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Fausse fourrure - WE ARE CLEAN - CLEAN FASHION Image

La fausse fourrure est-elle plus clean ?

« La vraie fourrure est une calamité, mais la fausse fourrure n’est pas la solution » Orsola de Castro

Des années de campagne de PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) ont fini par avoir gain de cause. En effet, de plus en plus de marques excluent la fourrure de leurs collections. Pour autant, les alternatives proposées, à savoir la fausse fourrure, valent-elles mieux ?

Pourquoi la fourrure est-elle si décriée ? Cela peut paraître évident, au nom du bien-être animal ! Mais on peut ne pas être vegan et pour autant récuser l’usage de la fourrure. Car, contrairement au cuir, la fourrure n’est pas un produit dérivé. La viande du vison, du renard ou de la marmotte n’est pas vouée à l’alimentation. En cas de non-usage, cette matière est perdue. Les animaux sont donc élevés et tués à des fins purement esthétiques. Et ce, dans des conditions d’élevage souvent misérables pour les animaux comme pour les employés : élevage intensif et polluant, maltraitance animale, abattage non réglementé, surmenage ouvrier dans des conditions d’insalubrité et d’insécurité des infrastructures. Il suffit de se rendre sur le site de PETA pour voir des images des assommoirs, du dépeçage et du démembrement à vif des animaux pelés.

Des marques engagées, d’autres plus contraintes

Si la créatrice britannique Stella McCartney, végane, n’a jamais utilisé de matières premières d’origine animale, d’autres maisons ont abandonné la vraie fourrure sous la pression des associations, de l’opinion publique, et de leurs clients. Ces derniers mois, plusieurs maisons ont renoncé aux poils animaux dans leurs collections. C’est notamment le cas de Valentino qui a arrêté depuis début 2022, tout comme Oscar de la Renta. Le groupe Kering (Balenciaga, Gucci, Bottega Veneta, Alexander McQueen, Brioni, Saint Laurent) s’y mettra à compter des collections automne-hiver 2022-2023, tout comme Armani qui abandonne aussi l’angora, Canada Goose – connue pour ses doudounes à la capuche en fourrure de coyote. Moncler a annoncé en janvier 2022 qu’elle présentera sa dernière collection incluant de la fourrure à l’automne-hiver 2022-2023, en parallèle du lancement du second volet de “Moncler Born to Protect”, sa collection conçue à partir de matériel à faibles impacts sur l’environnement. D’autres maisons devraient prochainement faire le même type d’annonce : Vivienne Westwood, Chanel, Prada, Versace…
Dans cette démarche “cruelty free” et, on pourrait le croire, éco-responsable, certaines marques optent pour la fausse fourrure, une matière qui imite la vraie au visuel et au toucher.

La fausse fourrure à la recherche de matières premières non dérivées de pétrole

Les deux fibres les plus communément utilisées pour fabriquer la fausse fourrure sont le polyester et l’acrylique, c’est-à-dire deux matières dérivées du pétrole, et donc pas vraiment ce que l’on fait de mieux en termes de durabilité. En effet, un manteau en fausse fourrure peut nécessiter plusieurs barils. Du coup, comme pour tout vêtement dans ces matières, sa fabrication et son entretien relarguent des microplastiques dans les eaux usées qui finissent dans les algues et les estomacs des poissons.

Des progrès en cours

Face à ce dilemme, les marques plus haut de gamme ou plus engagées poussent les fabricants à se challenger. Certains commencent à développer des fibres naturelles obtenues à partir de chanvre, de maïs ou d’ortie.

Le fabricant français Ecopel (qui appartient au conglomérat chinois Haixinet et qui a racheté Peltex, le dernier fabricant français) a également lancé une ligne de fausse fourrure, Umi Collection, confectionnée à partir de plastique collecté dans les océans. Une fois la fibre récupérée, celle-ci est tricotée puis teinte selon la coupe et la couleur désirées. Mais cette production reste marginale. La fausse fourrure provenant de fibres végétales ou recyclées est limitée pour l’instant sur le marché à 10 à 20%.

Une fabrication polluante

Souvent à l’autre bout du monde

La question de la production est toujours centrale dans la mode. Plus elle est géographiquement éloignée du pays de vente, plus elle est potentiellement polluante. L’un des principaux producteurs de fausse fourrure reste la Chine. Les employés y sont exposés aux émanations toxiques de cyanure vinylique, nécessaire à la fabrication d’acrylique, dans les mêmes conditions déplorables de travail que pour le reste de la fast fashion. Mais d’autres pays fournissent aussi les marques. C’est le cas de la France et de l’Italie (à travers Ecopel), entre autres pour les marques plus haut de gamme et luxe.

Une teinture polluante

Ecopel - WE ARE CLEAN - CLEAN FASHION
©Ecopel

Les vêtements en fausse fourrure se déclinent souvent dans des teintes, disons, « originales », ce qui implique des procédés industriels gourmands en eau et en produits chimiques.
Là encore, comme dans le reste de l’industrie de la mode, des alternatives sont progressivement mises au point, utilisant notamment des colorants végétaux ou des colorants sans eau, mais cela reste l’apanage des produits les plus coûteux.

La fausse fourrure est moins durable, car liée à la fast fashion

Un manteau en fourrure était un achat coûteux, un investissement qui durait toute une vie et même se transmettait de génération en génération (qui n’a pas au fond de son placard un vieux tour de cou en renard ou en lapin, et pour les plus « chanceuses » une veste en astrakan ou vison hérité de sa grand-mère ?)

Mais aujourd’hui les manteaux en poils arc-en-ciel se trouvent certes chez Burberry, mais sont achetés à tours de bras chez Primark, Zara ou H&M. La qualité a été remplacée par la quantité. La fausse fourrure est grandement liée à la fast fashion.
De ce fait, un manteau en fausse fourrure dure aussi longtemps que tout autre vêtement, en moyenne entre 6 mois et 6 ans. Or, il est peu reconditionné dans les réseaux de seconde-main, notamment parce qu’un achat neuf est très peu cher.

Alors que faire ? Le mieux : éviter, comme certaines marques l’ont décidé, vraie et fausse fourrure.

Et si vraiment vous rêvez d’un de ces manteaux façon peluche ? On assume le manteau de sa grand-mère – celui-là existe déjà depuis bien longtemps – ou on préfère aux fausses-fourrures des enseignes de fast fashion celles de marques spécialisées, fabriquées en France, éco-conçues à partir de fibres naturelles ou recyclées. Quitte à y mettre le prix…

Augmentation de prix des matières premières - WE ARE CLEAN - MODE RESPONSABLE Image

Prix du pétrole, sécheresse…, Les conséquences sur les matières premières textiles

Si l’envolée du prix de l’essence à la pompe a des effets directs sur le pouvoir d’achat des français, l’augmentation drastique du baril de pétrole en a indirectement sur d’autres industries, dont celle de la mode. Explications.

Contrairement à ce que l’on avait pu espérer, la crise sanitaire n’a en rien entraîné une remise en cause de nos modes de vie et donc de notre consommation énergétique. La dépendance de nos sociétés aux énergies fossiles – dont le pétrole – reste très forte, et selon les analystes le sera pour au moins les cinq années à venir.
Or, depuis plus d’un an, le prix du baril de pétrole ne fait que grimper et cette augmentation est multifactorielle :

La reprise post-épidémique

Même si elle s’est faite en plusieurs temps au gré des différents variants, la reprise qui a suivi le plus fort de l’épidémie de Covid a provoqué une hausse soudaine de la demande de pétrole, alors même que la production avait fortement chuté (avec le record historiquement bas en avril 2020 à 17€ le baril). Or, la majorité des pays producteurs de pétrole n’a pas réussi à accroître sa production à hauteur de la demande.

