Les bienfaits de la nature sur la santé
Ne dit-on pas « aller se ressourcer dans la nature ? ». Sans vraiment identifier ce bien être ressenti, la nature nous fait du bien. C’est aujourd’hui prouvé par de nombreuses études : le contact avec la nature apporte de nombreux bénéfices santé, tant sur le plan physique que sur le plan mental. On vous explique pourquoi et comment profiter des pouvoirs de la nature.
Au plus près de la nature
Quand on parle de nature et de « contact » avec elle, il s’agit de différentes interactions. En effet, la nature, par opposition à la ville, représente tout ce qui est végétal, sauvage, libre de constructions. On parle d’un environnement où les éléments naturels comme la mer, une rivière, un arbre, une montagne, sont présents. Un environnement où l’on peut les ressentir, comme entendre ou sentir le vent, la pluie, le tonnerre. Ce contact est une interaction qui fait entrer en jeu les 5 sens, ensemble ou non. Le bleu du ciel, le bruit de la mer, le toucher de la terre, le parfum de l’herbe coupée sont autant de signaux qui apportent un sentiment de bonheur et de calme. La simple installation de plantes vertes près de soi apporte de la sérénité et une meilleure oxygénation. En anglais on parle même de « green vitamin », la vitamine verte, en référence aux effets stimulants de la nature sur l’homme, qu’on pourrait administrer en cures ou en simple dose quotidienne !
La nature, à quelle dose ?


Cette « dose » peut se concrétiser par une balade en forêt, une pause-café dans un parc plutôt qu’à la cafète. Comme un médicament, on peut moduler la fréquence et la durée pour en augmenter les bénéfices. Ce besoin de temps au contact de la nature, d’en faire « l’expérience » par nos sens, est un besoin fondamental de l’espèce. Un besoin trop longtemps ignoré et impossible à vivre dans les vies urbaines où règne la sédentarité. Perdre ce contact avec la nature régulièrement se traduit par un manque qui peut se ressentir sur la santé. C’est ce que les scientifiques appellent « l’extinction de l’expérience ». D’après une étude des Universités d’Exeter (Royaume-Uni) et Uppsala (Suède), il suffit de 2 heures par semaine dans la nature pour observer déjà un bien-être et des effets santé positifs. A retenir : le jardinage qui est une activité particulièrement anti-stress puisqu’elle combine l’exposition et le contact direct à la nature à une action satisfaisante et valorisante.
La ville, source de nos maux ?
L’homme n’est vraisemblablement pas fait pour vivre sans nature. Nous avons d’ailleurs gardé de notre passé un cerveau reptilien qui s’attend toujours à être entouré de lumière, de vert, de bleu, de bruits et qui a bien du mal à évoluer dans un monde gris, empli de bruits artificiels. En fait, la civilisation thermo industrielle, qui a fait disparaitre ou presque toute trace de nature en ville, ne date pas d’il y a si longtemps. Elle force l’homme à s’adapter à des agressions perçues par son cerveau, à une sur-stimulation citadine épuisante et permanente où les 5 sens sont saturés d’images et d’odeurs, de pollution, de klaxon, d’agitation… Vue, odorat, ouïe sont soumis à un stress énorme, qui maintient l’organisme en état d’alerte permanent. Soumis à tant d’anxiété, de perte de concentration, de surchauffe et d’épuisement mental, certains organismes peuvent connaître la dépression et des troubles psychiques. Voilà pourquoi il n’est pas étonnant que l’on se sente si « soulagé » quand tout s’arrête quand on part dans la nature ! Bonne nouvelle : cet antidote agit presque immédiatement !
Se reconnecter au cœur même de cette précieuse nature n’est pas un caprice ou un snobisme d’urbain moderne, mais un besoin viscéral et un remède à de nombreux maux. Les spécialistes ont surnommé ce besoin instinctif et primaire, la « biophilie ».
Se promener dans la nature : un antidépresseur

De nombreuses études portent sur les bienfaits de la promenade dans la nature. L’une d’elle montre que cinq minutes d’exercices ou de marche dans un parc, dans la nature ou dans un environnement verdoyant de façon régulière ont des effets bénéfiques sur la santé mentale ! Marcher dans un espace vert est une manière de mettre le cerveau en pause, au sens propre. En effet, un chercheur a observé qu’à la fin d’une promenade dans la nature, le cortex préfrontal est moins actif, alors qu’il est très actif quand on déprime. Une balade dans la nature régule les émotions, améliore l’humeur, et calme en réduisant la rumination et les pensées anxiogènes. Elle repose l’esprit, mais le corps aussi : la pression artérielle reste stable lors d’une marche en forêt, alors qu’elle augmente si l’on se « promène » en ville près d’un axe routier, tout comme le rythme cardiaque et le taux de cortisol, la fameuse hormone du stress que le milieu urbain stimule. Les bénéfices du sport sont plus importants quand on le pratique en extérieur. Les neurosciences confirment même que la proximité de la nature prévient l’apparition et l’aggravation d’affections neurologiques et psychiatriques.
