le Ph de la peau est de 5,5. Ces savons ne sont donc pas si bénéfiques pour la peau, contrairement à ce que l’on entend souvent. On leur préférera les gels douche ou lavants solides, plus proches de ce que l’on appelle des pains surgras.

Des produits zéro déchet, nomades et économiques

Produits zéro déchet - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Dernier avantage évident quand on parle des produits solides ou en poudre : vendus en vrac ou avec un emballage minimal, ils limitent le suremballage, le gaspillage et la pollution plastique. Contrairement aux millions de bouteilles de shampooings et gels douche jetés chaque année, ils sont simplement emballés dans un carton recyclé et recyclable ou dans une boîte métallique réutilisable. Et même s’ils nécessitent une boîte en plastique ou verre – comme les déodorants ou les huiles et baumes – le fait qu’ils aient une contenance moindre réduit à la fois la quantité de matière et le bilan carbone. Ainsi, un lavant solide demande 20 fois moins d’énergie à produire qu’un gel douche ou shampooing classique. Non négligeable, on gagne aussi de la place dans la salle de bains et dans la trousse de toilette. Ce sont des produits nomades par excellence quand on voyage ou qu’on a fait du sport.

Par ailleurs, leur concentration est un avantage économique. Par exemple, un gel douche solide équivaut à trois flacons classiques de 250 ml et un galet de dentifrice, à deux tubes.

Les fausses promesses de la cosmétique sans eau

La cosmétique sans eau n’est pas toujours la panacée.

Parfois ni minimalistes ni naturels

On peut croire – et certaines marques en font un argument marketing fort – que ces produits débarrassés de leur eau le sont aussi de tout ingrédient superflu, et sont minimalistes . Si c’est le cas pour certains, on trouve aussi des baumes ou produits solides avec des listes INCI super longues, allant jusqu’à une quarantaine d’ingrédients. De même, sans eau ne signifie pas pour autant que ces produits sont toujours naturels ou bio. On trouve des beurres corporels contenant des paraffines, des huiles avec des silicones ou huiles minérales, des solides avec des huiles hydrogénées … Il est donc indispensable de regarder la liste d’ingrédients (INCI) des produits sans eau, surtout si vous recherchez des produits de Clean Beauty, labellisés Nat ou Bio.

Des cosmétiques solides qui contiennent de l’eau ?

Quand on regarde bien la composition des shampooings et autres nettoyants solides, on remarque que la grande majorité contient quand même de l’eau. Elle est mentionnée parfois en fin de liste INCI, souvent en premier ou second ingrédient – surtout pour les produits vendus en grandes surfaces -, même si elle reste en bien moindre quantité (10 à 20% au lieu de 80% dans un cosmétique classique).

Les faux solides

La dernière mode ? Les gels douche sans eau, sous forme de bâtonnets, comprimés ou galets, à dissoudre lors de la première utilisation, c’est à dire auxquels on doit rajouter de l’eau du robinet ! Alors, oui, comme l’eau n’arrive qu’au bout du processus, on abaisse nettement le bilan carbone sur le transport. Mais l’appellation cosmétique sans eau est dans ce cas trompeuse. Néanmoins, ils sont écologiques car proposés dans des bouteilles réutilisables et sans plastique : en verre.

La cosmétique sans eau, et particulièrement les cosmétiques solides sont très en vogue, revêtant des habits d’écologie et de naturalité. Il est vrai qu’ils permettent d’économiser une grande quantité d’eau, de réduire l’emballage et de remplacer le plastique par du papier, du carton, ou du verre, et de faire drastiquement baisser le bilan du transport (et même de gagner de la place dans les rayonnages et dans la salle de bain). Reste que la sensorialité (et le résultat cheveu) n’est pas toujours au rendez-vous. Le storytelling l’emporte dans certains cas sur la qualité des formules. Mais on n’est probablement qu’au début d’une longue histoire.

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