Certes, les pays membres de l’OPEP ont décidé en janvier 2022 d’augmenter progressivement leurs exportations de pétrole, mais ils peinent à faire croître leur production, de même que le Nigéria, l’Angola ou la Libye. Or, de leur côté, les Etats-Unis ne sont pas parvenus non plus à revenir à leur niveau de production d’avant-crise. Conséquence logique : une augmentation constante du prix du baril du brut comme du Brent (pétrole brut de la Mer du Nord, la référence pour déterminer le prix du pétrole en Europe). Après avoir fortement chuté en 2020, son prix avait retrouvé en octobre 2021 son cours le plus haut depuis 2018 (soit 72€ le baril) et cette ascension continue depuis décembre 2021.

Les conséquences de la guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine - WE ARE CLEAN - CLEAN PLANET

Selon l’INSEE, la Russie est le 3ème producteur mondial de pétrole avec 10 millions de barils par jour, dont 2 millions transitent vers l’Europe. Or, alors que montaient les craintes d’un embargo occidental sur les hydrocarbures russes, ou d’un arrêt des livraisons par Moscou après le déclenchement de la guerre russo-ukrainienne, les prix du pétrole ont flambé. Deux semaines après l’offensive, le baril atteignait 139 dollars le baril pour redescendre à 106 (98€) le 24 avril. Des hausses qui oscillent entre 20 et 30% par rapport au 1er janvier.
Le conflit pourrait avoir des répercussions très fortes, selon les mots du Ministre de l’Economie Bruno Le Maire en mars 2022 : « ce choc énergétique de 2022, est comparable en intensité, en brutalité, au choc pétrolier de 1973 ». Un “choc mondial de l’offre pétrolière” est redouté par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), et la menace d’un baril à plus de 150 dollars plane.

Les conséquences immédiates de la hausse du prix du pétrole sur l’industrie textile

Dans le secteur de la mode, la hausse du prix du pétrole se répercutent :

  • Sur le prix de certaines matières premières
    Le coût du pétrole a un impact direct sur le prix des textiles puisqu’il est le produit de base pour fabriquer des tissus synthétiques, comme le polyester, le polyamide, l’élasthanne, le nylon, l’acrylique ou encore le polyester recyclé.
  • Sur les coûts annexes
    Le transport de marchandise est lui aussi affecté. Il l’est déjà par le coronavirus, quand le premier port mondial, celui de Shanghai, est quasiment à l’arrêt pour cause de confinement depuis février 2022. Mais les répercussions de la hausse du pétrole jouent là aussi, comme sur toutes les marchandises. Le prix du transport d’un conteneur a ainsi quasi quadruplé par rapport à avant la crise sanitaire. Des augmentations qui ne peuvent qu’être répercutées sur le prix des tissus comme des vêtements.

La Fast Fashion « pas inquiète » dans l’immédiat

A fin 2021 – soit avant la deuxième flambée du pétrole – les géants du marché textile affichaient encore un certain « optimisme ». A ce moment, le coût des matières synthétiques n’avait augmenté « que de 20% », soit bien moins que celui des matières naturelles.
Associated British Foods, la maison mère du mastodonte britannique Primark, assurait alors à l’AFP que l’augmentation de ses coûts de fabrication n’induirait pas d’augmentation des prix, grâce à un taux de change favorable et une baisse des coûts d’exploitations des magasins. Et le suédois H&M assurait être “habitué aux fluctuations du coût des matières premières ainsi qu’à d’autres facteurs externes qui pourraient potentiellement impacter les coûts d’achat”.

L’envolée des prix des matières premières textiles naturelles

Si le pétrole était la seule matière première à connaître une forte inflation, les conséquences sur le marché textile devraient rester limitées. Or, ce n’est pas le cas. En effet, le coût des matières premières naturelles utilisées dans l’industrie textile a fortement augmenté depuis 2019. De plus, sachant qu’il faut entre 12 et 18 mois pour voir les pleines répercussions des choix de matières premières sur des marques dites « classiques » – le temps des achats de tissus, de création puis de production des collections – ce n’est sans doute qu’en 2023 que l’on verra les pleines répercussions de ces différentes hausses de prix sur le choix des matières.

Le coton, la laine et la soie

Cotton - CLEAN FASHION - WE ARE CLEAN

En février 2022 le prix du coton a atteint son niveau plus haut : 1,29 dollar la livre (1,16 euro pour 0,45kg environ), soit une augmentation de près de 45% sur un an. Il faut remonter à juillet 2011 pour trouver un cours plus élevé. L’explication : alors qu’ils sont le troisième producteur – après la Chine et l’Inde – et le premier exportateur mondial, les Etats-Unis font face à une sécheresse prolongée dans plusieurs régions de la « cotton belt » (ceinture de coton, dans les états du Sud). L’Inde également ne parvient pas non plus à retrouver son niveau de production d’avant 2020 pour des raisons météorologiques, les moussons ayant été moins importantes en 2021. La filière bio est encore plus concernée. Sur une année, les tarifs ont augmenté de 90%.
La laine a, elle, vu son prix croître de 43% entre septembre 2020 et septembre 2021 Et la soie de près de 32%.

Lin et Chanvre eux aussi à la hausse

Au lendemain de la pandémie et des premières augmentations, on a pu voir un engouement pour des matières plus « développement durable » et plus locales. Ce dernier argument pourrait devenir un facteur de décision d’ordre économique autant que responsable, ce qui n’était pas le cas jusqu’alors. Si le lin et le chanvre sont des choix durables, ils sont désormais aussi économiques.

Ainsi, en ce printemps 2022, le lin fait une poussée remarquable dans les collections, de Uniqlo à Ralph Lauren, de Petit Bateau à Comptoir des Cotonniers. La demande pour cette fibre, dont la France est le premier producteur mondial (avec 80% de la production mondiale, soit 160 000 tonnes produites et 130 000 tonnes exportées en 2021), ne fait qu’augmenter depuis dix ans, portée notamment par la Chine et l’Inde.
Quant au chanvre à destination textile, la France en est le 1er pays producteur européen et 4e mondial de chanvre (derrière la Chine, le Canada et les États-Unis). En 2021, 20 0000 hectares y ont été implantés. Pour l’instant, sa demande pour la fabrication de vêtements reste limitée à des lignes très « engagées ». Mais alors que les coûts de production et de transport augmentent considérablement, et que certains acteurs français ont commencé un travail de relocalisation en recréant des filatures françaises, les fibres « Made in France » ont le vent en poupe.

On le voit, la hausse du prix du pétrole a de fortes implications directes et indirectes sur l’industrie textile. La première sera sans doute une hausse des prix des produits finis, soit une augmentation de prix en magasins. Mais pour les années à venir, il est probable que les fabricants cherchent à se tourner vers de nouvelles matières premières moins énergivores et moins dépendantes du pétrole, et des énergies fossiles en général.