De meilleures capacités d’attention et de concentration
Ainsi, passer du temps « dehors », au vert, améliore les fonctions cognitives et atténue des troubles psychiatriques. Plus incroyable encore : observer un espace naturel a des effets positifs sur les capacités d’attention et de concentration ! C’est ce qu’une étude australienne démontre en demandant à des étudiants de faire un exercice après avoir observé un espace bétonné pour les uns, versus un espace vert fleuri en ville pour les autres, pendant… 40 secondes seulement ! Les cobayes qui ont regardé les fleurs sont significativement plus performants, ce qui démontre la sensibilité positive du cerveau exposé à la nature. Ce cerveau “aéré”, qui voit sa zone dédiée à la cognition et à l’organisation des tâches stimulée, atteint une plus grande créativité. Ces résultats permettent d’aider tout « naturellement » les enfants victimes de TDAH, les fameux Troubles de l’Attention et Hyperactivité. Ces troubles, particulièrement handicapants à l’école ou l’on exige concentration et immobilité, sont atténués par des activités sportives ou de simples promenades dans un espace vert. Ce qui permet, en prime, de réduire les traitements chimiques souvent administrés pour traiter ces troubles.
Face à la mer, une nature apaisante
Il n’y a pas que le « vert » qui actionne un effet « bien-être » sur notre métabolisme : la proximité avec la mer est aussi très efficace pour rebooster un moral en berne. Ici aussi les 5 sens sont importants : les pieds dans le sable, le bruit des vagues et du ressac, la sensation du vent sur le visage, ou de l’eau salée sur la peau. La mer est définitivement un excellent remède à (presque) tout ! Mais plus encore, c’est sa contemplation qui procure un effet apaisant profond. L’ensemble de ce que le corps et le cerveau perçoivent en bord de mer possèderait un effet plus intense que celui des espaces verts ! Regarder l’étendue bleue de l’océan serait donc au top de la fameuse expérience de la nature : une super dose d’effets positifs sur les troubles psychologiques, le stress, l’angoisse, la dépression, le manque de sommeil. Troubles qui sont d’ailleurs moins fréquents chez les habitants des zones côtières. Même phénomène lors de l’observation d’un lac de montagne isolé, plus propice à la méditation et à la sérénité qu’un lac ou s’exerce des activités humaines. En fait, plus le site est vierge et sauvage, plus les effets sont bénéfiques.
Regarder la nature pour réduire les violences

On comprend pourquoi la nature est un formidable outil pour réduire les violences dans les zones très urbanisées et surpeuplées. En effet, si la nature réduit le stress, l’irritabilité, facilite naturellement le sommeil, elle permet de réduire aussi les comportements agressifs.
Une étude américaine a ainsi projeté à une partie des détenus d’une prison de haute sécurité, des images de nature, plusieurs fois par semaine. Suite à ces vidéos, les chercheurs ont noté une baisse des agressions, des comportements violents et des signes de nervosité chez les détenus durant plusieurs heures après la séance. Une observation confirmée par le personnel de la prison qui a noté, après une année de cette expérience, que les détenus qui bénéficiaient d’images de nature avaient moins de problèmes de comportement. Alors si vous êtes d’humeur massacrante, que vous n’avez pas accès à la nature directement, visionnez quelques vidéos de champs fleuris, de forêts ou de cascades en montagne, pour vous calmer !
Une diversité et un soleil précieux et protecteur
Au-delà des effets positifs sur le mental, vivre dans ou près de la nature permet d’exposer l’organisme à une grande variété de substances qui stimulent son immunité naturelle. Alors que dans un environnement hygiéniste où l’humain n’est pas ou peu exposé aux microbes, le corps développe plus facilement des allergies ou des réactions inflammatoires. Oui, le corps se renforce au contact de la nature, à condition que la biodiversité soit importante et le milieu sans trop de pesticides ! La perte de biodiversité entrainerait d’ailleurs, faute d’exposition à certains microbes, une affection du microbiote, qui peut mener au développement de maladies, faute pour le corps de savoir s’en protéger.
Enfin, l’exposition à la lumière naturelle du soleil, est la seule qui permet à l’organisme de synthétiser la vitamine D grâce aux rayons UVB. La marche à suivre : s’exposer aux rayons 15 à 30 minutes, deux fois par semaine. La vitamine D, joue alors un rôle préventif contre l’ostéoporose et la décalcification osseuse mais aussi contre l’apparition de maladies cardiovasculaires et de certains cancers. Enfin, la paix intérieure qu’apporte un coucher ou un lever de soleil n’est plus à prouver, il suffit de faire l’expérience !
Au bureau, vive les plantes dépolluantes !

Si vous ne pouvez pas vous échapper à la pause déjeuner dans un parc, vous pouvez toujours vous entourer de végétaux : leur présence ne remplace pas la balade en forêt mais vous apporte un effet apaisant. Des études ont même montré que la présence de plantes sur le lieu de travail réduit la fréquence et la durée des arrêts maladie ! Il existe même des plantes dites « dépolluantes » pour lutter contre les affections dues à la pollution intérieure : crises d’asthme, allergies, maux de tête. En effet, l’air intérieur peut être jusqu’à 10 fois plus pollué que l’air extérieur à cause de la pollution mais aussi des émanations de peintures, des revêtements et de micro-particules de matériaux artificiels, les fameux COV (Composés Volatiles Organiques), que nous respirons malgré tout en continu. Les plantes en intérieur sont gage de bonne santé. Et n’oubliez pas que les matières naturelles dans la déco, comme le bois ou les minéraux, apportent en prime un sentiment protecteur et rassurant.
Se « mettre au vert » pour guérir : les jardins thérapeutiques
Après un accident ou une maladie, la convalescence est plus rapide quand elle se fait dans un environnement naturel. La simple vision d’un paysage naturel par la fenêtre a déjà un effet positif. Des travaux prouvent que des patients hospitalisés guérissent plus vite s’ils ont une fenêtre « avec vue », sur l’extérieur, sur un parc par exemple. Plusieurs études et l’avancée des neurosciences ont confirmé ces données si bien que des jardins thérapeutiques voient le jour. L’effet bénéfique de la nature réduit aussi la sensation de douleur, la prise d’antalgiques diminue et le processus de guérison s’accélère. Les bénéfices de ces jardins sont tels, qu’ils s’implantent dans les maisons de retraites pour leurs vertus sur les dégénérescences neurologiques type Parkinson ou maladie d’Alzheimer. Le jardin thérapeutique « art, mémoire et vie » du CHRU de Nancy, qui se définit comme « un espace à visée thérapeutique pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer » a montré son action direct sur la maladie par des améliorations sur l’autonomie des patients, leurs capacités cognitives, leur sommeil, une baisse de l’agressivité et de l’agitation.
La sylvothérapie : vibrer avec les arbres

Dans l’art de se ressourcer auprès de la nature, l’action de toucher ou « faire des câlins aux arbres » est bien connu. La proximité d’arbres fait baisser le rythme cardiaque et les hormones du stress (cortisol, adrénaline). Bref, les arbres nous calment ! Des promenades en conscience, au contact physique des arbres, apportent tous les bénéfices possibles : baisse de l’anxiété, meilleure concentration, idées claires, diminution de la colère, meilleure humeur, baisse des signes dépressifs… Selon certains travaux : « fréquenter » des terrains forestiers aurait un effet sur nos cellules en charge de lutter contre les cellules cancéreuses et renforcerait donc notre immunité contre la maladie. Bref, pour notre santé, on devrait tous et toutes avoir un arbre à la maison !
Il n’y a plus une minute à perdre pour s’exposer à la nature ou transposer la nature dans notre vie ! Mais encore faut-il avoir conscience du pouvoir thérapeutique qu’un tel remède, gratuit et illimité, à nos maux modernes ! A nous d’écouter ce que notre instinct nous dit tout bas, de ce que notre corps et notre tête ressentent au contact de la nature : elle nous fait du bien ! Alors cultivons-là, protégeons-là et pensons-y quand ça ne va pas : une dose de vert ou de bleu pour aller mieux !
Un spa clean ça existe ?
Imaginez : « Un créneau pour un massage californien ? Oui, mardi, 15H ? » D’accord, mais à condition que le spa soit… clean. Mais, c’est quoi au juste un spa clean ?


Ça commence par une petite goutte d’eau et ça se termine avec un spa totalement éco-géré, éco-citoyen, écologique, idéal quoi. Mais si c’est ce dont on rêve tous, c’est pour le moment « work in progress ». L’intention, la volonté, l’envie sont combinées à des matériaux écologiques portés par la détermination de la direction de ces établissements « éco ». Explications de Pauline Picaut, ostéopathe de formation, co-fondatrice du nouveau Spa Clemens.
Pourquoi un spa clean ?