Panoplie vegan - WE ARE CLEAN - CLEAN FASHION Image

La panoplie Mode éthique des végans

L’engagement vegan ne se prend pas à la légère et suppose des changements radicaux, pas seulement en ce qui concerne l’alimentation. La mode aussi. A condition que le véganisme n’occulte pas l’exigence environnementale…

Un vêtement vegan est un vêtement sans matière animale. Les matières à proscrire sont donc le cuir, la laine, le cachemire, la soie, les plumes et la fourrure. On peut ainsi rechercher le logo vegan PETA-approved pour s’assurer que les produits achetés ne comportent réellement aucun composant d’origine animale. Mais il ne suffit pas de trouver des alternatives à ces matières, encore faut-il que celles-ci ne polluent pas (trop) la planète. En effet, éviter les produits d’origine animale ne rend pas automatiquement un vêtement sans effet sur l’environnement. De nombreux produits labellisés vegan sont fabriqués à partir de synthétiques dérivés de combustibles fossiles qui se décomposent difficilement et peuvent polluer les océans. Alors, quel vestiaire choisir quand on est un véritable vegan ?

Un blouson ou un manteau en chanvre et PET recyclé

Hoodlamb - WE ARE CLEAN - CLEAN FASHION

Pas facile de trouver une alternative au manteau en laine ou la parka en duvet de canard qui ne soit pas une doudoune intégralement en polyester, et donc en dérivé de pétrole. Certaines marques, comme Hoodlamb, ont créé des parkas avec un revêtement en cellulose de chanvre, une matière naturelle hautement écologique car consommant peu d’eau et de pesticide et poussant de manière endémique en France. L’intérieur, lui, est une fausse fourrure en PET recyclé à partir de bouteilles d’eau. Certaines marques commencent à proposer des doudounes en polyester recyclé, mais attention à ce qu’elle soit bien 100% recyclé, car l‘annonce ne mentionne souvent qu’un pourcentage de matière recyclé. C’est souvent le cas quand le rembourrage n’est pas que du duvet.

©Terre de chanvre

Un gilet en polaire

On ne présente plus ce vêtement, qui fut un des pionniers de l’habillement développement durable, fabriqué à partir de bouteilles plastiques recyclées. Longtemps relégué aux promenades en campagne ou escapades en montagne, on trouve désormais des modèles un peu moins casual.

Un pull en lenpur

Cette nouvelle fibre est de la même famille que les lyocel et tencel. C’est une sorte de viscose, au procédé de fabrication beaucoup moins polluant, conçue en fibres de pins blancs du Canada, ayant la propriété d’être très absorbantes et anti odeur. Propriété d’un fabricant italien, on l’appelle aussi le « cachemire végétal »

Un t-shirt en coton, mais bio

Le coton étant une des matières les plus polluantes et consommatrices d’eau, on choisit pour le moins un coton oeko-tex ou encore mieux, bio labellisé GOTS (Global Organic Textile Standards), garantissant un coton sans OGM, sans pesticides et non blanchi au chlore !

Une chemise en lin

Elle a tout pour elle. Outre que la chemise en lin est super mode et hyper agréable à porter, elle est constituée d’une matière hautement écoresponsable. La France est le premier producteur de lin au monde ! Qui plus est, c’est une plante dont la culture demande peu d’irrigation et d’engrais, et consomme peu de CO2. De plus, cette matière est thermorégulatrice, absorbante, résistante et s’adoucit au fil des lavages. Bref, la chemise en lin est développement durable et quasi inusable.

Une robe en lyocell,

Pour éviter la soie, le polyester et la viscose, on pense au lyocell ou tencel. Cette fibre plus douce que le lin, est produite à partir d’eucalyptus, de chêne ou de bouleau avec des solvants non toxiques et recyclables à 97 %. On les appelle « soie végétale » tellement elles sont douces, fluides et agréables.

Un pantalon en tencel ou un jean en coton bio

Nudie jeans - WE ARE CLEAN - CLEAN FASHION

Comme pour le tee-shirt, on choisit son jean en coton bio (ou en polyester recyclé), en faisant attention à ce que les tags ne soient pas en cuir. Par exemple, les jeans Nudie Jeans sont désormais vegan car les patchs apposés à la ceinture ne sont plus en cuir véritable.

©Nudie Jeans

Des sous-vêtements en matière bio ou recyclée

Particulièrement pour ces vêtements en contact direct avec la peau, on veut du clean : du coton bio GOTS, du tencel et de la dentelle tissée à partir de fibre recyclée certifiée GRS (global recycled standard). On peut en trouver par exemple sur Olly Lingerie ou Fairytale.

Une paire de basket en “cuir vegan”

Une des difficultés majeures consiste à trouver une alternative écologique au cuir, car une grande partie du cuir vegan est en fait fabriqué à partir de PVC vierge non écologique, autrement dit, du plastique ! Il faut donc au moins trouver du plastique recyclé. Mais le mieux, ce sont les cuirs végétaux, de plus en plus répandus, comme le Pinatex (cuir de feuilles d’ananas) ou le Muskin (cuir de champignon). De nombreuses marques proposent désormais des gammes entières de chaussures vegan, et certaines grandes marques ont créé au moins un modèle.

Pour des chaussures à talons vegan, on est obligé pour le moment de se tourner vers des marques de luxe comme évidemment Stella McCartney, ou la marque espagnole Beyond Skin portée par Natalie Portman.

Preuve que la mode vegan prend son essor, Il existe désormais un fashion show vegan à Londres, le Bare Fashion. Et des sites aident à trouver le vestiaire adéquat, comme WedressFair ou alternative-vegan, qui présentent des exemples de produits vegan et durables

Matières écolo de l'été - WE ARE CLEAN - CLEAN FASHION Image

Les matières star écolo de l'été

Pour passer un été fashion et éco-responsable, on revoit sa garde-robe en adoptant des matières moins polluantes, innovantes ou recyclées. Faites votre choix !

Le lin

Chemise en lin - WE ARE CLEAN - CLEAN FASHION

C’est LA matière de l’été qui est partout. Et pour cause. On sait depuis toujours que cette matière à tous les atouts pour l’été : thermorégulatrice, absorbante, résistante et tellement chic ! Elle couvre tout en laissant respirer, protège du soleil sans tenir chaud, et se porte agréablement que ce soit en chemise, pantalon, robe ou drap… Mais ses avantages ne s’arrêtent pas là. D’abord, cette matière naturelle est hautement écoresponsable. Sa culture demande peu, voire pas d’irrigation – l’eau de pluie lui suffit- et d’engrais, et consomme peu de CO2. Enfin, La France est le premier producteur de lin au monde ! Les plaines de Normandie lui sont particulièrement favorables (c’est la première région cultivatrice). Le bémol : si cette fibre est partout cet été 2022, la sécheresse de cet hiver a grevé les espoirs pour l’année à venir.

Le Chanvre

C’est l’une des matières les plus écologiques qui soient, mais si le chanvre est de plus en plus plébiscité dans le monde du textile, sa culture est encore quelque peu entravée par la réglementation car le chanvre est la plante qui produit aussi le cannabis. Pourtant, sa culture et sa transformation ont très peu d’impact écologiques car le chanvre ne nécessite ni irrigation ni engrais, et 5 à 10 fois moins de pesticides que le coton. Il participe aussi à la régénération des sols. Enfin, sa transformation en fibre est un procédé mécanique, sans eau ni solvant, et sans déchet. Ultrarésistant, il donne des vêtements un peu plus rustiques que le lin.