C’est le souhait de créer un nouvel espace de bien-être aquatique « clean » qui par définition ne l’est pas vraiment. « Il y a 2 ans, nous avons eu envie de faire un spa clean de manière raisonnée, avec des contraintes très strictes en termes d’éco responsabilité. Et cela, en partant d’une page presque blanche car à ce jour il n’existe pas (ou très peu) d’architectes spécialisés, de matériaux spécifiques pour des spas aquatiques. Il a fallu faire de nombreuses recherches par nous-mêmes. Fille d’un agriculteur, amoureux et respectueux de la nature, je n’imaginais pas être dans une autre démarche » insiste la jeune femme.
Concrètement, un spa clean c’est…
Selon la fondatrice, il faut lister tous les besoins d’un spa aquatique et chercher à chaque fois toutes les alternatives écoresponsables :
Des matériaux responsables : tout devait être fabriqué en France, issus de forêts éco-gérées pour le parquet, d’entreprises éthiques pour tout le reste.
- Des piscines repensées : En association avec un pisciniste, il faut trouver comment utiliser le moins d’eau et de produits détergents et toxiques possible. La solution pour les 5 piscines du spa Clemens ? un tunnel d’ultra-violets pour limiter la consommation de chlore. Une contrainte qui demande plus d’espace, un investissement important compte tenu du prix du mètre carré à Paris. « Ensuite, nous avons déterminé que, pour des conditions d’hygiène irréprochable, nous devions vider trente litres d’eau par baigneur par jour. Au lieu de la jeter, cette eau repasse dans notre réseau sanitaire pour alimenter les chasses d’eau des toilettes. Nous utilisons l’eau une deuxième fois avant de la jeter. Au final, la consommation d’eau et de chlore est plus faible ».
- Une gestion du linge plus éthique : comme l’entretien des peignoirs consomme beaucoup d’eau et d’énergie, il faut n’utiliser que des serviettes. « Nous incitons même les clients à venir avec leur propre serviette, ce qui est gérable dans la mesure où tous les espaces sont privatifs. Il n’y a donc aucun souci d’hygiène avec ces serviettes venues de l’extérieur car nous nettoyons chaque espace après le passage des clients » rassure Pauline. Et en ce qui concerne les serviettes du spa, elles sont en coton recyclé, un peu moins douces mais plus éco responsables. « Si on explique aux clients pourquoi, ça ne les dérange pas ! Au contraire ils saluent notre engagement et sont heureux d’y prendre part ».
- Des douches plus green : Les gels douche et les shampooings arrivent en grandes contenance et les distributeurs sont remplis au spa.
- Des éclairages moins énergivores : il faut opter pour des éclairages à basse tension mais aussi pour des détecteurs qui permettent aux cabines de s’éteindre et de s’allumer au passage des clients. Les bougies en cire sont made in France et les fausses bougies sont toutes rechargeables, et non à pile, avec une durée de vie longue.
- Du mobilier récupéré : il faut éviter le neuf. Au spa Clemens, tout a été chiné par l’agence de déco Thiste (fondée par Thibaut Poirier, architecte d’intérieur parisien). Des fauteuils des années 50 aux tables, tabourets, en passant par les commodes, tout est vintage. « On a demandé à l’agence de déco d’acheter le moins de choses neuves possible pour donner une seconde vie à des objets ».
- Les maillots des masseuses particuliers : puisque la grande majorité des massages se fait dans l’eau, les praticiennes sont en maillot de bains. Mieux vaut alors choisir un textile clean et recyclé, comme l’Econyl, une fibre recyclée issue de filets de pêche abandonnés dans les océans. « On nettoie les océans en même temps ! » se réjouit Pauline.
- Les chaussons et les sachets de thé compostables : et en plus les torchons ont remplacé définitivement l’essuie-tout, trop polluant.
Enfin, mais surtout, il faut partager cette éthique « clean » avec les collaborateurs. « On ne peut pas respecter la planète si on ne respecte pas les collaborateurs ».
D’autres spas clean…



- Les spas L’Occitane, méritent aussi cette appellation. Ils ont recours à des matériaux traçables et écolos et qui économisent l’eau. Ils utilisent du linge en coton bio issu de plantation éco-géré.
- Le spa parisien Weleda a végétalisé un de ses murs afin de purifier l’air ambiant. La peinture écolo garantit aussi une plus faible pollution intérieure.
- L’éco-spa Yves Rocher en Bretagne, à La Grée des Landes, est niché au cœur de la nature. Ses chambres sont isolées par des toits végétaux garantissant de vraies économies d’énergie. Une énergie en partie fournie par des chaudières à bois, des pompes à chaleur et des panneaux solaires thermiques. Mais pour aller plus loin, la marque bretonne utilise aussi des matériaux comme le chanvre, le béton cellulaire (sans composés organiques volatils, non fibreux et non combustible).
La voie est ouverte, les spas connaissent désormais la voie du « clean », même si le label adapté est encore à créer.
Les secrets de bien-être de Céleste Candido, naturopathe, précurseur du jeûne en France.
Après une carrière de mannequin et de directrice commerciale dans la mode, Céleste Candido se passionne pour le bien-être et l’alimentation équilibrée. Elle se forme à la naturopathie et à la philosophie Living Food au Wigmore Health Institut aux USA. Rencontre avec cette pionnière, spécialiste des cures de jeûne, pour nous livrer ses principes.
1 - Tout d’abord, comment les premières cures de jeûnes ont été accueillies ?
C’était il y a plus de 20 ans. J’étais une des premières à proposer des jeûnes en France, la troisième plus exactement. Je pratiquais cette discipline depuis un certain temps et les résultats m’ont convaincu de changer de vie. J’ai abandonné la mode et la couture, domaines dans lesquels je travaillais depuis plusieurs années, et je suis retournée à l’école pour devenir naturopathe.
Grâce à une rencontre dans un salon de bien-être avec Mireille Darc, nous avons lié une jolie amitié. Elle était une adepte du jeûne. Elle a alors décidé de m’aider à me faire connaître et à développer cette activité.
Côté public, mis à part quelques personnes qui étaient déjà vraiment initiées, le jeûne était considéré comme un moyen de maigrir.
Côté gouvernemental, la Miviludes, l’instance qui observe et analyse les phénomènes sectaires, m’avait classée comme la créatrice d’une secte non dangereuse. Une catégorisation qui n’a pas eu de conséquences.
2 - Vous préconisez durant vos cures un nouveau mode de vie, quel est-il ?
Grace à mes études en Naturopathie, je me suis intéressée à tout ce qui touchait au mieux-être. Le corps humain m’a fasciné et j’ai eu envie d’apprendre encore et encore. A mesure que j’apprenais, j’en suivais personnellement les principes. J’ai vite constaté que ce mode de vie me ramenait à l’essentiel et au bon sens : Être et consommer responsable, prendre le temps, bien manger, marcher, faire des randonnées, prendre le soleil et des bains de mer, me respecter, respecter les autres ainsi que la Nature.
3 – Le temps de digestion est, pour vous, une des clés d’une alimentation saine, pourquoi ?
Tout d’abord, il faut savoir que la digestion de certains aliments démarre dans la bouche même s’il faut respecter le temps de digestion stomacale, ce qui est évident et logique.
Quand on est en train de digérer, on ne peut pas ingérer d’autres aliments car le processus chimique de transformation est déjà en route. Ensuite, comme tout ne se digère pas au même endroit, il y a des temps de digestion différents qu’il faut respecter. L’aliment qui ne se trouve pas au bon endroit au bon moment va rester bloqué et créé des conflits digestifs.
4 – Vous préconisez de boire avant le repas, comment justifier cette habitude ?
Les clés d’une alimentation saine démarrent avant le repas. On se pose et on prend du temps pour soi. Si je recommande de boire de l’eau 10 minutes avant le repas, c’est pour que cette eau soit bien en « biodisponibilité ». De plus, les sucs gastriques qui vont servir à la digestion ne seront pas dilués ce qui conserve un gain d’énergie. La digestion est alors plus courte, sans ballonnements ni gaz, sans ressentir l’envie de faire la sieste.
5 – En ce qui concerne les fruits, vous conseillez de les manger le matin et entre les repas ?
Manger des fruits le matin et entre les repas s’explique par le fait que les fruits n’ont pas besoin d’enzymes digestives pour être assimilés par notre corps. En effet, les fruits sont des aliments eux-mêmes très riches en enzymes, c’est bien pour cela que nous avons du mal à les conserver et à les transporter. Un fruit trop manipulé ou trop serré contre les autres, va commencer à s’autodigérer (donc mûrir) trop vite.
Quand nous machons des fruits dans notre corps à 37°, les enzymes qui se développent se suffisent à eux-mêmes. Il devient alors très délicat de les mélanger à d’autres aliments qui ne s’assimile pas de la même façon. Je pense aux protéines animales qui vont rester 3 à 4 heures dans l’appareil digestif, aux fruits de mer qui séjourneront 8 h dans l’estomac tandis que les amidons et les lipides n’y passent que 1h30. Ces mélanges vont vite créer des fermentations : gaz, ballonnements et perte d’énergie. Il existe cependant des exceptions comme l’association de la pomme avec des amidons, ou encore de l’ananas et la papaye avec des protéines animales, qui améliorent la digestion.