Le Coton, mais bio

coton - WE ARE CLEAN - MODE RESPONSABLE

Le coton est une des matières les plus polluantes et consommatrices d’eau. Il couvre environ 2,5% des surfaces cultivées mondiales et du fait de son caractère naturel, bénéficie d’une réputation éco-responsable. D’ailleurs, Il représente un quart des matières premières entrant dans la composition de textiles. Et pourtant…64% du coton cultivé dans le monde est génétiquement modifié. De plus, le coton est le troisième consommateur d’eau d’irrigation de la planète après le riz et le blé (entre 5 000 et 17 000 litres d’eau pour produire 1 kg de coton). Il demande aussi énormément de pesticides : sa consommation représente 25% des insecticides, 10% des herbicides utilisés et 4% des fertilisants à l’azote et au phosphore utilisés dans le monde selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Polluant les sols et les cours d’eau, le coton constitue un risque pour la santé des travailleurs. La culture de coton est donc l’une des plus polluantes au monde, tout comme les traitements pour sa transformation (lavage, teinture…) nécessitant l’utilisation de produits chimiques parfois toxiques (métaux lourds, solvants…).

Donc, si on ne peut pas se passer de coton, on choisit un jean, un tee-shirt ou une robe a minima en coton oeko-tex ou bio labellisé GOTS (Global Organic Textile Standards), garantissant un coton sans OGM, sans pesticides ni engrais chimiques et non blanchi au chlore. Sa production consomme 91% d’eau en moins par rapport à du coton conventionnel sur toute la chaîne de fabrication. Le coton biologique certifié GOTS est aussi moins dangereux et toxique pour les consommateurs. Mais ses prix se sont envolés dans l’année qui vient de passer, de près de 90%.

Le coton Pima

C’est la Rolls des cotons. Egalement nommé “la soie des Andes”, ce coton endémique du nord du Pérou est cultivé sans ou avec très peu de pesticides et sans engrais. De ce fait, cette variété est très rare et représente seulement 3% de la production mondiale de coton. Ses fibres sont soyeuses et très résistantes. C’est pourquoi, les vêtements en coton Pima sont fins, respirants, résistants et hyper agréables à porter.

Le Tencel ou lyocell

Le lyocell, ou Tencel – qui est une marque déposée du groupe autrichien Lenzing – est une fibre d’origine naturelle proche au toucher de la soie ou de la viscose, mais bien moins polluante. Douce, fluide et agréable sur la peau -on en fait de robes, nuisettes, tee-shirts – cette matière est produite à partir d’eucalyptus, de hêtre ou de bouleau issus de forêts gérées durablement, avec des solvants non toxiques et recyclables à 97 %.

L’Ecovero et le Refibra sont deux autres matières écoresponsables proches du Tencel, développées et commercialisées par le même groupe, spécialiste de ce type de matières innovantes.

Le Cuir de raisin

cuir vegan - WE ARE CLEAN - MODE RESPONSABLE

Ce cuir vegan est tiré du marc de raisin, soit l’ensemble des matières solides et sèches (peau, tiges, pépins) restant après le pressurage ou foulage des raisins. Une fois séché puis broyé en poudre, on y ajoute de l’huile végétale et du polyuréthane à base d’eau, ce qui produit une pâte qui est teintée puis séchée à nouveau. Il a été créé et breveté par la société milanaise Vegea. Cet été, il est utilisé pour réaliser des espadrilles vegan.

Les Balles de tennis

On connaissait les semelles en PET recyclé, en plastiques marins tirés des océans, en pneus ou latex recyclé… Cette année, la marque écoresponsable Faguo a lancé pour Rolland Garros un sneaker à la semelle en balles de tennis ! Celles-ci ne proviennent pas des courts parisiens, mais des clubs de Porto, proches des ateliers de la marque. Au lieu d’être jetées une fois inutilisables, les balles de tennis sont recyclées. Une seule balle de tennis permet la création de 3 paires de semelles qui contiennent également du caoutchouc recyclé.

Les bio-plastiques ou PET recyclé

Quoi de mieux en été que de porter des vêtements et objets fabriqués à partir de déchets marins, de plastiques venus de bouteilles repêchés en mer et de filets de pêche transformés en fils. On contribue ainsi à l’économie circulaire, dans une philosophie zéro déchet.

On trouve ainsi des lunettes de soleil, mais aussi des vêtements, maillots de bain, baskets et sacs marins réalisés dans ces matières.

Voiles de bateau

sac en voile de bateau - WE ARE CLEAN - MODE RESPONSABLE

Plusieurs marques – basées dans d’importants ports français (La Ciotat, Lorient, La Rochelle) -proposent de très chics sacs, trousses et accessoires réalisés en voiles découpées et recyclées. Les voiles sont généralement récoltées auprès de particuliers puis traitées et les sacs réalisés en partenariat avec des structures d’aides au travail.

Les matières écolo et clean - WE ARE CLEAN - CLEAN FASHION Image

Des matières chaudes et clean pour l’hiver

Pas le choix, l’hiver pointe son nez et les températures qui chutent nous obligent à nous habiller chaudement. Comment concilier matières cocooning, voire matières techniques, et écoresponsabilité ? Quels vêtements, quelles matières choisir ?

De la laine recyclée

C’est la matière naturelle par excellence de l’hiver, celle qui protège le mieux du froid. Biodégradable, isolante, thermorégulatrice, cocooning, on l’adore.

La laine, un bilan catastrophique

Pourtant, qu’il s’agisse de laine de mouton, d’alpaga ou de cachemire provenant des chèvres élevées au Tibet, le bilan environnemental est catastrophique. La laine de mouton fait partie des 5 matières les plus polluantes à fabriquer.

Les moutons sont les plus grands producteurs de méthane, plus encore que les vaches. En Nouvelle-Zélande, 3e plus grand producteur de laine après la Chine et l’Australie, 90 % des émissions de gaz à effet de serre sont dus à l’élevage des moutons. L’élevage des moutons comme des chèvres appauvrit les sols, quand il ne provoque pas de la déforestation. Les animaux sont souvent élevés dans de mauvaises conditions, pour satisfaire la demande croissante. Enfin, le traitement de la laine est fortement polluant, entre le lavage, le blanchiment, la teinture et le filage. Les filières durablement gérées existent, mais restent rares.

La laine recyclée, en voie de développement

Les pulls en laine recyclée commencent à apparaître. Malgré tout, le toucher est encore différent – la fibre est généralement plus rigide et moins douce. Même si elles sont triées par couleur, les laines recyclées mélangent différents tons, ce qui donne au produit fini un aspect chiné. Souvent, on la trouve dans les pulls et manteaux, mélangée avec de la laine vierge ou d’autres fibres – soie, PET recyclé- pour lui assurer une meilleure résistance et un aspect plus agréable.

La polaire en plastique recyclé : chaude, écologique et douillette

Cette pionnière est devenue le classique des vêtements à la fois techniques, chauds et écologiques. Fabriquée à partir de bouteilles plastiques recyclées – 27 bouteilles d’eau d’1,5 litre donnent un pull en laine polaire et une tonne de plastique recyclé économise entre 700 et 800 litres de pétrole – elle reste souvent associée aux semaines de ski ou aux randonnées. Un peu moins depuis que nombre de pyjamas, surpyjamas, plaids et combinaisons, ont aussi adopté cette matière chaude et douillette, voire régressive tant elle est douce.