6 – Vous mélangez le cru et le cuit, pourquoi ?
Manger du cru et du cuit est très important. Tout d’abord le cru est rassasiant car il oblige à mastiquer et coupe la faim pendant un moment. Il faut environ 20 minutes pour que le signal du rassasiement arrive. Il ne faut pas oublier que nos précieuses vitamines s’envolent à la cuisson donc quand les légumes et fruits sont cuits, ils en sont exempts. Je suis une adepte de la Raw Food, qui est impossible pour certaines personnes sur le plan énergétique. En effet, leur intestin fatigué à des difficultés à digérer les fibres crues.
7 – Des protéines animales une seule fois par jour et de préférence le soir, pourquoi ?
Nous consommons trop de protéines animales qui acidifient l’organisme et apportent beaucoup de déchets. Par exemple : 100g de steak fournissent 17g de protéines mais 30% de cet apport énergétique est utilisé pour la digestion. Pour maintenir l’équilibre acide-base, il est conseillé de consommer des protéines avec des légumes feuilles, mais aussi un petit peu d’amidon.
Consommer des protéines, de préférence le soir, avec des légumes aide à la perte de poids et ne risque pas de créer des conflits digestifs. Attention, il faut attendre au moins 12h entre la fin du dîner et le petit déjeuner. C’est un principe alimentaire à pratiquer tout le temps. Et si on dine trop tard, on ne prend pas de petit déjeuner, et on se rattrape au déjeuner. Observer ces 12 h va permettre au corps de bien se reconstruire et d’avoir le temps d’éliminer.
8 – Vous recommandez aussi d’éviter le sucre en fin de repas ?
Du sucre en fin de repas, c’est un petit désastre qui va créer des fermentations au niveau de l’estomac et de l’intestin. Il en résulte très rapidement une perte d’énergie, des gaz, des ballonnements et une acidification de l’organisme.
9 – Vous bannissez aussi les aliments raffinés ?
Les aliments raffinés sont pauvres nutriments et riches en sucres. Le procédé de raffinage des céréales et du sucre modifie les fibres et l’équilibre acide-base, si bien que les sucres ont une assimilation plus rapide et un index glycémique plus élevé à l’origine des fringales et de la prise de poids.
Les autres aliments raffinés comme les huiles et le sel, qui ne peuvent pas être assimilés, vont acidifier l’organisme.
Pour maintenir cet équilibre acide-base dans l’organisme, on va puiser dans nos réserves alcalines que sont les os et les dents ce qui entraine une déminéralisation du corps.
10 - En dehors de l’alimentation, quelles sont vos recommandations ?
L’exercice physique et la gestion du stress. Faire de l’exercice physique régulièrement booste la vitalité donc la capacité à éliminer. Respirer dans un endroit avec une belle qualité d’oxygène améliore la combustion des acides légers qui proviennent des céréales. Je recommande de pratiquer le Yoga, le Chi Gong mais aussi la marche rapide de plus de 30’, ou encore de danser seule ou avec les autres avec la fenêtre ouverte, sur un jardin, un bois ou face à la mer.
La gestion du stress se réalise avec la cohérence cardiaque. C’est facile : 5 minutes deux à trois fois par jour est un véritable trésor pour la santé. Cette respiration particulière recharge l’organisme en dopamine, ce qui rend calme, heureux, et régule la tension artérielle. Sa pratique régulière permet de baisser le niveau de cortisol et d’augmenter la DHA, l’hormone de jouvence. Fini les symptômes prémenstruels comme l’irritabilité et dépression. Avec cette technique de cohérence cardiaque, le sommeil est amélioré et la gestion des émotions également. J’ai eu la chance d’avoir connu David Servan Schreiber qui m’a fait connaitre cette technique que je pratique depuis plus de 20 ans.
Tenerife, Bretagne, Crans-sur-Sierre, Formentera… Allez découvrez les cures de jeûne de Céleste Candido.
Interview de GALYA ORTEGA : Pourquoi la réflexologie est-elle si efficace ?
Cette thérapeute est une pionnière des soins holistiques et des approches énergétiques dans le domaine du bien-être. Formatrice en massages, créatrice de massages signature pour des grandes marques cosmétiques et des spas de renom et auteure de nombreux livres *,
Galya Ortega nous explique pourquoi la réflexologie est si efficace et si célèbre dans le monde entier. Avec des conseils pour pratiquer cette technique soi-même, chez soi.


Pourquoi considérez-vous la réflexologie comme une technique vraiment unique en son genre ?
Parce que c’est le massage le plus pratiqué dans le monde. Il a beaucoup d’effets physiologiques et un pouvoir psycho-émotionnel puissant. De plus, c’est une technique pratique, nul besoin de se déshabiller. Un avantage pour les personnes hospitalisées, malades et âgées. Ce massage « des parties pour le tout » (c’est-à-dire qu’en massant une seule partie du corps, on a impact sur tout l’organisme) est avant tout une méthode holistique. Enfin, la réflexologie, chinoise tout particulièrement, est très efficace pour soulager de nombreuses affections.
Pourquoi tant de méthodes de réflexologie aux quatre coins de la planète, et cela depuis la nuit des temps ?
La réflexologie existe dans le monde entier et remonte à la nuit des temps. Elle était déjà pratiquée dans l’Egypte des pharaons. Les geishas des empereurs chinois pratiquaient la réflexologie avant d’aller au lit pour être pleines d’énergie. Cependant les techniques sont très différentes selon les continents. La méthode chinoise, très rigoureuse et très médicale, hyper-structurée, appartient à une médecine savante dont les écrits qui datent depuis plus de 4000 ans avant JC, sont toujours vivaces et enseignés. En Inde, la réflexologie se pratique au niveau du pied avec un bol constitué de 5 métaux, pour atténuer le feu interne, une détox en quelque sorte. La réflexologie Thaïlandaise qui se pratique avec des stylets de bois est très revitalisante.
Quelles sont les indications thérapeutiques de la réflexologie ?
Quand la cartographie est très précise, comme c’est le cas de la réflexologie chinoise, le thérapeute peut travailler sur des fonctions vitales. Il cible l’organe mais aussi la fonction par l’intermédiaire des méridiens. En effet, en Asie, l’impact sur l’esprit est très présent à côté de l’impact physiologique. Car chaque organe détient une fonction émotionnelle. Par exemple : le foie est lié à la colère, le poumon à la tristesse, la peur attaque les reins et la vessie. Quand le reflexologue remet le patient en état d’harmonie, il y a des processus de guérison et de bien-être qui se mettent en place naturellement. Mais pour cela, il faut consulter de véritables spécialistes, des experts de la réflexologie. Et pour les identifier rien ne remplace internet et ses forums avec leurs récits d’expérience.
Est-ce que tout le monde peut profiter de la réflexologie ?
Mis à part les femmes enceintes et les personnes atteintes de maladies infectieuses (car l’effet de détox pourrait déclencher une flambée de l’inflammation), toutes et tous peuvent profiter de la réflexologie. Y compris les personnes âgées et les enfants. Petit bémol : celles et ceux qui sont très sensibles aux chatouilles au niveau des pieds supportent mal la réflexologie plantaire.
Comment pratiquer soi-même la réflexologie à la maison ?
On peut pratiquer soi-même la réflexologie sur son propre organisme par automassage, ou sur une autre personne. On peut masser les pieds mais aussi les mains, le visage et le ventre. Cependant, il faut savoir que dans l’automassage, l’énergie « tourne en rond » car le thérapeute n’est pas là pour la court-circuiter, voire la « recycler ». Ce qui explique pourquoi dans ce cas, on ne peut que s’attendre à un bénéfice de relaxation mais à aucun résultat thérapeutique. Enfin, certains un peu raides, ne pourront accéder à leur pied.
Quel massage choisir ?
Rien de plus divin qu’un massage. Encore faut-il savoir le choisir en fonction de ses besoins et de ses envies…pour atteindre le Nirvana.
Au-delà d’une réduction du stress et d’une sensation de bien-être, les études scientifiques prouvent que le massage entraine de véritables modifications biochimiques dans l’organisme, jusqu’au cœur de nos cellules. Ce qui explique une action anti-inflammatoire, une amélioration de la circulation sanguine et un renforcement du système immunitaire. Le massage, technique manuelle vieille de plus de 3000 ans, apparait de nos jours comme un véritable geste thérapeutique. A condition de se mettre dans des mains expertes et de choisir la technique adaptée. Pour vous aider, petit tour du monde des massages les plus connus et reconnus.
Le massage Shiatsu

C’est une technique manuelle japonaise qui utilise la pression des doigts au niveau des points de réflexologie de l’organisme. Basée sur les principes de la médecine chinoise, elle s’appuie sur une vision du corps dans sa globalité, qui se définit à travers des méridiens parcourus par l’énergie vitale.
Ce massage est un soin préventif pour rester en bonne santé. Il cible particulièrement le système nerveux qu’il rééquilibre et remet ainsi tout le système énergétique et psychique du corps à niveau. Il procure des résultats immédiats sur le stress, soulage les douleurs, améliore le sommeil, réduit les tensions musculaires et les inconforts digestifs. Pour ceux et celles qui veulent réparer leur corps, le rééquilibrer et récupérer une nouvelle énergie.