Polyester et PET recyclés

Décathlon polaire - WE ARE CLEAN - CLEAN FASHION

L’autre vêtement de base de l’hiver, c’est le manteau, la doudoune, la parka, bref le survêtement qui nous protège en extérieur. Mais soyons honnêtes, aucun n’est écologiquement satisfaisant, qu’il s’agisse de la laine ou du cachemire polluants du manteau, du duvet de la doudoune – bonjour le bien-être animal – et encore moins du Gore-tex de la parka et des pantalons de ski, constitué de Téflon étiré, riche en per fluorocarbures, des perturbateurs endocriniens extrêmement volatils et contaminants. Alors, que faire ?

Pas énormément de choix pour l’instant, il faut l’avouer, hormis les matières recyclées. Il faut privilégier les vestes et manteaux incluant un maximum de matériaux recyclés. Très souvent du polyester pour les doudounes et parka (on en a déjà tellement produit qu’il vaut mieux le réutiliser plutôt que d’en produire du neuf). Mais on peut aussi trouver quelques vestes techniques en PET fait à partir de bouteilles en plastique recyclées. Et même, une veste de ski dont la membrane est fabriquée à partir de bioplastique venant de l’huile de ricin et le reste du vêtement en partie avec du polyester recyclé.

© Decathlon

Autre usage de ces matières synthétiques recyclés, les sous-vêtements chauds. Pour remplacer le fameux Thermolactyl ou les matières techniques type Heattech de Uniqlo – l’enseigne fait des efforts en développement durable mais pas encore sur ces sous-vêtements chauds-, efficaces mais polluants, les alternatives sont restreintes. Certaines marques (notamment en Nouvelle-Zélande, l’un des pays leaders dans l’élevage de moutons) utilisent des matières naturelles comme la laine Mérinos, en arguant sur la naturalité et le respect des animaux. D’autres (notamment Odlo, l’un des leaders sur ce segment) proposent un ou plusieurs modèles en matières recyclée, alliant laine Mérinos et Tencel (une alternative durable à la viscose).

La fourrure, vintage ou en PET recyclé

Fourrure vintage - WE ARE CLEAN - CLEAN FASHION

Certaines rêvent encore d’une pelisse chaude, malgré les années de fourrure-bashing et de campagnes de la PETA ? Afin d’éviter de tuer des animaux exclusivement élevés à cette fin, on cherche dans le placard de sa grand-mère, aux Puces ou dans les vide-greniers, un manteau vintage et pas trop mité/miteux qui de plus ne coûtera pas trop cher. Pour le coup, avec un vison, renard ou astrakan sur le dos, on est sûre d’avoir chaud. Encore faut-il assumer.

L’alternative ? La fourrure synthétique. Oui, mais comme son nom l’indique, elle est en majorité fabriquée avec des produits d’origine pétrochimique (polyester, acrylique). Certains fabricants commencent à développer des fourrures à base de fibres naturelles obtenues à partir de chanvre, de maïs ou d’ortie. D’autres les fabriquent, là encore, à partir de plastique recyclé, voire même collecté dans les océans. Une offre encore restreinte mais qui pourrait gagner du terrain.

Pas évident donc de concilier vêtement chaud et écolo en hiver. Les matières naturelles – la laine essentiellement – restent très polluantes, et les matières synthétiques, chaudes et techniques, le sont encore plus. Les alternatives ? La seconde main, encore une fois. Et côté matières premières, une seule solution : privilégier les matières premières recyclées, naturelles ou synthétiques. Mais de gros progrès sont encore à faire.

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Comment échapper à la fast fashion sans dépenser trop ?

Vous n’avez pas forcément les moyens de dépenser 50€ pour un tee-shirt et les grandes enseignes sont, pour vous, la solution pour être habillée mode sans vous ruiner ? Sachez qu’il existe des solutions pour s’habiller à petits prix sans céder aux sirènes de la fast fashion. Quelques pistes.

Vous aimez vous offrir le vêtement à la dernière mode, copié sur un modèle de créateur, mais à petit prix ? Vos virées shopping passent forcément par les grandes enseignes type H&M, Zara, Bershka ou Primark ? Vous avez découvert pendant les confinements les pure players type Shein, Wish ou Pretty Little Things, cette ultra fast fashion qui offre un choix incroyable et sans cesse renouvelé de vêtements dernier cri à prix mini et vous êtes devenue adepte ?
Il est possible d’échapper à cette fuite en avant qui fait dépenser sans cesse plus et qui détruit la planète.

Ce qui se cache derrière cette ultra mode petit prix

  • Des matières premières ultra polluantes, qu’il s’agisse de coton bourré de pesticides et qui a demandé des milliers de litres d’eau pour être cultivé puis traité, de tissus synthétiques type polyamide ou polyester, tirés de la pétrochimie polluante, qui relarguent des microplastiques à chaque lavage.
  • Des ouvriers exploités, travaillant dans des conditions insalubres et ultra précaires, très mal traités et payés, exposés à des substances qui les rendent malades et qui polluent air et rivières des zones où ils vivent.
  • Des collections sans cesse renouvelées, toutes les semaines voire quotidiennement, ce qui peut paraître plaisant quand on se veut à la dernière mode, mais qui implique un gâchis injustifiable. Ainsi, des tonnes de vêtements échouent dans des décharges à ciel ouvert en Afrique ou en Amérique du Sud et polluent des paysages pendant des décennies
  • Des clients pris dans un engrenage, une sorte de frénésie acheteuse, qui sous prétexte de payer moins cher, dépensent en fait toujours plus.

Bref, un combo insoutenable. A l’heure du bouleversement climatique et d’une volonté de mode éthique, plus rien ne peut justifier une telle gabegie.

Alors, que faire ?

Les friperies et Ressourceries

Elles n’ont plus l’image poussiéreuse d’autrefois et sont même souvent hype. Les vêtements proviennent de dons de particuliers ou de lots d’industriels achetés en grandes quantités. Qu’il s’agisse de friperies type Guerrisol, de Ressourceries ou Recycleries comme on en trouve désormais dans chaque ville, ou même de magasins de vêtements vendus au poids, on trouve, en s’armant de patience et en chinant bien, des pépites au milieu de vieux chiffons. Car il y a parfois, à prix défiant toute concurrence (2 à 20€), des vêtements de créateurs et des pièces vintage ultra lookées. Et puis, finalement, fouiller dans un bac chez Primark ou chez Guerrisol, il n’y pas grande différence. Et au moins, on donne une seconde vie à un vêtement qui devient durable et responsable.

Dépôts vente, rayons et sites de seconde main

Le Dépôt-vente, pour de jolies pièces

Une autre façon de se procurer des vêtements mode et moins chers, sans acheter du neuf, est de traquer les dépôts vente. Le prix y sont généralement plus élevés que dans les friperies, car les vêtements y ont été déposés par des particuliers et que le revendeur doit aussi en tirer une marge. Mais cela permet de trouver de jolies pièces de marques moyenne et haut de gamme (Maje, Sandro, Bash, et même Chanel, Saint Laurent) à au moins la moitié du prix boutique. Des pièces qu’on ne s’offrirait pas autrement et qui dureront bien plus longtemps – on l’espère – que des vêtements de Fast Fashion. L’alternative? Les sites comme Vestiaire Collective, où l’on trouve des marques et des pièces contrôlées par des experts.

Rayons et sites seconde main

Qui ne connaît pas Vinted ? Cette plateforme de vente entre particuliers d’origine lituanienne s’est implantée dans toute l’Europe en quelques années, et a supplanté Le Bon Coin ou Ebay, plus généralistes. On y dégote aussi bien des vêtements de marque que de fast fashion, à moindre coût. Le travers auquel il faut échapper ? Acheter des monceaux de vêtements Zara, H&M et autres, parce qu’ils y sont encore moins chers.
Titillées par cette manne, de plus en plus d’enseignes, de Monoprix à Pimkie en passant par les grands magasins, proposent eux aussi des portants seconde main.

Les Outlet et sites de soldes

Vous ne supportez pas l’idée de porter des vêtements ayant été portés par d’autres ?
Alors, à vous les sites de type Veepee ou Showroomprive, ou les Villages Outlet comme La Vallée Village ou la ville de Troyes, qui vendent à moitié prix les collections précédentes. On fait des économies, on achète des vêtements quand même encore à la mode et de meilleure qualité, puisque ce sont des boutiques de soldes de marques. Le hic ? On entretient par ce système ce cercle vicieux de la surproduction et donc la surconsommation.

Acheter éthique

Là, il s’agit de changer de paradigme et de mode de consommation. Au lieu de 5 tee-shirts pas chers, qu’on ne portera finalement que 2-3 fois car ils sont de piètre qualité ou qu’on s’en lasse vite, on s’en achète un en coton bio et éthique, un beau classique indémodable comme une marinière de fabrication française, ou une chemise en lin. On peut aussi mixer une belle pièce éthique – un jean, un manteau, que l’on va garder longtemps – avec des articles de seconde main plus trendy.

Reste une dernière solution, le troc. On se réunit entre amies, et amies d’amies. Chacune apporte les vêtements et accessoires dont elle ne veut plus et on s’échange les articles. Un bon moyen de s’offrir une nouveauté… gratuitement ! Rires garantis en prime.

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La lingerie et les maillots de bain échappent ils à la fast fashion ?

D’emblée, on a envie de répondre : non ! En effet, le marché de la lingerie s’inscrit indubitablement dans le sillage du prêt-à-porter. Et les grandes enseignes de fast fashion ont ouvert ce rayon en même temps que les enseignes spécialisées multipliaient les collections

La lingerie, de l’achat fonctionnel démocratisé à l’accessoire de mode

Depuis le début du XXe siècle et l’abandon du corset pendant la Première Guerre Mondiale, afin de libérer le corps des femmes et leur permettre de travailler à la place des hommes, la lingerie a eu pour but essentiel d’être fonctionnelle et pratique. Parallèlement se développe une lingerie sexy et affriolante, mais qu’on porte rarement au quotidien. Gaines et guêpières sont l’apanage des stars d’Hollywood avant de se démocratiser. Le soutien-gorge avec ses deux bonnets et sa classification par lettre apparaît dans les années 1930. Et la création de matières techniques, comme le nylon et le lycra, concourent à cette démocratisation avec le début de la production en masse, l’industrialisation et la standardisation, quand on allait auparavant chez sa bonnetière faire réaliser son propre modèle sur mesure. On n’en est pas encore à la fast fashion, mais on peut considérer le tournant des années 1950 comme des prémices. Dim apparaît d’ailleurs dans les années 60.

Si les années 70 sont l’ère du « no bra », les années 90 à l’opposé voient apparaître le Wonderbra, les soutiens-gorges pigeonnants, balconnets et push-up. On porte ses dessous dessus et la lingerie entre dans le monde de la mode, vendue en supermarchés (Dim, Variance, Playtex…) comme dans les marques de luxe (Dior, Eres…). Les sous-vêtements deviennent alors de vrais accessoires de mode qui suivent les tendances, au même titre que les vêtements.

La Révolution Victoria’s Secret

Victoria secret - WE ARE CLEAN - CLEAN FASHION

La première boutique, voulue comme un boudoir anglais – Victoria est une référence ironique à la reine du Royaume Uni, dont le règne est connu comme « l’ère puritaine », d’où le « secret » accolé comme un oxymore – est née en 1977 à Palo Alto en Californie. Mais c’est après sa revente que l’enseigne se multiplie et explose. Bien que de qualité moyenne et fabriquée en Asie, la marque se dote des codes du luxe en créant en 1995 son premier megashow à New York, conçu comme un véritable défilé de mode. Extravagant et sexy, ce spectacle aligne les supermodels longilignes de l’époque : Naomi Campbell, Helena Christensen, Karen Mulder, Eva Evangelista… Pendant deux décennies, ces shows deviennent une institution. Toutes les stars des podiums y défilent, de Gisele Bündchen à Gigi Hadid, et s’affament avant pendant des semaines avec une discipline drastique imposée, comme on le découvrira plus tard. Ces défilés vont faire la notoriété de l’enseigne aux multiples collections, à l’offre foisonnante fréquemment renouvelée par ses motifs et couleurs, de la lingerie coton à la dentelle la plus sexy en passant par les maillots de bain. En 2013, Victoria’s Secret, présente dans chaque centre commercial américain, représentait près d’un tiers du marché de la lingerie, avant de péricliter, cumulant les scandales, achevée par la pandémie qui a divisé ses ventes par deux. Et même si l’enseigne n’est apparue que récemment et confidentiellement en France – après le début de son déclin – sa notoriété et son modèle ont largement influencé le monde de la lingerie.

L’entrée dans la Fast Fashion

La lingerie n’est pas épargnée par ce qui était le succès du modèle de la fast-fashion : un renouvellement permanent des collections avec des produits proposés et fabriqués à bas coûts, dont l’espérance de vie est raccourcie au maximum pour inciter à la consommation permanente.

Etam fait à son tour son show

Alors même que Victoria’s Secret, rattrapé par une mauvaise publicité liée à l’ère de MeToo et du Body Positive perd de son lustre et cesse ses mégashows en 2014, en France, Etam prend le relais et défile pour la première fois en 2016, à l’occasion de ses 100 ans, avec Natalia Vodianova et Constance Jablonski en figures de proue, pour acquérir une image plus fashion et désirable.

Le groupe multiplie les magasins (1400 points de vente dont 860 boutiques dans le Monde pour Etam, et les premières implantations aux Etats-Unis en mars 2022) et les enseignes. Ainsi, il a créé en 2007 Undiz, marque enseigne de lingerie dirigée vers les plus jeunes avec des produits peu chers et peu qualitatifs. A l’opposé, ce même groupe a co-créé Livy, marque haut de gamme et axée « sexy », avec le groupe Vog (Bash) et pris une participation majoritaire dans Ysé, marque de lingerie moyenne et haut de gamme. Du plus haut au bas de gamme, le groupe Etam truste le marché de la lingerie hexagonal dont il reste leader avec 10,2% des ventes en 2021 – devant Leclerc (9,6%) et Carrefour (6,7% de parts de marché) – en proposant chaque semaine de nouveaux modèles.