Le massage Suédois
Le massage suédois est né des mains d’un médecin suédois Per Henrink connu d’abord pour sa célèbre gymnastique suédoise, enseignée au début du 19ème siècle dans son école à Stockholm. C’est grâce à son fils que son massage est divulgué dans le monde entier en 1900. Le massage suédois est basé sur les connaissances anatomiques et physiologiques du corps, des gymnastiques nordiques anciennes, l’escrime et les techniques de massages ancestrales. Si aujourd’hui, ce massage s’inspire toujours des mouvements initiaux, il laisse au le thérapeute une part d’initiative personnelle. Ce qui explique qu’il est différent suivant le praticien.
Le massage suédois est pratiqué pour réduire les tensions musculaires et libérer les articulations grâce à différentes manœuvres (effleurages, frictions, pétrissages…). Massage emblématique des sportifs, il leur permet de récupérer plus vite en soulageant les muscles fatigués, en stimulant surtout les circulations sanguine et lymphatique qui éliminent les toxines dues à l’effort. Le plus souvent, il est pratiqué avec des huiles essentielles pour optimiser la récupération des athlètes.
Le massage Californien

Né dans les années 1970 en Californie, il a été développé par Magareth Elke pour offrir une véritable parenthèse de détente, un relâchement complet du corps et de l’esprit à ses patients. Le succès du massage californien vient des nombreux bienfaits qu’il apporte, principalement la détente et la relaxation. Les mouvements lents et fluides, enveloppants et doux, apportent un état de profond apaisement, un abandon total jusqu’à s’endormir vraiment durant la séance. Il se fait sur un corps totalement nu avec des huiles. Les manœuvres s’adressent à toutes les parties du corps et débutent par le dos et la nuque. Le thérapeute qui traite l’ensemble du corps insistera sur les régions plus contractées pour dénouer les tensions. Le lâcher prise explique le ralentissement de la respiration du rythme cardiaque. Technique idéale pour les stressés, les angoissés, les dépressifs, les insomniaques et tous ceux qui souffrent de douleurs au niveau du dos ou qui recherchent un bien-être aussi bien physique que psychique.
Le massage Thaï

Ce massage a vu le jour en Thaïlande, quand les médecins et les moines bouddhistes indiens sont arrivés dans ce pays il y plus de 2500 ans. Holistique, il a été transmis par voie orale au fil des siècles au sein des familles et dans les temples bouddhistes. Il a été largement influencé aussi par la médecine chinoise traditionnelle et ayurvédique, ainsi que le yoga et la méditation.
Les origines de ce massage expliquent les trois temps de son déroulement. Des exercices inspirés de postures de yoga entre le thérapeute et son patient s’enchainent dans un rythme fluide mais assez dynamique pour assouplir et dénouer. Ensuite, une séquence énergétique est réalisée avec des massages et des pressions sur des zones très précises (correspondant aux méridiens, lignes énergétiques de l’organisme). Le masseur utilise, selon les régions, ses paumes, ses doigts, ses bras et même ses pieds. La séance se termine par un moment de méditation. Cette technique d’étirements et de pressions en coordination avec la respiration libère les tensions musculaires, les blocages énergétiques pour redonner au corps souplesse et harmonie. L’état de relaxation apaise également l’esprit.
La massage Balinais
Son origine est à Bali, en Indonésie bien sûr. C’est un savant mélange de différentes techniques issues des massages indiens, indonésiens et chinois, avec certains principes de la médecine ayurvédique qui explique ses vertus relaxantes mais aussi thérapeutiques. Il est fondé sur les trois éléments -air, eau et feu- qui sont associés aux systèmes nerveux, digestif et hormonal.
Le massage balinais, profond et complet, est exécuté avec des huiles essentielles de jasmin, de bois de santal ou encore d’ylang-ylang. Il est à la fois relaxant et énergétique, puissant et tonique, pour retrouver une belle et puissante énergie. Le thérapeute masse le corps en entier et débute par des pétrissages, effleurements, frictions avec les pouces, les paumes et les avant-bras. Les manœuvres sont douces et stimulent les principaux points énergétiques du corps. Elles améliorent les circulations sanguine et lymphatique pour éliminer les toxines. Ce qui est à l’origine de la revitalisation de l’organisme, la détente des muscles et de l’esprit. Le massage balinais sollicite tout particulièrement les systèmes hormonal et digestif pour les équilibrer. A recommander en cas d’insomnie, de maux de tête ou de douleurs articulaires, surtout lombaires. La profondeur de ses pressions en fait une excellente indication pour réparer les blessures sportives.