Les enseignes spécialisées suivent l’exemple

Enseignes spécialisées - WE ARE CLEAN - CLEAN FASHION

Dans les années 90 sont apparues en France de nouvelles boutiques spécialisées, en franchise, sur le modèle d’Etam. Princesse Tam Tam en est l’exemple même. Créée par deux sœurs, la marque est rachetée ensuite par le groupe japonais détenant Uniqlo et entre alors dans une logique plus commerciale et plus proche de la fast fashion. Là aussi, on trouve lingerie, maillots de bain et vêtements d’intérieur à des prix raisonnables, mais pas forcément bon marché. Pour autant, l’expertise en corsetterie est limitée et les grandes tailles non concernées.

Les enseignes de Fast Fashion ouvrent un rayon lingerie

Attirées par ce marché dont les jeunes sont friandes, les enseignes de fast fashion s’y engouffrent et reprennent les mêmes codes que pour les autres rayons : des collections vite renouvelées. Alors que les marques traditionnelles, avec un vrai savoir-faire, ont besoin de plus d’un an pour mettre un modèle de soutien-gorge sur le marché. Des géants de la mode éphémère comme Topshop, H&M et Forever 21 ont tous lancé leurs propres lignes de lingerie. Le plus récemment arrivé est Zara. Le groupe Inditex avait déjà sa marque enseigne spécialisée Oysho, mais a ouvert fin 2020 un rayon lingerie. Toutes ces enseignes sont bien mieux connues des nouveaux consommateurs qui n’osent pas toujours franchir la porte d’un magasin de lingerie ou aller en grands magasins.

Alors que des marques traditionnelles de corsetterie se battent pour survivre (Maison Lejaby dans les années 2010, Indiscrète plus récemment) la fast fashion, représentée par les grandes enseignes de textile toutes catégories et par une concentration de marques enseigne spécialisées, risque de faire basculer le marché de la lingerie. Et pourtant, quand on a besoin d’un vrai bon maintien, et alors que les Françaises affichent en moyenne un tour de poitrine de 93,7cm avec un bonnet C, ces marques apportent rarement le soutien nécessaire, sans parler du conseil !

A moins que la digitalisation, et son lot de petites marques « digital natives » et « body positive » proposant toutes sortes de silhouettes, ne changent à nouveau la donne dans les années à venir…

Chaussures M.-Moustache - Clean Fashion - We Are Clean Image

Comment se chausser responsable ?

Si la mode prend un tournant de plus en plus écoresponsable, le mouvement semble encore minoritaire pour ce qui est des chaussures. Il faut dire que les alternatives sont encore rares, et réservées à des séries limitées ou des marques pas encore mainstream.

Le premier constat, lorsqu’on cherche à se chausser responsable et durable, c’est que la chose n’est pas aisée. Si l’alternative écoresponsable a gagné du terrain en ce qui concerne les sneakers et autres baskets de ville – beaucoup moins pour les vraies chaussures de sport, très techniques – les bottines, sandales, et autres chaussures de ville, elles, restent plus difficiles à trouver. Il faut traquer les étiquettes, aller sur les sites des marques pour comprendre leur politique de sourcing et de fabrication.

La chaussure, un produit complexe

Il existe deux raisons essentielles au fait qu’il est plus compliqué de trouver une chaussure éco-responsable qu’un tee-shirt ou un jean.

  • Une chaussure est un assemblage complexe d’éléments et de matières, et peut comprendre jusqu’à 40 composants différents, parfois sans informations sur la provenance ni sur les conditions d’assemblage.
  • Une chaussure doit être robuste, doit résister au temps, à la météo (pluie), aux éléments (boue, asphalte), aux chocs et frottements répétés liés aux pas. Autant dire qu’il lui faut des matières elles aussi robustes. Le cuir et ses imitations, comme le PET, restent difficilement remplaçables pour atteindre ce but. Or, ce sont des matières à forte empreinte carbone… L’équation est donc difficile à résoudre. Et pourtant certains s’y attellent.

Des matières plus durables

Evidemment, la première chose à laquelle on pense pour définir une chaussure durable est la ou les matières qui la composent. Celles-ci doivent être plus écologiques. Quelles sont les alternatives ?

LOGO- Leather working group - Clean Fashion - We Are Clean

Le Cuir certifié LWG

De plus en plus de marques se tournent vers des cuirs provenant de tanneries européennes, situées en Italie, en Espagne, au Portugal et en Allemagne, certifiées LWG. Le Leather Working Group est composé des principales parties prenantes de la filière du cuir: marques, fournisseurs, revendeurs, ONG et autres associations qui travaillent ensemble afin de s’accorder sur un protocole environnemental commun. L’objectif est d’aligner les industriels du secteur sur un certain nombre d’obligations environnementales et sociétales et de promouvoir des pratiques managériales et commerciales durables, en lien avec la protection de l’environnement. Non seulement les peaux sont traitées sans chrome et produits toxiques, mais il y a une politique de sourcing, de gestion de l’eau et des déchets, en plus d’une politique sociétale envers les employés.

Le cuir à tannage végétal

Le tannage, l’étape qui consiste à transformer une peau encore putrescible en cuir, matériau imputrescible et résistant, utilise les sulfates de chrome dans plus de 80% des tanneries, surtout celles installées en Inde ou au Bengladesh. Le cuir à tannage végétal, est un cuir d’origine animal dont le tannage est réalisé avec des extraits végétaux (bois, écorces, racines, feuilles). Il prend en revanche plus temps : de 10 jours à 8 semaines.

Les cuirs végétaux ou alter-cuir

Les cuirs végétaux sont tirés de feuilles d’ananas (Pinatex®), de champignon (Muskin®) ou de pommes (l’Appleskin®). Quelques marques proposent désormais des gammes entières de chaussures vegan, et certaines grandes marques comme Carel, ont créé un modèle au moins

En cuir upcyclé

Il est encore très rare, mais quelques marques utilisent du cuir recyclé ou upcyclé, à partir de chutes, de stocks dormants ou de peaux non utilisées par d’autres marques.

Les matières plastiques recyclées

Les chaussures dites vegan sont pour la plupart fabriquées à partir de PVC vierge, donc pas du tout écologiques. Il faut donc faire attention à ce que ce plastique soit au moins recyclé, ce qui se fait de plus en plus, comme les bottes de pluie trendy Lemon Jelly. On trouve aussi désormais, notamment chez la marque AllBirds, un matériau type EVA (le matériau utilisé dans presque toutes les semelles de chaussures) à base de canne à sucre, utilisé là aussi pour les sandales de plage en plastique

Les semelles recyclées

Certaines semelles de chaussures sont désormais à base de pneus de voiture. Comme les bouteilles d’eau font d’excellent pulls, les pneus, après transformation, font des semelles solides. Les semelles des chaussures Bobbies sont elles, composées à 70% de caoutchouc recyclé et à 30% d’hévéa naturel et proviennent d’une usine écologiquement engagée.

Une fabrication européenne

Il ne suffit pas que les matériaux soient plus éco-friendly pour faire des chaussures responsables. Il est aussi intéressant qu’elles soient fabriquées en circuits-courts, et non en Asie du Sud-Est. De nombreuses marques font désormais attention au sourcing et font de nouveau fabriquer dans d’anciens fleurons européens de la chaussure, au savoir-faire longtemps reconnu : Portugal, Espagne, Italie, quand ce n’est pas à Romans-sur-Isère, haut lieu de la chaussure en France (Kélian, Charles Jourdan) jusqu’il y a 20 ans. Certaines jeunes pousses, comme Madame Pied, Un si Beau Pas ou 1083, ont redonné de l’élan à cette capitale historique de la chaussure française.

Quelques exemples de marques écoresponsables :

Tous leurs modèles ne le sont pas toujours, ou ils ne remplissent pas forcément tous les éléments du cahier des charges avec une partie de la chaussure pas encore écoresponsable, ou une fabrication hors Europe (au Maghreb souvent), mais ces marques ont fait de gros efforts et se démarquent des chaussures massivement produites en Asie, ou avec des cuirs classiques et toxiques.

Voici une liste non exhaustive de marques qui se rapprochent fortement du chaussant écoresponsable et durable. Elles sont pour beaucoup Françaises et proposent des modèles fashion : Bobbies, Jules & Jenn, M. Moustache, Craie, Sabots YouYou, Carel, Kleman, Etre Amis, les Portugaises Minuit sur Terre ou NAE (No Animal Exploitation), évidemment l’Anglaise Stella Mc Cartney (en partie propriété de LVMH), l’Américaine Allbirds aux chaussures certifiées B Corp, WRAP et SMETA.

On le voit, les alternatives existent, et de jeunes marques – comme pour les vêtements – commencent à les mettre en avant, même si tout n’est pas parfait. En effet, le produit est complexe et il est encore difficile de répondre à tous les aspects du cahier des charges, à un coût acceptable par le consommateur qui plus est !

Accessoires : des sacs et foulards clean et éthiques ? Image

Accessoires : des sacs et foulards clean et éthiques ?

Sacs, ceintures, écharpes, foulards… Si on choisit la mode éthique, peut-on l’adopter jusque dans ses accessoires ? Alors, où et comment les choisir ?

Au rayon des sacs : Sacs éthiques, du cuir à tannage végétal aux alternatives

La seconde main, un choix évident

La première option en matière de maroquinerie est évidemment la seconde main. Et de ce côté, il y a l’embarras du choix, dans tous les styles possibles et pour toutes les bourses. On peut aussi bien trouver des sacs très bon marché dans des enseignes de type Guerrisol ou sur l’application Vinted que des produits de haute maroquinerie et de grandes marques dans des dépôts vente spécialisés ou sur des sites de type Vestiaire Collective ou Monogram Paris, en passant par des articles de moyenne gamme.

Le cuir upcyclé ou végétal

Autre possibilité, que l’on repère de plus en plus fréquemment, des articles de maroquinerie réalisés en cuir tanné de façon végétale (et non avec des produits chimiques nocifs, comme le chrome, communément utilisé dans les grandes tanneries d’Asie). C’est le cas dans de jolies marques françaises, comme Jules & Jenn, Valet de Pique, la basque Bihotz, ou l’espagnole Minuit Sur Terre, qui de surcroît font fabriquer ces articles en Europe. De fait, de nombreuses marques de maroquinerie créant des sacs à tannage végétal sont les mêmes que celles réalisant des chaussures de la même manière. D’autres réalisent des sacs à partir de cuirs issus de stocks dormants, ou de chutes de cuirs.

Les alternatives

Comme pour tous les articles traditionnellement en cuir, il existe des cuirs végétaux, des sacs réalisés en cuir de raisin (chez Maison peaux neuves), de champignon, de cactus, de pomme (Apple Skin) ou d’ananas (Pinatex). Moins répandus, ces sacs constituent quelques modèles dans une collection ou sont l’apanage de petites marques.

D’autres ont choisi le liège, qui peut garder son aspect naturel un peu Roots ou être traité de manière à ressembler à du cuir. Ce savoir-faire est notamment répandu au Portugal où la plupart de ces sacs sont fabriqués.

Enfin, on trouve pour les sacs de loisir encore plus de choix. Ainsi, le coton et le polyester recyclés sont utilisés. La marque trendy Rive Droite réalise tous ses sacs et bananes en coton recyclé tandis que les sacs à dos de marques comme Sandqvist ou Patagonia sont en polyester recyclé. Et il existe aussi des sacs réalisés en chutes de bâches de camion ou publicitaires (les réputés Freitag, Oh la bâche) ou de voiles de bateaux (727 Sailbags, Les Voiles du large)

Au rayon des ceintures

On retrouve évidemment les mêmes possibilités côté ceintures et autres objets de petite maroquinerie, du cuir upcyclé aux matières alternatives. Mais du fait de leur forme, les ceintures ont appelé à encore plus d’inventivité. Ainsi peut-on trouver, notamment chez Saint Lazare ou La Vie est Belt, des articles conçus à partir de ceintures de sécurité, lance-incendies, pneus et autres chambres à air.

Au rayon des écharpes et des foulards

Dans ce secteur, l’alternative aux matières classiques est plus compliquée et il est n’est pas facile de s’y retrouver. Car foulards et écharpes sont, de base, réalisés dans des matières polluantes : laine, coton, acrylique et soie. Alors, que faire ?

Des écharpes en laine certifiée ou en polaire

Désormais très répandus mais encore relégués au rayon sport, les tours de cou et écharpes en matière technique de type polaire, à partir de plastique recyclé, constituent une option économique et éthique, mais assez peu chic.

A l’opposé, on trouve désormais quelques marques – aux prix nettement plus conséquents – qui fabriquent des articles en cachemire bio (Kujten) et des carrés et écharpes de luxe en laine mérinos certifié Organica Precious Fiber (chez Amédée), premier label international de laine Mérinos, écologiquement et socialement responsable, et respectueux du bien-être animal (on peut même connaître l’identité des moutons à l’origine de la laine du produit en scannant le QR code). Organic Basics a choisi pour sa part la laine Mérinos recyclée pour des écharpes fabriquées de manière éthique et respectueuse de l’environnement en Europe.

Les foulards, un vrai casse-tête

Côté foulards, il est encore plus difficile de trouver un produit totalement vertueux.

Il existe quelques foulards en coton bio ou recyclé, mais il faut bien chercher.

Et pour ce qui est de la soie, c’est encore plus compliqué.

La matière première provient à 90% d’Asie. La Chine est d’ailleurs le premier fournisseur de soie brute dans le monde, où les élevages de vers à soie (bombyx du mûrier) utilisent la plupart du temps des pesticides et des engrais et où les vers sont souvent étouffés et ébouillantés pour récupérer leur précieux fil. Certes, il existe de la soie éco-sourcée, certifiée GOTS (Global Organic Textile Standard), provenant de la province du Sichuan, zone protégée à l’Est de l’Himalaya. Quelques descendants de Soyeux lyonnais tentent peu à peu de réintroduire la sériculture en France (qui en a disparu au début du XXe siècle suite à une série d’épizooties), notamment dans les Cévennes.

Mais pour ce qui est de la production des foulards, l’Inde étant mondialement connue pour ses techniques de tissage et son savoir-faire en matière d’imprimés, une grande partie de la fabrication est réalisée là-bas, dans des conditions rarement mises en avant même par les plus jolies marques.

Reste à se tourner vers de petites marques qui produisent en série limitée avec des artisans locaux, notamment au Laos, ou à choisir des foulards en lin ou en lyocell, plus écologiques.

Dans tous les cas pour faire le bon choix, il faut lire les étiquettes, se renseigner sur les sites internet ou les Instagram des marques, en faisant attention non seulement à l’origine des matières, mais également au lieu et aux conditions de fabrication.